Je t’aime, moi non plus.


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Il est parfois difficile d’avoir un amour inconditionnel pour tous les êtres. Mais l’amour peut être déjà de prendre conscience de nos réactions, nos sentiments, et de ne pas nous laisser emporter par ceux-ci. Il emprunte des voies qui sont parfois paradoxales en apparence. Ainsi pour préserver l’intégrité aussi bien d’une personne victime que de son bourreau, on peut être amené à agir avec force contre ce dernier pour lui faire cesser ses actes négatifs. Le fait qu’on prenne conscience qu’on ne puisse tout résoudre, ne nous empêche pas d’agir d’une manière adaptée comme dans cette histoire (lire).

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel


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Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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14 réflexions sur “Je t’aime, moi non plus.

  1. Bonjour Frédéric,
    Tu mets ici le doigt sur la chose la plus difficile qui soit à observer (dans le sens de pratiquer) : aimer celui ou celle qui nous (a) fait du mal. Personnellement, cela a beau faire partie du chemin que je suis, je reconnais ne pas y arriver. Je peux reléguer au fond de ma mémoire (éviter d’y penser), revoir la personne et ne pas y faire allusion, mais dire que je suis dans l’Amour avec un grand A serait nier ce qui fait encore la faiblesse de mon humanité. Et très sincèrement, quelqu’un ferait du mal à l’un de mes proches, j’ai beau pratiquer la méditation en conscience, me nourrir d’écrits et essais sur la spiritualité, être dans le fond de mon être une « non violente », je pense que dans un cas comme celui-là je serais capable de haine et de violence. Non, je n’ai pas atteint l’Eveil. Bien loin de là et il m’arrive même de « culpabiliser » de ne pas y parvenir – il est si difficile d’aimer et être dans la non dualité. Aimer ceux qui nous aiment ou ce qui nous fait du bien, aucun problème. Bien au contraire…. Aimer (des années après) un événement ou une personne qui nous a fait du mal et qui nous a – à notre insu – permis de changer d’orientation et s’ouvrir à d’autres horizons… pas de problème non plus. Mais il y a des douleurs qui restent et un amour plus grand que l’amour qui a du mal à se révéler, humainement parlant.
    Bonne journée à toi Frédéric. Et merci pour toutes tes publications même si je laisse rarement un commentaire.
    Amicalement,
    Marie

    1. Très chère Marie, merci pour ce commentaire sincère et très juste

      La difficulté vient peut être de notre notion de l’amour, qu’on prend pour un attachement symbiotique fort et c’est le message de maître Tsé (il me semble il ne me l’a pas dit)

      Dans un pays bouddhiste d’orient, un maître demandé à son disciple « qu’est ce que tu préfères par dessus tout ? » la personne répondit « L’éveil, le nirvana » et le maître de dire « sais tu que le nirvana c’est de ne plus se réincarner, c’est ne pas juger, ne pas aimer, ne pas rejetter, ne pas être soumis au désir, etc » du coup la personne répondit « ah oui non ce n’est pas cela que je veux »

      Nous avons tous une vision jouissive assez égotique de l’éveil, il en est de même de l’amour (je ne parle pas pour toi spécialement Marie, mais plus de moi :mrgreen: ) Or ne pas avoir de haîne, comprendre le fonctionnement de la personne violente est une façon d’exprimer cet amour sans attachement
      Ne pas avoir de haîne est déjà la réponse. Il n’empêche qu’on peut légitimement souhaiter et faire ce qu’il faut, pour qu’une personne qui a un comportement violent soit arrêtée dans son comportement, voir si possible que celui ci soit transformé, et qu’elle répare au mieux du possible ses actes

      par ailleurs pour reprendre une réponse de Gandhi à son fil quand ils étaient en Afrique du Sud (où ils vivaient en tant qu’avocat, au début de sa vie, moins mal traité que les noirs, mais pas spécialement bien traités non plus par les blancs) « oui si tu vois des personnes qui m’agressent sur le trottoir, bien sûr qu’il faut agir avec force contre ces personnes là »
      donc il n’est normal de défendre avec force (qui peut hélas mais logiquement, être violente contre ces agresseurs) sa famille qui est attaquée, surtout si elle est plus faible, sous de faux principes de pacifisme on n’a pas le droit de laisser maltraiter des plus faibles
      Mais là encore cela peut se faire avec force sans haîne, comme lorsqu’on pratique les arts martiaux, qui comme leur nom l’indiquent ils ne sont pas « pacifistes » mais peuvent être pratiqués sans haîne

      Oui il est très difficile d’aimer (et être) dans la non-dualité puisque le fonctionnement normal de notre mental égotique nous entraîne ailleurs, mais je te (nous) renvoie à la phrase de Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

      très chaleureusement

  2. « Agir..Joyeusement  »

    Juste reprendre lentement la phrase en soi en observant :
    Le moment ( il y a )
    Les acteurs ( des personnes)
    L’action ( qui sont )
    Mon jugement dans l’action ( méchantes avec d’autres)
    Ce que la circonstance a éveillé en moi ( l’envie de frapper)

    Repenser que de manière instinctive
    le chien qui ressent notre peur peut mordre par peur.
    Se rappeler qu’on est quelque part indentique au chien.
    Mais qu’on a le choix de tenter de devenir « homme ».

    L’action alors posée sera  » ce que nous avons pu faire de mieux »
    non pas par rapport à un « moins » mais dans la direction d’un accord.

    Alors seulement notre geste  » changera quelque chose »
    dans la circonstance précise à laquelle il s’est acccordé.

