La Neuvième porte


ZEM272

« Zazen, c’est réaliser que votre être véritable est là. Il se peut que vous ne soyez pas capable de maintenir cette pratique ne serait-ce que le temps d’une méditation. Il vous faudra faire un gros effort. Par la suite, vous pourrez pratiquer en prolongeant ce sentiment d’instant en instant. Finalement il s’étendra à votre vie quotidienne. »

Shunryu Suzuki.

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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

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LIEN COURT

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10 réflexions sur “La Neuvième porte

  1. Je cerne mal le concept « être véritable ». Il ne dépend ni de l’identité légale, ni de l’âge, ni du métier… (encore qu’on sait toujours, me semble-t-il, quand on a choisi son métier, et malgré les aléas, que c’est bien là que l’on veut être.) Quel est le critère ? et qu’en est-il du contraire : ce qui n’est pas notre être véritable ?
    C’est moi l’élève au fond de la classe près de la porte qui lève le doigt, m’sieur…

    1. C’est toute la démarche « bouddhiste » de révéler à soi-même cet être véritable (on parle de nature de Bouddha, nature éveillée…) qui n’est en effet pas l’identité légale, ni l’âge, ni la position et reconnaissance sociale….

      biz



      1. …bon… je sais donc ce que ce n’est pas, merci de le confirmer. Mais peux-tu définir ce qu’est la (ma ?) nature de Bouddha ? Peut-on définir ce qu’est un seul être, puisque le bon sens accorde que chaque être est unique ? Peut-on ramener l’identité des milliards de Terriens à une seule, celle d’êtres humains ? on peut diviser entre hommes et femmes, en blonds ou roux ou bruns, etc… mais in fine on arrive à un être unique. La nature de Bouddha est-elle unique ou plurielle ? et dans la perspective de la vérité ultime (mais je ne suis pas du tout sûre d’avoir compris le sens de cette perspective) n’est-elle à son tour qu’une dénomination ? Bref, je ne sais pas du tout après quoi je cours…si tant est que je coure… lentissimo ! 😀

        1. Tu poses à la fin LA bonne question qu’il me semble qu’on doit se poser au bout d’un certain temps de pratique : pourquoi pratique-t-on ? 🙂
          Je ne pense pas d’ailleurs qu’on y trouve de réponse rationnelle, on peut parler de faire cesser sa souffrance, ce qui serait le plus rationnel, mais qui serait encore loin, il me semble, de la pratique. Pour ma part je ne pratique que pour une seule et « simple » chose : l’éveil :mrgreen:

          L’éveil c’est vivre cette nature de Bouddha. Alors, après tu as raison, je ne l’ai pas définie. Mais si tu trouves une définition compréhensible dans un texte bouddhiste tu peux venir la partager ici 😆
          Je ne crois pas que cela se définisse vraiment d’ailleurs, c’est qq chose que l’on sent (ou pas) tout à fait présent mais qu’on ne peut montrer.
          La seule manière de la voir c’est dans la manifestation de ces êtres qui semblent le vivre consciemment.

          Nous sommes tous uniques, en effet, …. dans notre manifestation :D, mais grand, petit, homme, femme, noir, rouge et même animaux, arbres voir même rochers, nous sommes tous faits de la même chose : des atomes, des électrons et autres particules. Il y a bien d’un point de vue matériel (encore que les électrons et les particules ne puissent plus être définies comme « matériel ») une même RÉALITÉ.

          Ce que je sens (donc approche personnelle et soumise à erreur) c’est que cette nature de Bouddha est la VIE qui anime cela, elle est TOUJOURS présente en nous, même si nous la bloquons souvent (par des comportements relationnels ou psychologiques qui peuvent par exemple nous rendre malade, ou quand nous fumons alors que nous savons que c’est mauvais pour notre vie -c’est un nouveau ex-fumeur de pipe qui le dit 😉 – )
          Notre Grand Oeuvre de cette vie, c’est de ressentir cette vie, la laisser circuler, s’épanouir, et à partir de là on ne peut plus être ego-centré, car la VIE est identique partout, donc prendre soin de notre monde entier (à notre mesure).

          Je ne peux pas en dire plus, aujourd’hui, désolé de ne pouvoir être plus précis. :mrgreen:

          biz et merci pour cet échange



          1. Oui. Au delà des mots, des questions et des pratiques, protéger la vie : c’est ce que j’ai toujours ressenti. Est-ce à cela que se résout toute la tradition, et toutes les pratiques ? Et à quoi sert de se demander qui on est ? Perso, je n’ai jamais trouvé le moindre sens à cette question. Evidemment, quand on commence à se demander : qu’est-ce que c’est que la vie, si vaste, si flamboyante, si précaire, à peine un souffle et puis plus rien : là, survient le vertige. « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraye » disait Blaise Pascal (citation de mémoire depuis les années lycée). C’est ce que je ressens devant la vie, la frayeur en moins.
            Je suis tout à fait d’accord avec ta conclusion.
            Merci !

  2. A mon sens, de là où j’observe aujourd’hui, avec les mots que j’ai trouvé pour le dire, selon mon ressenti et mon intime conviction ( donc avec toute ma propre « lumière « et mes zones d’obscurité ) l’être véritable répond à la question  » qui suis je  » ? chaque fois que toutes les bonnes raisons d’être quelqu’un ou quelque chose tombent .

    La neuvième porte ..une naissance ?

    1. Quand toutes les bonnes raisons tombent… devant la chose à faire de toute évidence, oui, je connais cela. A la limite, je dirais qu’on se fait confiance sans plus s’interroger même sur les lois humaines. La pratique de la médecine est règlementée
      mais on n’a jamais empêché quelqu’un de sauver une vie. Ou encore, quand on agit avant même de savoir qu’on est en train d’agir… et que ça marche. Merci, Lise.

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