D’une extrême fragilité.


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Comme on peut le lire dans le livre « Le Bouddhisme n’existe pas« , tout est possible, si, non seulemeent on accepte nos fragilité, mais si en plus on accepte de n’être « rien ». Alors  de cette reconnaissance naît une expérience réelle de la vie où « rien » n’est exclu, tout est embrassé, toutes nos émotions, nos perceptions, nos sensations, nos pensées, perturbatrices ou agréables, car telles sont les matières premières de notre vie.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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66 réflexions sur “D’une extrême fragilité.

  1. L’actuel ne peut faire l’objet de commentaires: Il est non médiatisé, Soit immédiat. Non transférable dans des mots.

    Il se vit.

  2. Si je dois être capable de faire avec ce qui est, alors, j’estime que je suis très bien comme ça, je ne fais aucun effort particulier, je suis heureux dans mes baskets et et je ne change surtout rien dans ce que je suis, ce que je pense et ce que je fais…

    Enfin, c’est ce que je crois comprendre qu’il faut faire…
    Comme je ne suis pas un esprit particulièrement affuté qui connaît toutes les subtilités de cette philosophie et les mots qui vont avec et dont certains se gargarisent, je suis parfait !!! :o)

    Bonne journée à vous tous, mes amis.

    1. Oui Laurent tu es parfait, puisque tu ne peux pas être autrement. Maintenant ici il n’a pas été question de ne pas faire d’effort, au contraire. La Voie demande des efforts, sans cesse. Ces efforts n’ont pas pour but de supprimer ce qui serait mauvais en nous ou de chercher à atteindre un objectif qui serai idéal (même pas l’éveil). Ils ont pour objectifs d’essayer de moins souffrir, moins faire souffrir, apporter du bonheur au maximum de personnes dont nous-mêmes.

      1. Oui, mais tout cela ce sont des paroles comme on en entend partout, religieux, politiciens, associations, ONG, etc…
        Ce qui est important n’est-il pas ce que l’on fait effectivement pour les autres, pour soulager la souffrance, la pauvreté, la misère, la peur?
        Compassion et tout ça, oui, mais comment? Par la méditation? Par la prière?
        Je ne comprends pas.

        1. En effet ce qui me parait important c’est NOTRE VIE, et donc comment on peut agir pour faire diminuer la souffrance des êtres vivants (les autres et soi-même donc)
          Le bouddhisme met ce principe en avant dans toutes nos actions (en fait on fait ce qu’on peut et parfois on le garde en mémoire et on l’agit, d’autres fois on l’a en mémoire mais on n’arrive pas à l’agir et d’autres fois on en perd la mémoire 😉 )
          Le bouddhisme utilise peu la prière (peut être plus dans le bouddhisme tantrique mais c’est encore éloigné de la prière/demande à un dieu extérieur, même si dans les populations souvent le bouddhisme peut-être vécu comme une croyance avec demandes de réalisation à un « bouddha » extérieur ! 😦 ), pour ce qui est de la méditation, il en existe des particulières pour le bien-être des êtres vivants (par exemple Tong-Len dans le bouddhisme tibétain) mais comme le dit le Dalaï Lama (Chôlet 2004) on n’a aucune preuve que cela fonctionne. Mais de faire des pratiques pour le bien des êtres nous amène à intégrer de plus en plus dans notre quotidien que notre conduite doit être en harmonie avec cela.
          Alors maintenant , comment ? Le bouddhisme ne le dit pas. D’ailleurs par rapport aux chrétiens, aux musulmans, il y a peu de mouvements humanitaires bouddhistes, car cela reste une démarche personnelle, à chacun de voir comment il met cela en oeuvre dans sa vie quotidienne. Pour certains cela sera en se consacrant à des actions humanitaires comme l’abbé Pierre (qui n’était peut être pas bouddhiste 😉 ) d’autres simplement en essayant d’agir dans sa famille sans violence et en donnant une éducation à la non-violence et la compassion par exemple.
          Est ce plus clair comme cela Laurent ?
          chaleureusement

        1. J’ai lu le texte sur ‘le bouddhisme n’existe pas’ sur le site Le jardin de la vision pure.

          Le ‘laisser agir’ serait-il un renoncement?…

          1. Le renoncement ne peut être soumission, mais renoncement à être ailleurs que dans le présent. Renoncer à agir en s’accrochant à un futur non arrivé ou en cherchant à fuir un passé qui n’existe plus.
            Le livre « Le bouddhisme n’existe pas » parle comme je l’ai écrit d’un renoncement à SES PEURS, celles qui justement nous empêchent de nous engager concrètement, donc en rien une soumission et on le verra dans le livre suivant d’Eric Rommeluère à paraître dans qqs mois, ce renoncement ne peut que nous amener à nous engager dans le monde. Demain matin je tacherai de mettre un nouvel article sur le site du Jardin de la vision pure dont le titre sera « Le job de disciple du bouddha » et ce texte comme les livres d’Eric Rommeluère, parle de la voie du bodhisattva comme une voie de l’engagement par une ouverture au monde, aux êtres vivants, à la vie en général. Cette ouverture se lie avec l’amour du prochain et l’écoute de sa souffrance. C’est le dialogue que nous sommes capables de construire ensemble qui nous rend humain et nous amène à agir.
            chaleureusement

  3. Estimer, que tu es très bien comme ça, ou que tu es mal,
    c’est déjà cela (entre autre) ne pas faire un avec ce qui est. C’est te gargariser d’un (faux) jugement sur la réalité et définir ton « soi », valorisé ou dévalorisé, illusoir.
    une image ajoutée sur la réalité et qui bloque la situation, ou la colore.
    la pratique de la médit permet de faire un avec la situation sans rien n’y ajouter, ce qui n’est pas ne faire aucun effort. l’effort est porté sur un autre axe. Mais pour comprendre, en parler n’est pas très efficace (si ce n’est pour inviter a la réaliser), il faut donc pratiquer encore et encore.pour ressentir et vivre la chose.

