Tout dépend du point de vue où on se place


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chaque chose à sa juste place

Enso (le cercle), calligraphie zen de la vacuité et de l’achèvement

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

Ce blog, né en août 2008 a plus de trois ans !

 

Il y a trois ans pour ZEM, le bonheur ne coûtait rien

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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66 réflexions sur “Tout dépend du point de vue où on se place

  1. Mon point de vue est que Le maître flotte toujours à quelques centimètres du sol et que cette lévitation lui permet de ne pas avoir mal aux genoux.
    L’élève parviendra-t-il à flotter un jour, lui aussi…? C’est toute la question que nous nous posons. Mais est-il vraiment nécessaire d’avoir mal aux genoux pour méditer? Et peut-on avoir une vraie vision globale en pensant à ses genoux endoloris?
    Et toi, mon ami, mon frère Frédéric, as-tu mal aux genoux? :o)

    1. 1/// moi qui connais bien maître Tsé 🙂 je ne crois pas qu’il flotte au dessus du sol, mais je pense que c’est nous qui le voyons léviter :mrgreen:

      2/// par contre s’il flotte sur un coussin d’air, c’est sûr que c’est plus agréable pour les genoux :mrgreen:

      3/// Zem s’élèvera peut être lui-même du sol quand il se rendra compte que maître TSé ne lévite pas en réalité 😈

      4/// il ne FAUT PAS avoir mal aux genoux pour méditer !

      5/// mais on PEUT avoir mal aux genoux à force de méditer assis au sol 😉

      6/// compte tenues des douleurs dans le corps liées à ma maladie, les douleurs dans les genoux n’ont jamais été trop un pb pour moi, mais depuis cette année, cela le fait 😦 Ceci dit lors d’une retraite dans l’Himalaya en 2004, où j’avais bcp maigri (perdu 10 kgs) et je méditais 6 heures par jour et je marchais +/- 2 heures par jour, j’ai réussi à me péter les ménisques qui étaient déjà dans un piteux état, c’est en fait tout l’inverse du lâcher prise, et parfois on apprend AUSSI dans la douleur 😉

      amité à toi Laurent

      1. Léviter, léviter…. le tout est de ne pas l’éviter; il me semble avoir observé que ce qui se produit est toujour (ou en tout cas souvent), une occasion de lâcher prise en tenant compte d’une réalité que nous cherchons plus ou moins consciemment à éviter avec les meilleures intentions du monde. 😉 🙂

  2. Pas trop mal aux genoux, mais me déplier quand je me lève !!! (et marcher comme la fée Carabosse, et sans même une canne ! alors, pour regarder les choses d’en haut, quand on a le nez qui frôle le plancher… )
    Mais bon, je ne me plains pas…:-d

    1. oui je comprends TOUT A FAIT de quoi tu parles !!!! 😀
      Il faut toujours prendre soin de soi quand on se lève, les autres peuvent attendre, on les aide à ainsi développer leur compassion 😉
      bises

  3. C’est vrai qu’on peut être en bas et regarder les choses d’en bas ou d’en haut et faire de même quand on est en haut…
    En fait, où que l’on soit on peux regarder les choses de différentes façons.
    Quand on est en bas de la montagne, si on veut être en haut il faudra monter.
    Mais si on est en haut, il faudra redescendre et perdre la vue magnifique que l’on a de là-haut. Sans parler que la descente peut être très fatigante aussi, en montagne.
    Dans tous les cas, il faut faire des efforts et abandonner quelque chose.

      1. Ne peut-on dire aussi : « ici est là »; voulanr dire par là que la vision sans point de vue particulier, permet de regarder en bas sans éprouver le désir ou la nécessité d’aller voir en haut comment ça se passe ni, étant « en haut », de penser que nous avons à redescendre voir ce qui se passe « en bas ».

    1. À qui appartiennent les genoux ?

      Il est clair que ce dont vous parlez est une médiditation « à part » de la vie habituelle. Il s’agit d’une mise entre prenthèse de cette dernière.
      Il s’agit bien d’une pratique où l’on rentre et d’où l’on sort.

