Sauvé par le gong.


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Même en méditation nous pouvons rester dans des stratégies pour ne pas voir cette fragilité, comme rêver, penser, bouger… On s’applique à lâcher nos résistances, même au cœur de zazen, on laisse tomber son expérience du zazen. Dans la méditation, nous n’avons n’a pas besoin de rêver. Il nous faut simplement apprendre à dire « oui » (alors que souvent on répond « oui, mais… »). Simplement revenir à notre méditation (zazen), notre assise. Notre dispersion est là pour nous refuser à être, naturellement. (lire la suite)

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Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.

LIEN COURT

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4 réflexions sur “Sauvé par le gong.

  1. Au fil de ces publications et de ces BD que j’adore, et à travers les aventures très humaines de nos deux personnages, j’ai le sentiment que la méditation zazen, que je ne pratique pas, n’interdit rien, ne force à rien, ne commande rien, mais ne permet pas grand-chose, ne laisse guère de choix, n’offre guère de liberté tout en affirmant les donner toutes. Je ressens que dans cette méditation on doit juste être là et ne rien faire, ne rien penser, ne rien attendre, ne rien espérer, ne rien être et surtout pas un ego, on ne doit rien projeter, ne pas de réfléchir, juste à se concentrer sur le vide que l’on fait en soi et qui doit aboutir à quelque chose sans trop savoir quoi.
    S’ouvrir, écouter, recevoir et donner n’est pas propre au bouddhisme ni au dharma ni à zazen. Quel est le plus de zazen? A quoi peut conduire cette méditation qui est tout de même réservée à une élite de gens oisifs et nantis qui n’ont pas besoin de travailler dur et d’être épuisés en permanence et hantés par l’incertitude du lendemain.
    Ces petites BD nous donne une sorte d’indice, de piste, de questionnement, un très vague aperçu de la méditation zazen, mais sans en délivrer le moindre signe de ce que l’on peut en attendre. En effet, chaque image de Zem Tse semble parfois contredire ou infirmer un épisode précédent. Bien sûr, on est là dans le domaine de la philosophie, de la pensée profonde, de la recherche spirituelle, de l’intériorisation ésotérique, et on pourrait dire qu’à un certain niveau les mots eux-mêmes perdent tout leur sens ordinaire, vulgaire et bassement matérialiste et que la vérité de zazen, somme toute ne saurait être révélée avec des mots mais seulement par la pratique assidue et sans aucune certitude d’être jamais sur la bonne voie et d’arriver un jour à un « résultat »…
    Mais bien sûr, qui suis-je pour en parler ainsi, puisque j’avoue ne la point pratiquer.
    Bonne journée et bonne semaine à l’auteur et à ses visiteurs ! 🙂
    Signé: un profane !!

    1. Il y a là des choses très justes et d’autres hypothèses assez éloignées de la pratique.
      Mais c’est normal, il ne faut pas oublier que cet espace, cette BD, n’est principalement qu’humour et n’a pas d’autres vocations que d’amuser et entre autres ceux qui pratiquent cette méditation et qui peuvent s’y retrouver.

      Maintenant qu’est ce que la méditation et que permet-elle ?
      La fourmi est foumi, le chêne est chêne, il ne viendrait pas à « l’idée » de l’un de vouloir être l’autre et réciproquement.
      Mais l’humain qu’est-il ? Certains disent qu’il est le « chaînon manquant » entre le singe et l’homme 😉 d’autres qu’il a pu une fois dans son histoire trouver « sa place » en tant qu’humain sur cette terre, mais que depuis il est passé à côté.

      Je dirais que la méditation nous permet d’accepter de faire face à nos peurs, à ce qui nous « renferme » sur nous-même (et c’est toute la problématique de la peur de disparaître, de mourir, de ne pas être considéré comme le centre du monde et toutes les stratégies que l’on met en place pour éviter cette peur) et d’une manière corollaire de s’ouvrir à la vie pour en prendre soin et non pas en abuser ou l’abuser même.

      En effet on peut dire que le bouddhisme en général n’interdit rien, ne dit rien sur rien, la seule chose qu’il permet est au contraire de se « défaire » Maître Eckhart (qui ne pratiquait pas directement le zen 😉 ) disait « ne rien vouloir, ne rien avoir, ne rien savoir » et telle pourrait être la définition du vide dont il est question, rien d’autre.

      Concernant l’oisiveté et l’opulence des pratiquants de la méditation, je te laisse la paternité de cette vision des choses, je ne la partage pas, il suffit de lire l’histoire du zen ou d’autres lignées bouddhistes (par exemple la pratique des moines de la forêt en Thaïlande) pour voir qu’il n’y a pas d’opulence ou de vie facile.

      Mais c’est vrai que ce sont les personnes qui se remettent en cause et qui vont chercher des informations qui accèdent à ces pratiques qui ne sont pas culturellement inclues dans notre histoire depuis très longtemps.

      chaleureusement

  2. jE ME SOUVIENS AVOIR ATTENDU LE GONG AVEC UNE ACUITé telle que je percevais le bruit(!) de la manche sur le bras du moine qui, 6 mètres derrière moi, se penchait vers le gong pour le frapper…
    Je me souviens m’être récité le sutra du coeur, les 5 entrainements, et le soutra sur le bonheur pour meubler les 20 mn de « méditation »
    Je me souviens avoir été révèillé par le gong de fin !
    je me souviens être tombé , évanoui ,sur le côté, étourdi je ne sais toujours pas comment !!
    je me souviens de méditations marchées, l’hiver, à 5 h, dehors autour du dojo, pour ne pas rentrer après l’heure dans la salle ou la sangha s’était ponctuellement réunie.
    Je me souviens que j’avais une montre pour sourd, avec vibreur , pour tenter de me lever à l’heure pour la méditation.
    Je me souviens de nuits entières à méditer(?) dans le « transformation hall » aux Pruniers, les moustiques me bouffaient et je feignais de m’interroger : » si ce moustique part avec quelques -un de mes globules rouges dans son tube digestif, EST-CE LE DEBUT DE LA TRANSFORMATION???

    toutes ces complications pour simplifier, simplifier ,simplifier; oui, mais à condition de les avoir d’abord expérimentées…

    1. Merci Marc de ton échange, plein d’humour et d’expériences ! 🙂
      Pour les moustiques, je me souviens moi, d’un rinpoché qui était dans une chambre d’hôtel infestée de moustiques, avec un autre moine qui tapait avec sa sandale sur le mur, le rinpoché, jamais n’aurait tué un être vivant, et il nous a dit « mais je pensais : pourvu qu’il les tue tous » :mrgreen:
      chaleureusement

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