    1. Merci pour cet apport Phlip, toi dont la main réjouit les coeurs par les dessins qu’elle produit 🙂 , c’est en effet une expérience, elle demande en effet un effort. Un effort d’attention qui se déploie dans le fait d’être à la fois attentif et attentioné :mrgreen:

  4. C’est drôle, tous les psys et les bouddhistes et autres méditants veulent à tout prix qu’une auto-appréciation soit forcément fausse.
    Et si elle était juste, parfois, ne serait-ce que pas hasard ou par erreur?
    Faire un avec la situation… Quelle situation? Personne n’a la même.
    Non, méditer c’est quitter la Terre, décoller vers une autre dimension où rien n’est pareil et où tout est possible, comme dans un rêve.
    La preuve, c’est que quoi que je dise dans mes interventions dans ces pages, je suis toujours à côté de la plaque et rappelé à l’ordre par l’un d’entre vous, parce que je ne suis pas méditant.
    Je suis (follow) les échanges depuis longtemps et je pense que personne n’est capable de définir vraiment ce qu’est la méditation. Vous ne fonctionnez que par la négative. C’est-à-dire ce n’est pas ça ni ça ni ça ni ça, etc… En résumé, ce n’est rien. Je ne sais pas ce que la méditation a de positif ni si elle a quelque chose de positif. Je sais que ce n’est jamais ce que je crois, ce que je pense, ce que j’imagine. C’est toujours autre chose, d’assez indéfinissable. Et au delà de la méditation, le travail qui est fait sur soi pour se transformer, devenir meilleur ou pire ou quelqu’un d’autre. Echapper à soi-même, errer dans les confins des méandres de la pensée ou de l’absence de pensée, dans une sorte de vide cérébral « interneuronaire », à la recherche d’une chose perdue, oubliée, inconnue, mystérieuse.
    Et si on était tout simplement soi-même? C’est pas mal d’être soi-même, de s’assumer tel que la nature nous a fait. Il y a tant à faire dans la vie, pour soi comme pour les autres. Il y a des personnes qui consacrent leur vie aux autres sans pour autant être des méditants ni des bouddhistes ni même des adeptes d’une quelconque philosophie, simplement parce qu’ils ont constaté que le monde ne tournait pas rond et qu’il suffisait que chacun s’y mette un petit peu pour que les choses aillent déjà doucement mieux. Mais le monde n’est pas éternel, encore moins l’humanité dont le futur se résume peut-être à quelques siècles, voire moins.
    Tout est superficiel, tout est vain, tout n’est au fond que très alimentaire. Même la méditation. Les grands penseurs doivent aussi manger. Pas de nourriture, pas de pensée. Les moines tibétains, qui ne sont pas des épées de productivité de biens de consommation ne sont-ils pas nourris par de pauvres paysans qui travaillent dur. En contrepartie, les moines prient pour eux… C’est un deal, quoi!

    1. Dans ta perfection Laurent, tu as la capacité de toujours titiller les esprits pour les obliger à s’éclaircir :mrgreen: hahaha Et cela amène en effet le plus souvent une réponse, un questionnement, une remarque. Mais je pense que tu t’en nourris intellectuellement et pas seulement dans des lieux d’échanges liés au bouddhisme 😉 Bien qu’à mon avis, concernant des états existentiels, cela atteint vite ses limites, les échanges même verbaux sont vitaux, nous nous en nourrissons aussi mutuellement.

      Tu as en effet décidé que tu ne pouvais méditer (et c’est ta liberté) et en même temps tu te coupes d’entendre ce qu’est cette expérience, dont je suis certain, et je l’ai déjà dit, à laquelle tu accèdes aussi parfois. Si tu as jonglé, attrapé un outil au vol, si tu t’es assis face à la mer, au ciel nocturne étoilé estival, face à la vallée après avoir grimpé le chemin, tu as bien eu ce genre d’expériences qu’on peut trouver en méditation.
      En effet cette expérience n’est jamais partageable par les mots et en même temps comment ne pas chercher à communiquer, même sur l’impossible ? 😉
      Je n’en prends pour preuve que tu parles bien de ce que l’on cherche dans cet état méditatif : être soi-même, au sens être simplement des HUMAINS !

      1. Non, je n’ai pas de perfection. Je suis éminemment imparfait. Je crois même avoir atteint des niveaux inégalés d’imperfection. Mais je n’ai pas le souci d’être parfait. Et je crois que personne ne l’est ni ne peut l’être. Je suis un humain, tout simplement.
        Mais je vois aussi que vous, les méditants, tentez de faire passer un message selon lequel vous accédez par la méditation à un ou des états ou des consciences ou des visions inaccessibles. Je crois, personnellement, que vous tournez le dos à une certaine réalité pour échapper à quelque chose, à la souffrance, probablement. Mais je ne sais pas si vous y parvenez. Dans cet univers très cérébral et onirique de la méditation, je ne crois pas que je pourrais trouver quoi que ce soit. Ce qui m’intéresse, c’est le monde réel, tel qu’il est ou tel que je le vois et comment le comprendre, comment en comprendre les mécanismes, les tenants ou les aboutissants. Un monde complexe parce que l’homme le rend complexe pour des raisons
        complexes. Mais vous avez raison de méditer si ça vous fait du bien, ça c’est sûr. Moi, ce qui me fait du bien c’est le spectacle du monde. Nous sommes tous très différents. J’ai moi-même une soeur qui est une religieuse cloîtrée et donc, du moins je le suppose, une sorte de méditante. Et bien que je ne partage pas ses croyances, je les trouve passionnantes, car elles expriment toute la diversité du monde de la pensée humaine. C’est aussi pour ça que je vous lis et que je vous écris.