      Au sortir de la pratique, un quelqu’un ce réinitialise, se réindentifie, il y a réappropriation d’un corps avec des genoux qui font mal. Les points de vus sont multiples, bien sûr et font dire que l’on est en altitude, voire dans une cabine spatiale, ou au raz de paquettes ou des pissenlis qui un jour nous mangeront par la racine.

      L’absence de tout point de vue est vacuité. Il y a lieu de ne pas confondre la pratique (moyen), le doigt qui indique, avec la vacuité en soi.

      1. Cher Eric, c’est la façon dont tu perçois cela, peut être par rapport à une expérience personnelle de méditation ou d’échange avec d’autres personnes qui pratiquent la méditation. Je ne vais et ne peux pas parler à la place de Henri, mais le fait de s’asseoir n’est pas entrer et sortir (peut ne pas l’être) et en même temps les genoux peuvent déclencher de la sensation de douleur. Il peut y avoir un moment d’assise silencieuse, un moment de travail professionnel, un moment de repos, et ne pas avoir de frontière entre eux (je dors je vais méditer etc…) et exister réellement (la célèbre phrase de Bouddha « quand je marche, je marche »

        chaleureusement

        1. En accord.

          Il n’y a pas autre que ce que l’on est.

          Peu importe l’activité en cours.

          C’est bien ce que je formulais 😉 🙂

  4. Je ne savais pas que le bouddhisme invitait à la douleur et pourquoi pas au cilice, si cher aux membres de l’Opus Dei. Faut arrêter les bêtises, les amis.
    La souffrance n’a jamais rien apporté de bon.
    Méditer doit conduire à la paix intérieure, à la sérénité et à un équilibre mental bienfaisant. La douleur ou la souffrance en sont à l’opposé…!

  5. L’obstacle à l’ouverture à un sans moi qui conceptualise que la douleur ou la soufrance sont et à l’opposé de la paix, de la sérénité est un moi.
    Ce n’est pas du tout compliqué.
    Il n’y a pas besoin de tête pour vivre non duel.

  6. Pour moi c’est du chinois, cher ami. Je ne comprends toujours pas grand-chose. Mais je dois être particulièrement stupide, borné et mal embouché.
    Sinon, je crois aussi savoir qu’il existe des personnes qui parlent un langage particulièrement hermétique pour faire croire à une culture confidentielle, inaccessible au commun des mortels.
    Pourtant, les concepts les plus sophistiqués peuvent être décrits et expliqués avec des mots très simples que tout le monde comprend.
    Il suffit de le vouloir et, peut-être aussi, d’en être capable.
    Je suis français et je parle français. Il suffit de me parler français.
    Un « sans moi », c’est être mort…

    1. Pour toi, pour ton mode de raisonnement, mon ami.

      Ce n’est pas compliqué et Tu n’es pas particulièrement stupide.

      C’est très bien comme ça.

      Je ne suis pas hermétique; je te parles de ce que je vis : Vide de représentation. C’est tout.

      Et je dis que ne pas s’encombrer d’un moi, ce n’est pas être mort. Je ne parle depuis aucun point de vue particulier situable dans l’espace.

  7. Il est certain, s’il était encore utile de le démontrer, que selon le point de vue d’où l’on observe le monde, nous avons tous une vision très différente, une approche différente, des acquis, une expérience, un savoir, une culture différents. C’est ce qui fait la quasi impossibilité que les hommes ont a communiquer. On fait semblant de comprendre l’autre, mais comme on ramène tout à soi et à ses propres connaissances/expériences, on perçoit mais on ne comprend pas, on ne partage pas.
    L’esprit vagabonde. Mais nous avons tous forcément un point de vue cérébral ou dans l’espace. L’univers de l’esprit est infini et inexploré. Et l’explorer pourrait sembler un peu vain. Cultiver les choses de l’esprit nous fait négliger le monde et les autres. Sauf si on prend le parti de se réfugier dans cet univers pour fuir la réalité du monde physique.

    1. Cela va sans doute encore te paraître du charabia, cependant je l’exprime toute fois :
      Il est une absence de point de vue particulier qui fait que nous sommes ouverts à tout point de vue et qu’aucun des points de vue variés à l’infini ne dérangent car il n’y a personne qui puisse être dérangé. Le vide fait que tout peut apparaître.
      C’est là où nous divergeons, Laurent ; en particulier, lorsque tu affirmes que « nous avons tous forcément un point de vue cérébral ».
      Justement, pas forcement.
      C’est ton opinion, et je la respecte totalement. Ainsi que celles que tu émets.

