Suis-je un dégonflé ?


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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« Toutes les pensées, toutes les émotions, toutes les expériences se produisent, mais elles ne sont pas miennes, elles ne sont pas moi.
Qui est cet observateur, observant toutes ces choses?
Qui suis-je à l’intérieur de ce mécanisme corps-esprit?
Le plus grand mystère, c’est que je ne sais pas et pourtant je suis. »
Leela

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.

LIEN COURT

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15 réflexions sur “Suis-je un dégonflé ?

  1. En vertu de la fusion des infinis, il est fortement probable que l’inverse soit vrai aussi et que l’observé et l’observateur soient confondus… comme le ballon et l’enfant, sur la durée de l’instant commun…
    Puis chacun continue sur son parcours, sur la portion du chemin qui sépare à nouveau les 2 extrêmes, le rien et le tout.
    Agréable semaine.
    Françoise

    1. Merci Françoise, en effet l’observateur et l’observé sont sans limites d’un point de vue ultime, d’un point de vue psychologique, il vaut mieux qu’ils en aient 😉 (comme tu le dis, chacun continue son parcours)
      Et on peut dire aussi, pour prolonger et aller dans le sens de ton commentaire, que le chemin du juste milieu n’est pas tant d’être au point central entre « rien et tout » mais bien de prendre conscience qu’il n’y a pas de différence entre soi, rien et tout :mrgreen:
      chaleureusement et belle semaine à toi aussi

    2. à priori plus d’un infini ne peut être car les uns excluraient les autres; automatiquement un « deuxième » infini limiterait le premier.(cf René Guénon le chantre de la Métaphysique traditionnelle.
      « Le rien » est un concept, « le tout » en un aussi; loin de se compléter, ils s’annulent l’un l’autre.
      « Ce » qui observe – non plus l’observateur, mais « l’observationenSoi » – transcende ces deux opposés apparents qui n’on pignon sur rue que dans le domaine existentiel, celui de la dualité temporaire illusoire. 🙂

      Lorsque la bulle, le ballon de foot égotique est percé et se dégonfle, et nous pouvons observer que le vide absolu d’un « moije » se révèle à 100 %, ce qui laisse la place à L’Infini sans réponse qui puisse faire l’objet d’une donnée que l’on puisse faire entrer dans une quelconque réflexion mentale.

      Il n’y en vrai pas de chemin ; seulement la Joie du parcours évidant. 😀 😉

  2. Considérer les idées bouddhistes comme des concepts c’est offrir à nouveau à l’ego , qui n’attendait que ça ,une aimable distraction.

    Les idées bouddhistes ne sont utiles que condidérées comme des clés à molettes ,qu’on a même le droit de jeter quand on n’a pas de boulons à serrer

    .Laissons les concepts aux philosophes ;il semblerait qu’ils n’en tirent pas tellement de bonheur.

    Quand bien même on se proclamerait fin gastronome, gloser doctement à propos de la cuisine ne nourrit pas , n’apprend même pas à cuisiner.on ne peut pas manger un livre de cuisine.
    Il faut relever ses manches , et pratiquer …si l’on veut manger …autre chose que du vent:pssschitt.
    On peut par exemple, examiner nos sensations au moment ou notre ballon éclate.Comment je réagis? Quelles modifications ça provoque sur ma respiration, sur mon coeur, sur ma sueur?Est ce qu’à ce moment là j’ai ou non de la compassion pour moi, ou envie de rire, est ce que je peux rire de moi,pourtant c’est très drole de passer de « qui suis je? »(prise de tête, ego super content d’être aussi profond) à « zut! mon ballon! » (toujours lamême réaction de gosse après tant d’années.) C’est drole et attendrissant .
    Oui vraiment, dans une gompa, c’est le cuisinier qui a la meilleure place , et non le gardien des sutras.D’ailleurs y en n’a pas , celui qui l’ose peut bien les piquer ,les sutras , les concepts;

    On pourrait aussi dire que les thèmes développés par le bouddhisme sont comme des allumettes: la boîte pleine ne sert à rien. Pour être utile une allumette doit être craquée par celui qui veut regarder dans le noir. Ensuite on peut bien la jeter, l’allumette noircie, elle est inutile.Ce n’est qu’en la craquant qu’on a fait l’expérience de sa lumière et de la brulure sur les doigts. Par contre les allumettes restantes nous sont toujours aussi indispensables.Bien loin des concepts…. Les aventures d’un petit fumiste…

    1. Cher Marc, fumiste est un beau métier ! 🙂

      Tu as raison, il n’y a en effet pas de concepts, mais au contraire une démarche de déconstruction, voir l’article

      Et en même temps on utilise des mots pour parler de la cuisine, de notre satisfaction, pour partager
      Mais il y a en effet celui qui regarde le doigt et celui qui voit la lune.
      C’est tout le paradoxe du Tao Te King qui commence ainsi « La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel. » et qui va ensuite utiliser plus de 80 chapitres pour parler de ce qui ne peut s’exprimer & qui est ineffable ! :mrgreen:

      chaleureusement

    2. « des clés à molettes ,qu’on a même le droit de jeter quand on n’a pas de boulons à serrer » =>> Je formulerai de préférence : « à desserrer » !! ;:) 🙂

  3. C’est fou ce qu’il me reste d’allumettes à allumer… on dirait que la boite se remplit au fur et à mesure qu’on la vide…je crois qu’il arrive un moment ou on oublie la boite d’allumettes et – tiens, je prends un briquet pour allumer ma clope ;-).

    1. Chère Mich-Mifa, hélas on ne sait jamais combien d’allumettes il nous reste à allumer, car cela ne dépend pas que du nombre d’allumettes qu’il nous reste mais aussi du temps possible pour les allumer. En fait nous ne pouvons en gratter qu’une seule : celle-ci :mrgreen: En même temps, tu as raison, difficile de dire en effet que le dharma soit une boîte d’allumettes au nombre limité. Par ailleurs je ne sais pas si la métaphore de Marc est la meilleure, si elle pousse à fumer 😆 mais elle montre la limite de toute métaphore et de tout dessin

      chaleureusement

      1. Ce qui est plaisant et vrai, c’est ce à quoi ouvre la perspective montrée du doigt par les mots.
        Rester le regard attaché aux mots, au dessins ou aux métaphores est encore une ruse (parfois subtile et en tout cas camouflée) de ce rusé mental pour se maintenir en activité usurpatrice.

        Merci à vous tous 😉 ❤

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