        1. Relis ce que j’ai écrit Laurent, j’ai bien dit que tu étais parfait, non pas parce que tu serais LE meilleur (et cela donnerait à définir des critères, des valeurs, des échelles etc… ce que ne fait pas le bouddhisme) mais tout simplement parce que dans cet instant tu ne peux être autrement que ce que tu es !
          Et cette « perfection » amène qu’on ne peut pas ne pas agir, ne pas faire, ne pas être, elle nous donne tous les moyens (que nous possèdons) d’agir.

          La méditation n’est ni onirique ni mentale (maintenant je ne peux pas t’empêcher de te faire UNE idée de la méditation qui t’appartient 😉 ) mais au contraire d’essayer de vivre des instants sans suivre inconsciemment un fonctionnement mental ou rêveur. Mais au contraire d’être en capacité de les VOIR et de voir que nous ne sommes pas ces fonctionnements (même s’ils peuvent nous servir 🙂 )

          Cet apprentissage permet d’être (un tant soit peu, et rien n’est jamais acquis, c’est pourquoi on pratique TOUJOURS la méditation) dans la vie plus ouvert à ce qui se passe en ESSAYANT de ne pas se faire manipuler, embarquer, par nos propres fonctionnement mentaux et oniriques (fantasmes, au sens large).

          J’avoue avoir du mal à comprendre un méditant qui tournerait le dos à la VIE, à la réalité, cela me semble contraire, mais bon chacun sa voie 😉

          Ce qui intéresse au premier abord un pratiquant de la méditation, du bouddhisme, du zen, c’est LE MONDE ! Car c’est là que les êtres souffrent. Une métaphore est donnée dans un texte traditionnel où le bodhisattva (celui qui agit dans le monde et qui pratique la méditation, pour faire simple) souffre, et pendant tous le livre on se demande POURQUOI souffre-t-il ? Il souffre de voir les êtres souffrir. La lecture que je peux en faire c’est qu’on ne peut être indifférent à la souffrance des êtres, et qu’il nous faut agir pour les aider à moins souffrir (voir ici)
          Donc finalement pas si loin de ce que tu dis de ta façon de vivre ! :mrgreen:

          Pour ta soeur, je ne peux en parler, ne connaissant son expérience, et si peu celle des chrétiens. Pour en avoir discuté avec certains ce qui dans la voie chrétienne se rapprocherait le plus de la méditation serait l’Oraison, mais je ne peux en dire plus, je suis incompétent. Mais au delà de cela , le contexte bouddhisme est complètement différent de celui du christianisme, au moins parce qu’il est sinon athée (d’après moi) mais au moins agnostique.
          Mais comme tu le dis c’est la richesse de la diversité

          chaleureusement

  5. Il y a des voies pour tout le monde, personne n’impose la méditation, et la philosophie bouddhiste.
    Ce site en parle, donc il est logique que les gens qui viennent ici, soit pratique , soit s’y interesse. Il est plus rare qu’un personne vienne sur un site parce que elle n’a pas d’interet pour le ligne du site. Enfin pourquoi pas.

    Après, pour critiquer la méditation, a mon sens il faut au moins la tester, la pratiquer durant un ou deux ans, accepter de tester par soi même (comme le conseillait le Bouddha). Sinon c’est comme de critiquer un livre que l’on n’a pas lu, juste sur sa couverture, ou les dire de connaissance, (ou du partie communiste chinois) (lol).

    Quand on est en colère, ou quand on est avide, on se projète sur un objet pour le saisir. ou on essaye de repousser un objet, une personne qui nous gêne (comme ici avec les bouddhistes et la méditation). quand on déploie ces deux actions ( que les bouddhistes appellent les trois poisons : ignorance (de la réalité nue), avidité, colère), on est mentalement dans un ailleurs.
    Par exemple on peut marcher dans la rue et avoir des pensée obssessionelles, qui se projète sur ces méchants bouddhistes tibétains. Mais ces méchants moines qui asservissent parait-il la population très pauvres de l’ex tibet, ou sont Il au moment ou on marche ? Il semble bien qu’il n’existe qu’en pensées, et ces pensées, on le reconnait facilement, sont complètement déconnecté de la réalité de la rue , ou je marche et ou si je ne reste pas concentrer, je risque de tomber ou de me cogner dans un réverbère. Ces pensées sont donc illusoire, déconnecté de la réalité qui continu avec se déployer, on peut dire qu’on rêve.

    Voila peut être un des axe de la méditation, arrêter de rêver, ou du moins, devenir conscient du rêve. voir nos pensée qui se projette dans le passée, dans le futur, sur des objets , des personnes, pour le saisir, les repousser.
    Quand on arrive a observer ce flux de pensées sans se laisser broyer par lui, alors tout devient plus serein, le corps se détend, car on reprend conscince de lui.

    C’est très louable d’avoir une activité pour aider les gens, c’est même ce que le bodhisatva, se donne comme but : aider (sauver) tout les êtres. Mais cela n’empeche en rien de continuer a travailler sur soi pour voir que nos peur (de la mort , de ne pas etre rassasier, de perdre ce que l’on a) continu a se deployer a travers les poisons de l’esprit. C’est même complementaire, comment aider quelqu’un quand on est soi même ecraser par une colère ? a ce moment de colère, utilise t on son energie pour aider autrui ou pour pester contre un opposant ?

    travailler sur la vacuité, c’est petit à petit, essayer de comprendre ( de manière non -conceptuelle) que ces projections que nous faisont sur la réalitée, ne sont que de la souffrance ajoutée sur la souffrance. cela n’aide pas a résoudre ou a accepter la souffrance réelle.

    mais tout cela on ne peut le comprendre par les mots, c’est ce qui dérange pas mal d’ocidentaux. il faut accepeter de s’asseoir et de pratiquer un peu, d’ouvrir ce livre pour le parcourir, avant de le préjuger.