      Je ne considère pas que « cultiver les choses de l’esprit nous fait négliger le monde et les autres ». Bien au contraire ; cela crée une ouverture totale qui fait que les mondes et ceux qui y vivent sont accueillis avec un amour total car non restreint par un ou des points de vus particuliers qui eux, restreignent. Étant vide, l’accueil est total, sans limite, sans barrières de représentation.

      1. Je crois en effet, comme Laurent, que nous avons tous, nécessairement, un point de vue cérébral, et dire qu’on n’en a pas, en est un
        En même temps je crois aussi que nous pouvons ne pas croire que ce point de vue soit le seul, nous pouvons même penser qu’il est faux car limité et même sentir qu’il y a une vision globale qui ne peux s’exprimer d’une manière cérébrale, mais nous ne pouvons la nommer (on le ressent fortement & facilement par exemple face à des immensités cosmiques, maritimes ou terrestres, ou face à des actions collectives solidaires etc)

        chaleureusement

        1. Là git l’erreur : « Je crois en effet, comme Laurent, que nous avons tous, nécessairement, un point de vue cérébral, et dire qu’on n’en a pas en est un ».
          Il n’est pas question de croyance mais de constat. Exprimer cette vérité n’est pas un point de vue cérébral ; c’est simplement l’expression de cette vérité qui passe par le moule mental pour s’exprimer. Elle ne lui est pas conditionnelle. Le mental ne peut se saisir de cette vérité par le fait même de ce qu’il est : fabriqué, duel, conditionnel à sa situation dans les espaces et dans les temps.
          Il ne s’agit pas d’un ressenti ; c’est une prise de conscience de « l’observation innocente » (formule de Jean Klein en : « TRANSMETTRE LA LUMIÈRE »). Il n’y a d’observateur depuis tel ou tel point de vue que celui qui se prend pour tel ou tel observateur.

          Bonne jounnée

  8. Oui, merci pour ces détails.
    Mais bon, c’est quand même trop subtil pour moi.
    Je ne comprends pas ce besoin de vide qui peut faire tout apparaître. Et quand tout est apparu, que fait-on? On est plus avancé qu’avant?
    Tu as pourtant un point de vue cérébral. Tu penses et tu me parles de tes pensées. Le respect des opinions n’est que la façon dont on les aborde socialement. Mais intimement on peut les mépriser ou les apprécier.
    Qu’est-ce que « accueillir avec amour »? C’est une pure formule de rhétorique? Parce que qui accueilles-tu au moment où tu médites ou introspectes? Personne. Tu es seul. L’amour est une chose active, dynamique, positive et concrète. L’amour se montre, se donne, se mobilise. Sans signe ou preuve tangible d’amour, ne restent que les mots. Tout le monde parle d’amour comme tout le monde parle de vertu, d’honnêteté, d’altruisme, de civisme, de coeur, de générosité, mais qui pratique tout ça?
    Tous les gens que je rencontre ne s’occupent que de leurs affaires et ignorent le reste et les autres.
    Si je médite, je pense. Je ne fais pas le vide dans ma tête. Ce serait stérile. Je pense et je tente d’avoir une pensée plus construite, plus utile, plus efficace, plus rationnelle (tout étant relatif). Mais tout dépend de l’objet de la pensée. Si on fait le vide, on ne pense plus à rien. Alors, soudain tout apparaît. Dans ce cas, on se retrouve au même niveau que moi lorsque je médite. On pense, quoi! Notre cerveau nous sert à penser, à réfléchir. Lorsque nous méditons, nous pensons. On peut sûrement faire le vide, dans un but de décontraction, de relaxation, d’objectif zen. Mais si on fait le vide, on ne pense pas, car la pensée fatigue, comme être à genou fait mal aux genoux…!

