Politique de la transparence


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Lorsque des pensées, des sensations, des perceptions surgissent, je ne me les approprie pas sous la forme de mes pensées, de mes sensations, de mes perceptions. Je ne les regarde pas non plus comme des pensées, des perceptions, des sensations impersonnelles qui s’agiteraient en moi ou devant moi. Je ne m’identifie pas à mes pensées et pourtant je n’en suis jamais séparé. Il ne s’agit pas non plus de se concentrer sur un objet ni de fixer l’esprit. Ce n’est pas plus observer l’émergence ou la disparition des pensées ni contempler le jeu du mental. Assis-là, nous ne sommes concentrés sur rien, nous n’observons rien. Demeurer dans l’ouvert ne relève ni d’une technique ni d’un exercice. Sautez par-dessus vos espérances. Alors, les pensées, les perceptions, les sensations seront elles-mêmes comme des joyaux transparents et chatoyants au cœur de la non-dualité. Soudainement, tout sera parfaitement unifié sans plus faire de distinction entre le corps et l’esprit, l’intérieur et l’extérieur, un sujet qui perçoit et un objet qui est perçu.

Eric Rommeluère.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

Ce blog, né en août 2008 a plus de trois ans !

 

Il y a trois ans ZEM y était !

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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10 réflexions sur “Politique de la transparence

  1. Il est gentil Eric Rommeluère…! :o)

    Moi, si je fais ça, je deviens un esprit totalement délivré de mon enveloppe charnelle et je n’ai plus rien à faire sur Terre.
    L’ouverture, la sublimation totale, l’abandon de nos chimères, de nos démons, de nos envies, de nos sensations, de nos sens, tout cela permet-il vraiment d’aller vers les autres, de pratiquer l’amour, la compassion, le secours, l’assistance pour ceux qui en ont le plus besoin? Je ne sais pas, ô maître.
    Faut-il d’abord se sentir bien au point de ne plus rien sentir, par un certain égoïsme très personnel, avant de se replonger dans les horreurs du monde réel et de tenter d’en adoucir la dureté? Et comment peut-on faire cet aller-retour?
    Ne faut-il pas plutôt accepter notre sort et vivre la vie de tout le monde en partageant ce que nous avons avec ceux qui n’ont rien?

    1. Cher Laurent, toi comme les autres, qui t’ont précédés ;), je suppose que si tu cherches à suivre en effet les instructions proposées (mais pour être franc , il vaut mieux le faire dans un contexte et un processus précis, pas obligatoirement comme une expérience trouvée sur le net) il n’y aura justement pas cette séparation corps / esprit, mais au contraire intégration de ce qui est sans non plus appropriation pathologique
      Et n’est ce d’ailleurs pas ce que tu résumes en fin de ton commentaire : être avec ce qui est et partager 😈 , tu as tout compris :mrgreen:
      amitié

  2. Quelle horreur du monde ?
    Qui les ressent ?
    Quelle est la tenneur de nos attaches aux « horreurs » du monde ?
    Qui les qualifie ainsi ?

    La perspective d’une désincarnation n’est pas la solution, ni la fuite devant qui je suis, qui médite, qui se représente être, qui regarde les pensées et les images défilant, qui désire….

    La méditation n’est pas une attitude; elle n’est pas une posture artificielle.
    Elle est la vie.

    1. Merci chère Lyliane, j’étais surpris & heureux l’autre jour en voyant que cela faisait trois ans que ce blog et ces dessins existaient
      Je ne me rends jamais compte du travail accompli, des fois cela fait aussi du bien de se retourner pour voir le chemin parcouru, même si le seul chemin qui existe est celui sous nos pieds 😉
      chaleureusement

      1. Et qu’au bout du compte il n’y a pas de chemin ni quelqu’un de séparé qui le parcourt. C’est « le même autrement » dont il est pris conscience éclairée sans retenue.

  3.  » sautez par dessus vos espérances »

    Comme une petite musique en nous qui dit :
    allez, j’y vais..même si ça ne se fait pas, même si c’est trop haut pour moi..
    quand le « si » ne tient pas, la vie passe..là où on ne l’attend pas.

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