    ps : quand au jugement sur l’ancien systeme politique des Tibetains (qui a changer depuis, puisque les Tibetains en exils ont une democratie, ca fait un moment déjà…) il faut voir que c’est une civilisaion différente de la notre, donc déjà difficile de projeter nos concept direct dessus, (dans le but de dévaloriser, de rejeter : 3eme poisons, lol) quand ont ne la connais pas bien (ce qui est aussi mon cas).
    Enfin on peux dire que les méchants moines qui profites des paysans affamés, s’est déjà une bonne blague, puisque dans beaucoup de famille on envoyait un enfant pour qu’il devienne moine, il ne s’agit donc pas d’une caste de bourgeois déconnecté de la population et qui profite d’elle. Dans beaucoup de famille c’etait une chance d’envoyer un enfant pour qu’il deviennent moine est acquert une instruction. De plus la population pratiquait aussi, certainement un bouddhisme moins complexe, mais qui avait comme avantage de creer une société moins malade, moins avide, moins materialiste, moins colérique. Mais bon rien n’est parfait.
    Mais quand a choisir entre le faux communisme chinois, diriger par une oligarchie de bourgeois, déguisés en communiste, qui profite de la population jusqu’a la saigner au travail, et un systeme féodal (mots utiliser pour devaloriser et faire une comparaison avec notre moyen age, ce qui n’a bien sur rien a voir..) , un systeme dirigé par des moines, en lien etroit avec la population (puisque alimenter en jeune par elle), et qui mange autant a leur faim, pour ma part, mon choix est vite fait. Mais je ne fait pas l’appologie de l’ancien systeme Tibetains. rien n’est parfait. Je constate juste que si on ne base pas le bonheur sur la posession de bien materiel, alors cette société etait certainement plus epanouie mentalement, et moins asservie, travailler plus pour gagner plus ! lol

  6. Bonjour Philip,
    Je te remercie d’avoir répondu de manière étoffée et pertinente à ma propre intervention. Je suis sincère et j’apprécie ce que tu écris pour sa forme comme pour son contenu.
    Si je viens dans ce genre de page, c’est parce que j’ai un très large intérêt pour d’innombrables choses et que j’essaie de comprendre, d’apprendre et de devenir meilleur et plus éclairé au contact de personnes qui possèdent des connaissances ou ont des pratiques que je n’ai pas moi-même. C’est aussi la raison pour laquelle je suis parfois assez critique. Ce n’est pas par méchanceté ni par mépris, mais juste pour provoquer un échange.
    Autrement, on peut en rester à un perpétuel dialogue convenu et échanges de politesses et de platitudes sans intérêt.
    Donc, ta réponse me va droit au coeur et à l’esprit.
    En fait, je connais Frédéric depuis longtemps et lui me connaît bien…! :o)
    Ce que je disais à propos des moines bouddhistes n’est pas une agression mais juste une allusion à ce qui a sans doute été une réalité dans le passé, mais je suppose qu’en effet les choses ont dû évoluer aujourd’hui.
    De toute façon aucun régime ni aucun système n’est parfait et je soutiens encore moins les actions extrêmement dures de la Chine dans cette région.
    Pour la méditation, je pense que nous sommes tous un peu méditants à nos heures, lorsque nous en avons le temps et l’état mental propice. Mais bien sûr les méditants initiés ont une façon de le faire sûrement plus profonde et plus adaptée que le commun des mortels.
    Mais cela prend beaucoup de temps et quand on voit comment les gens peuvent courir dans tous les sens, de manière un peu vaine, on se rend compte qu’ils ne peuvent même pas s’arrêter un instant pour respirer, contempler un arbre en fleur ou méditer. Sans doute que le matériel est plus fort et plus important dans nos sociétés. Et nous sommes aussi très loin des cultures et des philosophies asiatiques.
    Je te souhaite, ainsi qu’à tous, une agréable journée et semaine.

    1. merci, je te souhaite a toi aussi une agréable journée, ou si elle est désagréable de l’accepter et de la gérer avec le sourire,

  7. Au début, j’étais dans l’effort. Et puis j’ai compris que l’effort était encore un signe de désir. Celui de me changer moi. Comme Zem. L’effort conduit à la frustration. Une distinction importante est donc à faire dans la façon de s’y prendre :

    Il y a d’un côté la volonté axée sur un but qui demande vigilance, efforts de concentration avec désir de changement à la clef.

    Et de l’autre, il y a simplement le cœur attentif, passionné, sans attente, qui apprend de lui-même.

    Quand nous sommes véritablement passionnés par ce que nous faisons, il n’y a pas de pénibilité dans ce que nous faisons. Cela se fait tout seul.

    Les deux côtés n’existent pas en même temps. Le premier côté disparaît avant que le second n’apparaisse. Et entre les deux, il y a renoncement. Renoncement à sa propre image. Et compassion.

    « Le soulagement, c’est d’abandonner cette apparente voix intérieure, qui vous dicte comment vous devriez être ou agir. Laissez-la tomber tout de suite, ici même. C’est un leurre qui ne fait qu’obstruer le chemin. » Tony Parsons

    1. ON parle dans le bouddhisme de l’effort juste ou énergie enthousiaste, il ne s’agit donc pas de devenir passif non plus mais bien comme tu le dis d’être attentionné et attentif
      chaleureusement

  8. Et c’est quelque chose qui se vit dans l’instant, comme dit ericfrancisdm. Sinon, un chemin et un but se dessine avec à la clef le désire de changement. C’est être soit même le chemin, maintenant.