    1. Le vide n’est pas un « besoin » ; tout juste un constat. De la même manière que nous pouvons constater qu’une page blanche est vide de mots écrits.
      Pas de point de vue n’est pas un point de vu limité, cérébral ; Le point de vue cérébral, représentatif est du côté de celui qui lit ces mots.
      Nous ne pouvons jamais être à la place d’un autre.
      Tes remarques sur les preuves d’amour font penser au Saint tomas des Évangiles.
      Il n’y a personne de tangible qui pense dans ce que tu supposes être mon cerveau. Il n’y a d’objets que dans la tête des gens qui se prennent pour un sujet pensant des objets, cherchant à objectiver pour se rassurer en se pensant être quelqu’un qui pense, qui fabrique des objets de pensées.
      Vouloir faire le vide est une idiotie (attention, pas d’erreur d’interprétation, je ne formule pas que tu es idiot); faire le vide de quoi ?
      Nous sommes le vide.
      Les genoux douloureux post méditation passent, le silence, Le vide fondamental, n’est pas affecté.

      1. Redit autrement (il me semble) nous sommes à minima un processus chimico-électrico-physique qui produit entre autre des ondes cérébrales, et pour vivre en société nous avons besoin de créer un « moi social », la source de notre souffrance est que nous prenions ce moi pour quelque chose de réellement existant, indépendant du reste, le plus important de la création et dont nous espérons qu’il sera durable

        chaleureusement

        1. Il te semble, frédéric et il semble à beaucoup d’entre nous.

          En réalité, il s’agit encore d’un représentation, d’une vue partielle sous un angle particulier.
          Soyons clair je ne nie pas ce point de vue; je ne le nie pas, je dis qu’il est partiel. De formation scientifique et médicale, je saisis sans difficulté ce que tu formules là.
          Là où notre avis diverge, c’est dans l’acceptation de l’idée que ous nous trouvons les uns les autres dans une sorte de nécessité de construire un personnage social, un acteur ou une marionette factice. Ce n’est pas une obligation; c’est une habitude prise.
          Elle nous sépare artificiellement de nous réel; c’est ce décalage qui établit un monde où la soufrance s’établit; là je suis en accord avec ta formulation.
          Namaste ou Tashi Delek; Bonne après-midi et soirée.

    2. En tout cas cher Laurent tu saisis des choses dont bien des bouddhistes courent après ! 😀 Comme en effet de saisir que cette vacuité est plus « un tout possible » qu’un « vide de quoi que ce soit »

      Tout n’apparaît pas, mais tout peut apparaître. La différence me paraît grande, si tout apparaissait nous serions des « supermen » aux « superpouvoirs » comme le croit par moment ZEM. Or par cet état d’esprit ouvert, tout peut apparaître, c’est à dire que nous ne nous limitons plus (ou le moins possible) par nos croyances, nos peurs, nos apprentissages, nos pensées, nos émotions, mais au delà de cela nous acceptons qu’il puisse y avoir autre chose, comme une grande intuition. C’est en cela que cela peut paraître impossible à Zem et en même temps nous y allons, nous le FAISONS (agir). Ainsi nous pouvons faire un constat et prendre un voeu comme « les êtres sont en nombre infini, je fais le voeu de les aider ». Bien sûr nous ne pourrons pas sauver tous les êtres, mais nous ne nous arrêtons pas à UN objectif, nous agissons. Voir cette histoire, nous ne pouvons sauver tout le monde, mais « pour celui que nous avons aidé » cela CHANGE TOUT.

      On peut donc méditer au sens occidental (méditer sur un sujet = réfléchir à un sujet) ou au sens oriental (bouddhiste) : chercher à dépasser la vision égotique pour aller vers une vision universelle qui débouche OBLIGATOIREMENT sur un mode ACTIF qui respecte la vie, la préserve etc.

      chaleureusement

      1. « … nous ne pouvons sauver tout le monde… »
        … ni même quelqu’un au singulier pluriel.

