« Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours. » Jacques-Bénigne Bossuet


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Dans le bouddhisme on considère que nous sommes principalement la somme de 5 agrégats (skandhas) :

  • la forme : C’est penser « je suis le corps » et cela simplifie la vie en créant le sens de délimitation et de la séparation : moi et non-moi (les autres), le miens & ce qui n’est pas à moi, ce que je dois défendre, ce que je dois convoiter.

  • les sensations : les 5 sens auxquels les bouddhistes rajoutent le sens mental. Ces 5 sens nous permettent de faire l’expérience d’une grande partie du monde physique et du monde des idées. Dans le cadre de la vision séparée née de la « forme » nous inspectons cet « ailleurs/non-moi » pour voir si ce qui s’y dresse est bien disposé, menaçant ou neutre. De cette manière, notre relation à la réalité se construit en catégories : plaisir et douleur, espoir et peur, aimer et ne pas aimer. La division entre moi et non-moi prend maintenant place à l’intérieur du moi.

  • Les perceptions ou impulsion  : les jugements que l’on porte sur nos sensations et qui nous font adopter une attitude (passion, agressivité ou ignorance) vis-à-vis des situations, fondée sur le fait que nous les percevons comme favorables, menaçantes ou neutres.

  • les volitions ou conceptualisation : suite à nos jugements, cela crée en nous des intentions qui entraînent des actes (karma) et orientent l’esprit. C’est un pas de plus vers la solidification de notre identité. Nous générons des croyances et des interprétations élaborées à propos d’une réalité fondée sur nos schémas d’espoir et de crainte.

  • La conscience : conscience de chacun des 6 sens et en même temps et inversement, les 4 premiers skandas nourrissent le sentiment de conscience et nos pensées. La plupart de notre activité mentale est une tentative de prouver que nous existons, que nous sommes quelque chose de solide et que nous allons bien. 

 

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Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

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LIEN COURT

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2 réflexions sur “« Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours. » Jacques-Bénigne Bossuet

  1. Il reste le libre-arbitre. Nous pouvons tourner le dos au « bonheur » recherché, avec une motivation plus forte, ou refuser une action très noire, au risque de notre vie. Il y a des exemples très fort dans l’histoire de l’humanité et aussi dans le règne animal. On peut objecter qu’il y a encore « recherche du bonheur’ dans ces cas, mais peut-on en faire le reproche ? En fait, la recherche du bonheur ne me paraît pas le stade ultime de nos actions. Tourner le dos au bonheur recherché ou mettre sa vie en danger n’est pas porteur de bonheur. Notre libre-arbitre nous amène parfois à penser et agir autrement. Même si ensuite nous pouvons nous traiter de crétins… pour avoir agi comme il le fallait, sachant très bien qu’on le referait si nécessaire !

    1. Vaste sujet que le libre-arbitre auquel je ne saurai apporter une réponse définitive.
      Il nous est difficile de savoir quelle est sa part dans nos actes, dans la mesure où pour une grande part nos actes sont liés à notre inconscient, nos circuits neuronaux habituels, notre personnalité, notre histoire.
      En même temps je crois en effet que nous cherchons tous à atteindre un bonheur, et notre libre-arbitre se situe à ce niveau, bien que nos actes n’aient pas toujours les effets escomptés en fonction de tous les éléments listés ci-dessus et bien d’autres. Ainsi je peux manger pour me rassasier qui me rapproche d’une sensation du bonheur qui peut me parler (tout dépend de mon histoire, pour certains cela sera l’inverse : ne pas manger !) et ce « manger » peut en fait au contraire me rendre malade.
      Je peux aussi, comme tu le soulignes, mettre ma vie en danger, et cela n’est pas contradictoire avec cette notion de « bonheur » car si c’est conforme à mes valeurs primordiales, me sacrifier peut me rendre authentique et m’approcher de ce bonheur, au contraire, fuir peut me culpabiliser etc.
      Quant au bourreau qui violente sa victime, lui aussi est dans une « protection » d’une zone personnelle qu’il ne veut pas être envahie par l’autre, si tel est sa notion de « bien-être ».
      Tout cela n’est qu’hypothèse de ma part et en tout cas, il n’est pas question de « faire des reproches » mais de « voir »

      chaleureusement



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