  9. Oui, parfois la journée est désagréable, mais je sais l’accepter.
    Je crois aussi, pour parler de l’effort et de la frustration, que sans être méditant ni philosophe, il est préférable d’accepter de faire certains efforts incontournables qui nous donnent de la souffrance et de la frustration, car ils sont obligatoires, comme d’aller travailler pour gagner de l’argent et continuer à vivre à peu près normalement dans une société organisée, si imparfaite soit-elle. Accepter cet effort, des milliards de gens le font et le trouvent plus ou moins normal. Si on n’accepte pas de faire cet effort, alors on a deux possibilités, le faire quand même et en souffrir ou ne pas le faire et en assumer les conséquences sur sa vie. Donc, il semble meilleur pour l’esprit et plus harmonieux d’accepter l’effort comme une chose utile, positive, fructueuse et constructive. Certains le transcenderont même à un niveau supérieur et le dédieront à une idée ou un concept.
    Car, en effet, lorsque nous sommes passionnés par ce que nous faisons, l’effort nous paraîtra peu de chose. Et à l’inverse, si on ne l’accepte pas, on le subit comme une agression une torture. C’est la différence entre accepter et subir. De toute façon, l’effort est une chose naturelle. Toute créature vivante doit faire des efforts pour se maintenir en vie.

    1. Oui Laurent, dans la vie nous avons deux choses à faire : agir et faire les choix que cela impose et accepter ce qui ne peut être changé. C’est la fameuse « prière » des AA :
      « Mon Dieu, donnez moi la sérénité d’accepter
      les choses que je ne peux changer,
      le courage de changer les choses que je peux,
      et la sagesse d’en connaître la différence. »
      ou la fameuse phrase de Shantideva (mystique tibétain) : « S’il y a un remède, à quoi bon le mécontentement ? S’il n’y a pas de remède, à quoi bon le mécontentement ? » mise en diagramme ici.

      chaleureusement

  10. Efforts et frustrations sont obligatoires? Ah?
    Faire des efforts maintient en vie? Ah?
    Je ne suis frustrée que si j’attends quelque chose qui ne vient pas.
    Je fais des efforts quand ce que je fais ne parle pas à mon coeur.
    Beaucoup de gens n’ont pas trouvé ce pour quoi ils sont faits, ils vont au travail uniquement pour se nourrir. Et leur vie peut rester une frustration continue, à moins qu’ils ne se révoltent et se mettent à chercher ce qu’ils sont véritablement et ce pour quoi ils sont faits. Il ne s’agit pas pour moi de dédier cela à quelque chose d’intellectuel, c’est vraiment le coeur qui parle et qui fait quand on a trouvé sa voix. Et il n’y a alors plus aucun effort. C’est la passion.

    1. La passion étymologiquement c’est la souffrance, cela rejoint ce que tu écrivais plus haut sur la façon de s’attacher à un but au lieu de se fixer une direction et simplement agir dans le présent comme tu le disais Eve. (je préfère pour ma part, si on se réfère à l’étymologie utiliser le mot enthousiasme plus que passion, puisqu’en enthousiasme c’est « dieu en soi » 😀 )
      Les efforts me semblent comme on l’a dit , faire partie de la vie. Il faut déjà faire un effort pour se tenir debout, c’est à dire aller contre la force d’attraction de la terre, le tout étant de trouver l’effort juste (adapté) et joyeux 🙂
      La souffrance ne me semble pas obligatoire (c’est bien ce qui caractérise les bouddhistes de penser cela, puisque la base du bouddhisme est de chercher à faire baisser voir supprimer la souffrance). Mais il n’empêche que la douleur fait aussi partie de la vie.
      Un exemple qui est une métaphore. Il y a bien longtemps je suis passé (comme tous les jeunes de ma génération) par l’armée, on m’a fait ramper dans la boue, faire faire des tas d’activités physiques qui me semblaient aussi stupides les unes que les autres, et à cette époque je les ai réellement vécues comme des souffrances (cela s’est même terminé par deux fois à l’hôpital militaire, et plusieurs fois par ds « mises aux arrêts » comme on disait). Peut être moins de deux ans après avoir retrouvé la vie civile je me suis mis à faire de la spéléologie, j’ai rampé dans de la boue de petits boyaux sous-terrains, descendu des 10nnes de mètres en rappel, en ai sué un max au niveau physique. Cela m’a créé pas mal de douleurs et de peurs. Mais en fait je le vivais globalement joyeusement car c’était un choix et un plaisir. Pourtant rationnellement les actes étaient les mêmes.
      C’est bien le « regard » sur les actes qui en change la sensation, et fait passer un état difficile et douloureux en souffrance. C’est bien ce que tu dis, prenez du plaisir et vous ne souffrirez plus (mais ce ne sera pas obligatoirement toujours confortable pour cela 😉 )
      chaleureusement

      1. « L’enthousiasme est une chose dangereuse car il n’est jamais constant. Il s’élève comme une vague et retombe. C’est à tort qu’on le prend pour quelque chose de sérieux. Vous pouvez pendant quelque temps vous enthousiasmer pour ce que vous faites, être ardent, actif, mais il y a, inhérent à cet enthousiasme, gaspillage d’énergie. Il est essentiel de le comprendre car la plupart des relations sont vouées à ce gaspillage. La passion diffère entièrement de la convoitise, de l’intérêt ou de l’enthousiasme. L’intérêt que l’on porte à une chose peut être très profond et on peut l’utiliser pour en tirer profit ou du pouvoir, mais ce n’est pas là de la passion. L’intérêt peut être stimulé par un objet ou une idée. L’intérêt est de l’auto-satisfaction. Dans la passion il n’y a pas de « moi ». L’enthousiasme a toujours un objet. La passion est une flamme en soi. L’enthousiasme peut être éveillé par quelqu’un d’autre, par quelque chose qui vous est extérieur. La passion est la somme d’énergie qui ne résulte d’aucune stimulation. La passion se situe au-delà du moi. » Jiddu Krishnamurti
        Passion ou enthousiasme, je ne sais pas. Ce sont des mots. Parlons de cette étincelle vivante qui naît un jour sans attachement et qui grandit alors?