        Si nous nous « sentons » d’accompagner, c’est sans doute la première des illusions à faire fondre. Qui serions nous pour « sauver » qui que ce soit ? Et sauver de quoi ? Nous ne pouvons être « à la place » d’autrui, ni vivre sa vie en ses lieu et place.
        Le christianisme lui même se méprend sur « Le » Sauveur qu’elle vénère et parfois idolâtre.
        Nous ne pouvons jamais « sauver » quelqu’un de lui-même, de la situation conditionnelle où il se trouve ; s’il ne le désire pas.
        Tout ce qu’il nous est possible, voire imparti de faire, c’est de cheminer à ses côtés et l’aimer en réalité, en vérité ; l’intuition véritable nous fait alors poser les actes adéquats. (« sans karma », pourrions nous dire pour rester dans le cadre du bouddhisme)

  9. Bon, tout ça est bel et bon, très cérébral, mais effectivement assez vide.
    Pour ma part, je suis dans la vraie vie, dans la réalité humaine et je n’ai pas trop le temps de me réfugier dans la vacuité d’un verbiage ésotérique en diable. J’ai été franc-maçon et j’ai trop entendu de discours creux. Pour ce qui est de l’amour et de ses manifestations, je pense contribuer à ma façon. Bonne journée à toi.

  10. Cher Frédéric, merci pour ces développements qui me touchent davantage.
    Par contre, je dois préciser que ma précédente réponse ne s’adressait pas à toi. Petit problème de mise en ordre des réponses…! :o)
    Bonne journée à toi.

  11. Oui Eric, la vraie vie. Ce dont nous parlons ici est juste de la spiritualité, l’activité de l’esprit, de notre cerveau, de notre intelligence. On raconte ce qu’on veut, ce qu’on croit, ce qu’on ressent et on essaie de partager tout ça.
    Dans la vraie vie, un pauvre a besoin de manger. Et l’amour et la compassion n’ont jamais nourri personne. Même les moines bouddhistes les plus ascétiques mangent un bol de riz de temps en temps et un bol de thé au beurre de yak…! :o)
    Sinon, ce sont des dieux !!
    Je suis aussi de formation scientifique. Mais peu importe la formation dans ce genre d’échange. Ce qui compte ce sont les convictions ou les croyances que nous avons. Mais dans la vrai vie, le quotidien est très « présent », si je puis dire, par un jeu de mot que je n’avais même pas cherché! :o)

      1. => une réfléxion postée ce matin sur La Vie en Mouvement à propos de :http://shivaisme-cachemire.blogspot.com/2011/10/comment-peut-on-ne-pas-v

        « ==>> La vacuité est un constat, elle n’est pas une représentation spatiale.
        Seul l’écran mental et sensitif y « ajoute » illusoirement quelque chose. Ce qui se donne consistance et donne consistance à ce qui se déroule sur le film mental, est cause de violences et de guerres.

        Faire objet provoque désir de détruire, d’éradiquer ce qui ne convient pas et, pour le moins, de violentes intrusion dans ce qui est objectivé comme chose à supprimer du monde que le violant veut construire et le pacifique préserver. La violence et la non-violence comme partis pris sont deux revers de la même idéologie au sens collectif comme au sens singulier. De même que la dualité et la non-dualité qui s’échafaudent en miroir avers et revers.

        La vacuité vécue est la résolution des contradictions apparentes, celle des conflits.>

    1. Oui ma réponse n’était pas claire dans cet ensemble de commentaires 😉
      tu disais :  » Et l’amour et la compassion n’ont jamais nourri personne. » donc je pensais qu’on pouvait émettre l’hypothèse que son « contraire » n’avait jamais rien créé non plus :mrgreen:

      chaleureusement

  12. @ Eric:
    Dire que tout ça partait d’un simple mal aux genoux…
    Comme quoi, on peut vraiment développer…!! :o))
    Bien amicalement et bonne journée à toi !

    1. Oui, bonne journée à toi et, rassure-toi, il m’arrive, lors de la « sortie » de méditations formelles, de ressentir passagèrement, ce que l’on peut désigner par……. des douleurs aux genoux, le temps de reprendre mouvement !! 😉 C’est pourquoi il m’arrive de préférer l’exploration du « Guérier pacifique » avec la proposition de Martine de Nardi avec l’Art Martial Sensoriel ( http://www.artmartialsensoriel.org) 🙂 et de ❤