        1. Oui ce sont des mots et si on s’éloigne de l’étymologie on peut y mettre chacun ce que l’on veut en fonction de son désir ou sa culture. L’important est d’arriver à se comprendre sur l’essentiel 😉
          chaleureusement

      2. J’espère que depuis tu as compris que les exercices militaires n’étaient pas aussi stupides que ça. Ils sont pour but de préparer les soldats aux conditions de la guerre, même si on en est souvent loin.
        En effet, ces exercices étaient stupides dans leur côté quasi symbolique et inefficace pour une réelle préparation. Les troupes d’élite suivent des entrainements bien plus durs.

          1. OK, on est loin du zen mais tu es un coquin !! :o)
            Je sais très bien que tu sais qu’il est nécessaire d’entraîner nos troupes à la guerre pour protéger notre pays, comme n’importe quel autre. Ce n’est pas stupide. C’est comme ça. Il serait aussi stupide de faire des tas de choses, à ce moment-là…!
            Bises. :o)

            1. Il me semble nécessaire de préciser ce qu’il est entendu par perfection et où se trouve la stupidité. C’est une approche hein… dans toute ses limites… Tout est UN, une seule « Energie » pour toutes les formes de vie et de matière. Je dis « Energie » car c’est ce que je ressens, et elle est amour comme jamais je n’avais connu l’amour. Mais ce n’est que mon point de vue. Les chrétiens voient cela comme l’Esprit Saint. Mais en fait qui peut la nommer et dire ce que c’est? Cela sort de tout concept. La même « Energie » est dans chaque corps. Le trouble est venu quand les hommes se sont mis à penser. Dans la bible, c’est relaté dans le passage où Adam et Eve ont quitté l’arbre de Vie pour l’arbre de la connaissance. Par sa pensée, chaque homme s’est mis à considérer qu’il était un être séparé des autres, qu’il avait une individualité propre. Il s’est mis à construire sa propre histoire, interprétant à sa façon et à chaque instant, chaque fait de son environnement relationnel et matériel, se créant son petit cinéma. ILLUSION. Par l’écoute de ses pensées (qu’il entretient en plus), l’homme se coupe de cette « Energie » à l’intérieur de lui. C’est le début de la souffrance et la chose la plus stupide que nous ayons faite à ce jour et que nous répétons sans cesse. La stupidité de ce monde est bien de continuer à se couper ainsi de cette Source d’amour en écoutant nos pensées et les peurs qui y sont liées. Elles incitent à se protéger. Chacun le fait à son échelle individuelle. A l’échelle mondiale, cela donne des soldats qui préparent la guerre pour avoir ce que nous appelons la paix…. ?!?!?! Paix??? Il n’y a pas de paix hors de cette Source. Hors d’elle, nous sommes violence latente.
              Maintenant, qu’entend-on par perfection? Il ne s’agit que de mon sens, chacun son concept encore une fois, hi hi hi! Pour moi, la véritable perfection, c’est d’être entièrement cette « Energie ». Je reprends la bible 🙂 , (je suis coquine, mais en même temps, c’est pour montrer le caractère universel de ce qui se passe et qui a été vu par bien des hommes de tout bord). Matthieu 5, 38-48, quand Jésus dit : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Je sors la phrase de son contexte, mais dans le passage entier, il démonte la loi du talion « oeil pour oeil, dent pour dent ». Cette loi n’existe que parce que notre mental interprète et juge l’autre en face de nous. Nous mesurons sans cesse ce que fait l’autre sans comprendre que c’est justement parce qu’il est coupé de la Source comme nous le sommes nous aussi que tout cela arrive. Ne plus écouter nos pensées vis à vis des autres et de nous-mêmes nous ramène à la Source. C’est être entier, parfait.
              C’est aussi le sens de « JE SUIS », il me semble.
              Socrate avec son « connais-toi toi-même », tout comme Jésus ou Bouddha, nous enseigne la même chose, dépasser l’illusion et revenir à la Source. Etre.
              Les tout petits enfants n’ont pas ces pensées qui nous séparent ainsi de la Source. Ils sont, à chaque instant. C’est pourquoi Jésus dit que le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent (Marc 10, 13-16). Et c’est une chose que nous avons à faire dans notre vie, maintenant. La pensée divise les hommes comme elle les sépare de la Source. En écoutant nos pensées, nos concepts, on s’éloigne toujours du paradis. Le paradis est accessible maintenant.
              Et maintenant, je me tais :-))) parce qu’un simple mot entraine une pensée et puis encore une autre, à l’infini… Bisous à vous!

              (qu’il entretient en plus), l’homme se coupe de cette « Energie » à l’intérieur de lui. C’est le début de la souffrance.

              1. Merci pour ce bel exposé auquel je ne suis pas insensible.
                En effet, nous sommes coupés les uns des autres et de la source, et c’est ce qui fait la richesse et la multiplicité de nos pensées. Si nous étions des fourmis, nous serions peut-être dans une société parfaite, mais ce n’est pas le cas. Nous devons vivre dans le monde qui nous a vus naître. Quant à la guerre et ses horreurs, il faut bien essayer de s’en protéger afin de préserver cette liberté que nous avons de penser librement et de converser aussi librement comme nous sommes en train de le faire, alors qu’ailleurs d’autres hommes ne peuvent pas le faire. Moi, à la limite, je veux bien être tué par d’autres hommes qui veulent instaurer un monde meilleur que celui que je défends. Mais le sera-t-il vraiment?
                Je ne suis pas un pur esprit. Il me faut un corps comme support de mon esprit, si monstrueux et difforme, inutile et vain que soit ce corps.