  13. Moi, je me sens la fibre bouddhiste, mais pas trop méditant…
    Je ne sais pas si c’est une hérésie…?!! ;o)
    De toute façon, je suis pacifique et pacifiste, même non-violent, bien sûr, mais pas non plus victime ou tendre la joue gauche.
    La violence détruit tout et, par la force des choses, il faut toujours se préparer à être agressé, les individus comme les nations. C’est pourquoi je suis aussi militariste et pour une puissante armée de défense de notre pays, de nos idéaux démocratiques, républicains, laïque, droits de l’homme, etc…
    Mon paradoxe est peut-être là, sympathisant bouddhiste et pacifiste mais aussi militariste, quand les armes servent à faire régner la paix.
    Enfin, on s’éloigne chouïa du mal au genoux, là, et Frédéric doit bien rigoler de nos échanges qui battent la campagne…!! :o)))

    1. Non cher Laurent je ne rigole pas de ces échanges, le risque (déjà dépassé ici 😆 ) c’est de parler sans cesse de ce qui ne peut être que vécu et en même temps il faut bien partager, acceptons simplement que chacun puisse le vivre différemment et que notre façon de le vivre n’est la meilleure que pour nous dans cet instant et cela apportera un beau témoignage à qui veut l’entendre
      « [se sentir] la fibre bouddhiste, mais pas trop méditant… » n’est pas une hérésie, on pourrait plus s’interroger si on se disait « bouddhiste mais non méditant » 😈 mais encore la personne qui dirait cela, il faudrait savoir ce qu’elle entend par « méditant » je connais plusieurs personnes qui cheminent depuis longtemps sur la voie du Bouddha, et qui sont je pense de belles personnes ressources et en même temps qui peuvent ne pas faire « zazen » (méditation assise) aussi longtemps/souvent que des débutants mais de ce que j’en vois elles n’ont pas abandonné la méditation, simplement un type de pratique (pour différentes raisons)
      Ton paradoxe, cher Laurent, c’est que je crois, et je suis présomptueux de dire cela à toi qui réfléchit plus que moi et écrit bien mieux (sans aucune fausse modestie, c’est avec sincérité que je le dis car je le pense), ton paradoxe dis-je (tu vois niveau écriture je suis toujours un peu alambHICqué 😆 ) c’est peut être qu’il te manque qqs données théoriques liées à la non-violence, 😉
      En effet la pensée non-violente nécessite la création d’un corps de police qui est là pour faire respecter les lois et empêcher la loi du plus fort. Ce corps de police doit pouvoir user d’un rapport de force non-violent mais efficace (la police anglais a commencé à porter des armes pour certains policiers en nombre très restreint que très récemment) de la même manière au niveau international il est nécessaire d’avoir l’équivalent de cette force de « gendarmerie » qui ressemblerait fort à une armée 😉 , un peu comme un cops de l’ONU qui aurait des pouvoirs de police réels avec usage de la force (non-violente) autorisé (souvent leur mission est très limitée, seule leur présence -en tant que tiers- apporte un plus)
      Donc pas de paradoxe a se sentir non-violent et à vouloir d’un organe qui maintienne des rapports non-violents entre personnes et entre institutions
      Par contre « si vis pacem parabellum » a toujours amené non pas la paix mais la guerre, c’est pourquoi je crois que cette force ne peut dépendre d’un état qui se sent par avance menacé (un peu comme Coppé qui veut faire prendre l’engagement aux personnes demandant la nationalité française qu’elles se battent d’une manière armée pour la France, quel pays nous menace militairement actuellement d’une manière conventionnelle ? ) mais bien au niveau supra-étatique
      c’est pourquoi j’ai toujours été pour la mondialisation, non pas économique, mais politique

      chaleureusement

      1. Cher Frédéric, merci encore une fois d’avoir pris le temps de cette réflexion et de cette réponse sympathique et bien articulée.
        Tu me donnes toujours un éclairage nouveau et j’en suis heureux. Cela contribue à m’aider à me rapprocher de l’esprit bouddhiste que j’aime, sans être méditant. C’est un peu comme avoir un comportement « chrétien » sans être croyant ni pratiquant.
        Je ne veux pas faire long. Je suis d’accord avec tout ce que tu dis.
        Chacun doit pouvoir vivre sa foi ou son chemin. L’échange avec les autres peut être éclairant, néanmoins.
        Oui, je suis parfois dans le paradoxe. C’est-à-dire pour moi une sorte d’équilibre de la pensée, de la réflexion, dans la recherche de ce qui me semble le mieux, la meilleure voie. Nous avons tous des paradoxes, néanmoins. Enfin, je le crois.
        Merci pour tes gentils compliments.
        Pour ce qui est d’être armé, oui je suis d’accord avec toi.
        Il ne faut pas se préparer à faire la guerre, mais être prêt à répliquer à toute agression de l’extérieur comme de l’intérieur. Car le danger vient parfois de l’intérieur.
        Mais je ne suis pas, personnellement, très favorable à cette idée de mondialisation qui est la source même de toutes les injustices et de toutes les oppressions. Si les hommes étaient droits, honnêtes et altruistes, ce serait différent. Mais c’est loin d’être la cas. Le monde est gouverné par la finance des riches et des égoïstes qui méprisent tous les autres. Que des nations libres et opulentes aident des peuples plus nécessiteux me semble une bonne chose. Mais pour le reste, c’est du domaine de l’utopie.
        Par ailleurs, je trouve naturel que la France se préserve de troubles intérieurs liés à des populations immigrés hostiles et je pense que les mesures proposées sont encore très insuffisantes. La France est le seul pays pays du monde à offrir aux étrangers et aux immigrés naturalisés un tel panel de droits et de privilèges, dans le monde. Je crois que le statut d’immigré nationalisés doit impliquer de la reconnaissance et un comportement irréprochable dans le pays d’accueil qui a été l’objet d’un rêve et d’un projet de vie.

        Bonne journée à toi.

  14. une remarque : D’après Le lexique de Michel Odoul : « Dis-moi où tu as mal » (A.M.), les douleurs aux genoux signifie des difficultés à plier, à accepter un vécu particulier. « Les genoux sont l’articulation de l’humilité, de la soupless intérieure, de la force profonde profonde. » …
    « Le genoureprésente la porte de l’Acceptation »… « C’est l’articulation majeure de la relation à l’autre et de notre capacité à accepter ce que cette relation implique comme ouverture, voire compromis. »

    1. oui cher Eric, pour autant qu’on accepte le principe de la SIGNIFICATION d’un mal autre que le pb physique, pour ma part je n’y crois pas, mais je pense qu’en effet on peut donner un sens à une douleur :mrgreen »

      chaleureusement

  15. C’est peut-être le symbole de l’humilité, mais aussi de la soumission et de la servilité. Un homme libre ne devrait jamais avoir à se mettre à genou, sauf pour faire du carrelage…! :o)
    Je crois que le membre majeur de la relation à l’autre doit être la main tendue ouverte paume vers le haut.

    1. Ça dépend de quoi (ou qui) nous acceptons de devenir l’esclave.

      Certains c’est la cloppe, d’autre de la drogue, d’autres l’alcool, d’autres l’argent, d’autre c’est l’aliénation à une religion ou à des gurus, aux jeux de toutes sortes, au sport etc. (note : en fait on peut être accros à tout cela et en plus à la rhétorique…)

      J’ai observé que dans la vie, nous ne sommes pas obligés de regarder côté pessimisme, côté négatif ; il est possible, tout en prenant note de ce qu’il peut y avoir ce côté qualifiable de négatif, de rester sans se forcer, dans la tonalité positive. « La Joie sans objet » y invite de manière naturelle.
      Un autre signe de soumission plus courant est de baisser la tête. 😉
      C’est pourtant le signe d’une marque de respect envers la vie en « l’autre », soit en fait, lorsque l’on ne reste pas attaché à la forme de l’autre, à son apparence et à la notre, aux masques interfaces : En l’ultime réalité.

  16. Ca ne répond pas directement et c’est peu-être hors sujet, mais je viens de lire ceci, selon le Dalaï Lama:
     » Se considérer comme supérieur aux autres, c’est être soi-même son pire ennemi et aller droit à la ruine. Le mal, la peur et la souffrance qui règnent dans ce monde ont une même origine : l’attachement au « Moi ». »
    Mais il me semble que biologiquement le « moi » est essentiel à la survie de l’individu et de l’espèce.
    Ne vaudrait-il pas mieux parler d’égoïsme individuel excessif ?