                Quant à la guerre,

                1. Nous vivons dans ce monde avec notre mental Laurent, oui, c’est un fait, Je ne dis pas que nous devons devenir des « sans ego », chacun suit son histoire et va là où elle le mène. Mon histoire à moi m’a conduit à découvrir l’aveuglement dans lequel j’étais. C’est ce qui est. Et j’en parle, car c’est grâce à quelqu’un qui en a parlé que je suis sortie de mon aveuglement. Je n’en parle pas pour convaincre quelqu’un.
                  Le corps est très précieux Laurent, c’est par lui que nous sentons la Vie. La notion d’esprit serait aussi à définir, mais là, je ne m’avance pas. Laurent, quand le mental est silencieux, il ne s’instaure pas une pauvreté des échanges pour autant. Attention à la dualité. Au contraire, les perceptions sont tellement démultipliées que c’est une richesse infinie qui s’offre. Le corps a
                  une intelligence incomparable à celle du mental. L’intelligence mentale est limitée par ce que je crois savoir de moi, des autres et de mon environnement. Le concept est limitant. L’intelligence du corps, elle, est illimitée car elle ne nous appartient pas.
                  « Il ne faut pas négliger cette intelligence du corps, les hommes s’en servent chaque jour. Lorsqu’un enfant apprend à rouler à vélo, il n’a pas besoin d’un seul mot d’explication. Son corps éprouve dans les muscles du dos, dans les mollets, les bras et son système labyrinthique les lois de l’attraction terrestre, de la cinétique et même de la chute des corps ! Un mathématicien qui voudrait lui apprendre à rouler à vélo grâce à ses formules l’empêcherait d’apprendre. De plus, le matheux ne pourrait même pas formuler les lois du virage de la bicyclette qui sont incalculables. Et pourtant, elle tourne ! » Boris Cyrulnik, l’ensorcellement du monde.

                  1. C’est vrai, Eve, nous avons un corps et un mental et nous devons bien faire avec. On peut changer un petit peu, mais pas tant que ça.
                    Et puis, au fond, la nature ne nous demande pas trop notre avis. On doit vivre, parce qu’une force impérieuse nous pousse à vivre. L’instinct.
                    Je ne sais pas si je suis dans un aveuglement. Peut-être. Qui ou quoi pourrait me le dire?
                    Je sais que je ne suis pas parfait. Je suis juste comme tout le monde. Je ne suis pas bouddhiste, mais j’aime être parmi vous. Vous m’apportez quelque chose. C’est bien.
                    Mais je n’entre pas dans un courant ni dans une idéologie. C’est trop bloquant, sclérosant. Pas de dieu, pas de religion mais beaucoup d’intérêt pour toutes des choses qui semblent tant mobiliser les humains.
                    Mais c’est vrai, je ne me remets pas trop en question. Pas par orgueil, mais parce que je pense que je ne suis pas trop monstrueux par rapport à la norme de la société humaine. :o)

                    1. 🙂 Et c’est très bien comme çà Laurent puisque c’est ce que tu sens. pour ma part, je ne suis pas bouddhiste, baptisée à ma naissance et donc comptée au nombre des chrétiens, mais j’ai rejeté les religions existantes, je ne m’y sens pas vivante, mais enfermée. Je ne souhaite pas qu’on me dise ce qui est bien, ce qui est mal et ce que je dois faire pour être comme il faut. Il n’y a pour moi ni bien, ni mal. Il y a ce qui est. Et ce que moi j’en fais, intérieurement et extérieurement, la façon dont je le vis et dont je le fais porter aux autres est pour moi la chose la plus importante qui soit. J’ai assez senti ma prison qui m’empêchait de vivre durant toutes ces
                      années pour en reconnaître les barreaux maintenant. Je ne savais pas ce qu’il y avait derrière les barreaux, mais je sentais que j’étais enfermée, que ce n’était pas çà la vie, que ça ne pouvait pas être çà. Rebellion. J’ai identifié les barreaux maintenant et je m’occupe de me libérer :-))). Pour moi, il n’y a pas de monstruosité ni de norme, cela c’est encore m’enfermer dans une image. Ma religion, c’est de sentir la vie à l’intérieur de moi et autour de moi à chaque instant, c’est de sentir ce qui en baisse la flamme et de faire ce qui dépend de moi pour la libérer. Voilà Laurent 🙂 un beau partage ensemble c’était. M’en retourne au silence maintenant :-)))

              2. En effet Eve pour quelqu’un qui ne pense pas tu penses beaucoup 😆
                Merci pour ce texte, je suis assez d’accord avec lui, le petit bémol pour ma part je ne dirais pas que le hiatus soit que l’humain se mette à penser, c’est même ce qui peut entre autre le caractériser comme humain, mais c’est qu’il se prenne pour SA pensée.

                chaleureusement

                1. :))) c’est que cette conversation m’intéresse lol.
                  Qu’il se prenne pour sa pensée, oui, c’est ce que j’ai tenté d’exprimé.

                  1. L’illusion est bien là, oui. Cependant j’insiste Frédéric. LE CONTACT AVEC LA SOURCE NE PEUT ETRE QUE QUAND LE MENTAL EST TOTALEMENT SILENCIEUX. La moindre notion de concept, ne serait-ce qu’un mot qui émerge dans la conscience, et il ne se fait pas. Exemple : le mot froid. Le sentir, mais s’il s’exprime, c’est que je suis en surface. J’ai cette phrase de la bible qui me remonte « ils connurent qu’ils étaient nus », c’est là qu’Adam et Eve ont perdu le paradis. C’est un état de totale innocence, où il n’y a plus de mots.