    1. Cher Laurent, dans ce court extrait, qu’il faudrait recontextualiser, je ne lis pas que le DL ait dit qu’il fallait supprimer le moi ou que celui ci était inutlle.
      Il parle simplement de l’attachement à cette image, je rajouterai c’est en plus le fait de superposer et confondre cette image avec ce que nous pouvons être qui est source de souffrance
      Comme je l’ai dit nous avons besoin d’un moi social (pour rentrer en relation) mais nous n’avons pas besoin de croire qu’il soit supérieur, durable, fixe, autonome, indépendant, central, car ce sont ces croyances qui vont induire des comportements et des « contre-comportements » qui vont créer de la souffrance
      On peut en effet parler d’égoïsme individuel excessif, mais cela n’est pas suffisant pour qualifier cette « ignorance »

      1. En effet, qui sommes-nous pour juger que « les autres » sont trop ceci ou trop cela ou pas assez-ceci, pas assez cela… selon notre goût.
        Le goût de qui, exactement ?

        Il semble qu’au bal des ego dictatoriaux, il y ait en ce moment, des chutes spectaculaires lors des valses.
        Peut être le signe de ce que la conscience consciente d’être commence à s’apercevoir et se révéler de manière « plus musclée » et se généraliser.

        Indignons-nous 🙂 ! 😉

        … vers nous même en premier.

        => http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2011/10/19/22405288.html#c45665186

          1. YES, WHE REALY CAN SUPRESS OUR EGO, celui chiant pour nous et pour les autres.
            Pour ce qui est de notre faculté de réflexion mentale, usons-en tel quel :
            => Un outil fonctionnel que nous utilisons uniquement lorsque nous en avons l’usage et c’est tout ; pas plus, pas moins. 🙂

  17. Je n’ai pas dit ça non plus. C’est juste le terme qui me gêne un peu. Mais qui suis-je, hein?! :o)
    Des tas de gens ont un moi et ne massacrent pas pour autant la moitié de l’humanité… Bien au contraire, certains apportent paix, réconfort et douceur.
    Le mal, la peur et la souffrance ne viennent pas de tout le monde. Ils viennent de certains dont le moi tellement gonflé qu’ils se prennent en effet pour des êtres supérieurs, donc les maîtres du monde.
    On en a tué un hier, ce n’est pas une perte…

  18. Oups, c’est parti trop tôt !
    Bon Jour Frédéric.
    Oui, je te connais aussi sous ce pseudo en effet… du temps de « Paix des âmes ».
    J’ai d’ailleurs une de tes BD à la maison et une spéciale dédicace de ta part
    Ravie de te retrouver part ici. A présent, je vis ma philosophie plus « personnellement » je dirai…
    J’espère que tu te portes bien.
    Chaleureusement à toi.
    et à très bientôt.
    PS : Le hasard existe t’il ????

  19. 🙂 == > Pour ceux qui ont mal aux genoux, voici un extrait de Méditation et action (Chögyam Trungpa, Point/Sagesses) :

    « (…) Néanmoins, pour ceux qui trouvent pénible ou difficile de s’assoir les jambes croisées, s’assoir sur une chaise va aussi bien.
    D’ailleurs cette posture (assis sur une chaise) figure bel et bien dans l’iconographie bouddhiste et s’appelle l’asâna Maïtreya. Elle est donc parfaitement acceptable.
    Ce qui compte est d’avoir le dos bien d’aplomb (donc de tenir bien droite la partie supérieure du corps) de façon que la respiration se fasse sans aucune gêne. (…) »

    1. tout à fait
      Pour ce qui est de l’iconographie de MAitreya il faut dire que c’est une représentation qui vient de Chine (où on s’asseoit sur des sièges comme en occident) alors que les autres représentations bouddhiques viennent d’Inde où on s’asseyait au sol
      la culture est importante, il faut aussi la respecter, et chez nous on s’asseoit plus sur des chaises qu’au sol 😉 même si la posture de type lotus, ou 1/2 lotus sont particulièrement stables
      chaleureusement
      Frédéric

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