                    1. Tout cela est difficile à discuter ainsi , car il faudrait peaufiner les définitions, le mot « mental » ainsi est dans le bouddhisme notre 6 ème sens :
                      « Le mental, 6ème sens chez les bouddhistes, possède, comme tout sens, ses propres objets : pensées, émotions… Il a un organe physique -le cerveau-, une conscience : la conscience mentale et une puissance pour s’exprimer et se relier à l’extérieur à travers l’intellect (la parole…), le ressenti et la création d’images. Si, parmi ces trois modes d’expression, le ressenti est le point principal de travail en Occident comme pôle d’équilibre naturel d’un mode d’expression trop rationnel, quel est alors le rôle véritable de l’intellect ? Il appartient spécifiquement à l’être humain (ce qui le différencie de l’animal) et fonctionne pleinement à partir de 7 ans (l’âge de raison et de la grande école). Son rôle est d’établir des concepts et des images totalisantes, de juger, de décrire, de discriminer, d’utiliser le langage…. Cet aspect conceptuel du mental prend toute la place et existe indépendamment de la réalité. Si nous en restons là, nous fonctionnons à un niveau de manifestations extérieures sans aucune possibilité de contact intérieur. Mais l’intellect a une autre particularité : celle de rassembler, d’ordonner, d’associer les choses, de les clarifier et les nettoyer. Il peut ainsi se mettre au service d’une recherche personnelle . » (voir lien)
                      Le ressenti, la sensation est liée à chacun de ces organes. On dit, toujours dans le bouddhisme, que ce qui définit l’être humain ce sont 5 composants (on les appelle les agrégats ou skandha en sanscrit) parmi ceux ci la sensation,la perception et la conscience. Mais ce qui est la source de la souffrance de l’être humain c’est de l’attachement à ces agrégats, c’est croire que plutôt que d’être un ensemble, un processus toujours mouvant & insaisissable, nous sommes quelque chose de stable et durable.
                      Et en effet tu as raison c’est bien l’attachement à nos concepts qui créent nos illusions, mais pas seulement, on peut aussi s’illusionner dans l’attachement au ressenti, en fait à quoi qu’on s’attache.
                      J’entends donc ce que tu dis, j’en éprouve du plaisir à partager ainsi cette joie qui s’en dégage et t’en remercie chaleureusement, mais ne rejette rien (et non plus le fonctionnement du mental) 😉
                      chaleureusement

  11. Oui, je ne l’avais pas vu non plus (je ne suis pas très télé), mais je l’ai visionnée sur le net (via le lien que je t’ai mis) et j’ai beaucoup apprécié le témoignage de cette femme qui a perdu ces deux jambes et son bras et qui pourtant est radieuse, lumineuse car elle a appris a apprécier chaque instant de sa vie, chaque petites choses a coté des quelles l’on passe parfois.
    la fragilité est parfois une force 🙂
    bonne soirée.

    1. Voilà c’est tout à fait cela, la voie du zen : c’est nos « fragilités sont nos forces » (aussi), non pas dans une vision larmoyante et courageuse, mais parce que nous n’avons pas d’autres choix
      Alors maintenant il y en a qui ont des forces plus difficiles que d’autres 😉
      chaleureusement

  12. J’ai lu avec attention tous les commentaires, j’apprécie vous lire. Merci
    C’est l’expression « je ne suis rien » qui est venue se poser en moi,
    Lorsque la tête s’en empare, elle peut nous conduire à tout jeter..
    Lorsque le coeur en parle, il nous conduit à tout embrasser.

    C’est en abandonnant toute idée dêtre quelque chose( y compris « rien ») par rapport à autre chose ( vue comme un tout extérieur à nous ) que se révèle l’Etre que nous sommes.

    1. Oui je suis d’accord avec toi, c’est pourquoi je ne ressens pas l’expression « je ne suis rien » qui me parait en effet négative et dépressive comme tu l’indiques, mais peut être plus « je suis rien », mais ce rien est en effet suivant la vacuité bouddhiste une vision qui embrasse le tout, ce rien cela veut dire que tout est possible, souvent on comprend la vacuité comme qq chose de dépressif aussi, de nihiliste (alors que lorsqu’on prend certains voeux bouddhistes on prend celui de ne pas tomber dans le nihilisme) alors que cette vacuité c’est un peu la feuille blanche de l’artiste, il n’y a rien, et déjà par la présence de l’artiste il y a tous les possibles
      merci à toi Lilou
      je t’embrasse (et ne me réponds pas « de rien » 😆 )

  13. « je ne suis rien » c’est pour moi cet état dans lequel il n’y a personne, cet état où je ne me prends pas pour quelqu’un.

  14. Lorsqu’il n’y a personne qui répond à « je » ..Tout est disponible .

    Mais il est vrai comme le souligne Frédéric que l’expression la plus juste pour traduire cet état est « je suis rien » ( c’est à dire Tout )

    Par exemple là dans l’instant si « je » n’est plus « celui qui lit » ni  » celui qui écrit » avec  » ce qu’il veut dire »..alors les mots se présentent, légers dans leur simple spontanéité.

    Pour terminer, Frédéric, « je » en moi a bien envie de répondre  » de rien » dans le sens où il y est pour peu de choses..

  15. A la fin, ça devient compliqué, ces échanges, car les réponses sont éparpillées un peu partout selon l’insertion ou la réponse globale…
    D’un autre côté, comme on parle de sujets très flous et très interprétables…!!

    1. C’est pourquoi cher Laurent j’essaye de mettre un lien avec le comm où je réponds, et puis à un moment , quand c’est trop le brodrel dans les commentaires, il faut arrêter de parler, pour retourner pratiquer 😆

      chaleureusement

  16. Ah, je ne peux pas te répondre sous ton poste Frédéric, je vais donc le faire ici mdr augmentant la confusion, oui Laurent.
    « …ne rejette rien (et non plus le fonctionnement du mental)  »
    C’est bien çà, il n’y a rien à rejeter :), la pensée est nécessaire dans notre vie de tous les jours. Il y a juste à ne plus en être l’esclave. S’en servir quand le besoin est là (comme dans notre échange) puis la remettre à sa place, comme un outil. Apprendre à se servir en souplesse de tout cela pour le bien de tous…
    C’était un plaisir d’échanger ainsi avec vous, merci! Je retourne au silence mdr

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