    Un tel geste est toujours « Joyeux » ( paix du coeur )

  3. Situation pas facile à gérer, il faut en convenir.

    Il existe très souvent pour ne pas dire toujours, une différence entre la théorie (mot qui contient le corolaire « Téos » = « Dieu ») et son application dans la pratique tout venant, c’est-à-dire hors des « lieux protégés » ; soit dans le quotidien en société.
    C’est ce qui a fait que pas mal de maîtres ont indiqué à des disciples venus de l’extérieur suivre leur enseignement, des phrases de style : « Maintenant tu vas aller confronter hors de ce lieu privilégié, ce que tu viens d’apprendre ».

    « Lilou » analyse la situation très complètement et indique de manière pratique et judicieuse, comment l’aborder et la gérer avec le recul nécessaire.
    Ce qui convient, je pense, c’est de voir la réalité de notre réactivité in situ, dans l’instant même de la situation concrète en train de se dérouler.
    &=> Je pousserai volontiers un peu plus avant, l’idée formulée par Lilou (« agir avec la Paix en Soi ») en exprimant ainsi : Être l’action en Soi de la Paix…
    Pas facile si l’on ne l’est pas en réalité ! Sur le sentier, mettre en pratique l’amour tel qu’il nous est possible de le vivre, même conditionné, c’est déjà ça, comme le dit le judicieux enseignant Maître TZÉ.

    L’amour, La paix du cœur, est communicative.

  4. Merci pour le prolongement ..
    Ainsi on passe de  » je suis paisible et j’agis » à  » mon acte manifeste la Paix agissante « Cet acte est toujours  » adapté à la situation »
    Et en ce sens bien sûr « la Joie est contagieuse »

  5. => Ça a tout de même un peu plus de « gueule » que ces contagions anxiogénées, par H1N1 ou escherichia coli et autres ou que les contaminations radio actives !!

    Comme tu l’as formulé par ailleurs, question de vibration, d’ajustement à une certaine longueur d’onde émettrice et réceptrice.
    Comme en ce qui concerne la TV ou la radio, il nous est « D. merci !», loisible de zapper.

    Si choix nous avons, c’est bien :
    – Celui d’ouvrir les portes que nous voulons ; même celles qui sont étroites.
    – Celui de nous brancher sur les longueurs d’onde auxquelles nous aspirons.

  6.  » zapper »..interrompre l’émission..
    Tout dépend qui en nous appuie sur le bouton.
    ( car il est une partie trés prompte à dire  » je sais » )
    à enfermer dans la boite de nos idées le parfum de la vie..

    Voilà pourquoi il me semble essentiel de « suivre la Joie »
    Cette paix du coeur dans laquelle  » je sais  » n’a plus grand place.

  7. En « Zapper », j’entends dire couper avec certaines chaînes et je ne parle pas que des chaînes des films que nous-nous projetons en permanence ; je parle des attaches mémorielles et héréditaires.
    Icelui qui coupe en nous est clairement pour ce qui « me », éric, concerne :
    « Le SELF qui logique », qui donne du sens non cumulé par la mémoire.
    Celui qui en moi, ne sait pas et avec lequel il m’arrive de co naître.
    L’ouverture au neuf (ou après le 9 qui signe le temps de gestation pour beaucoup de choses qui concernent l’humain).
    Le « Veilleur Silencieux ».
    Ce-celui-celle qui ne se laisse jamais enfermer dans une dialectique stérile.
    Au sens qui galope en cavalcade dans le cortex que la vie m’a alloué, il est loisible d’apercevoir en Myriam, dans Le Mythe retenu par le christianisme cette notion de matière toujours vierge, fécondée « durablement » par un esprit sain (« sain » est orthographié ainsi volontairement) mettant au monde un jésus, (un « je suis » ?) toujours vivant et énergisé dans le mythe en question.

    Je ne sais s’il y a un équivalent dans le bouddhisme. Je sais que Maya est assez proche phonétiquement…
    Ce que je vois c’est que les mythes de naissance des deux principaux personnage mythiques sont en miroir : Pour l’un le père est plutôt de genre virtuel, pour l’autre, c’est la mère qui meurt en le mettant au monde…
    Malgré le plaisir que me procurent ces échanges avec toi, Lilou, j’arrête là car j’ai le sentiment de m’éloigner du sujet mis en place par Frédéric.

  8. oui seulement voilà, ya pas si longtemps on disait « qui aime bien châtie bien »
    et  » ya des claques qui se perdent » et c’était aussi de l’amour, puisqu’on y croyait
    sans compter qu’au moment où on est DANS le conflit c’est quasi impossible de « rester paisible et d’agir » comme dit Lilou
    parce que quand on est dans le conflit, justement on n’est pas en paix !

    1. Très chère Ambre

      oui je connais bien ces phrases,
      comme disait Lepen (de mémoire) : « un coup de ceinturon de temps en temps cela ne fait pas de mal, la preuve j’en ai reçus »
      oui en effet la preuve .. du contraire ! :mrgreen:

      chaleureusement

  9. Dans l’instant présent, il n’y a pas de « autrefois on faisait ceci, on pensait cela, on préconisait de… »

    À ce que j’en ai compris, c’est de l’amour inconditionnel qu’il est parlé dans cette proposition de Frédéric.

    Toujours ramener là où l’on se noie, n’est peut être pas une fléche contre soi à tirer sytématiquement.

    Lancer une bouée depuis la terre ferme où sugérer comment apprendre à nager pour la rejoindre est peut être une attitude judicieuse. C’est à chacun de voir selon les critères en usage dans sa sphère d’inter vention avec autrui.

    Il me semble que c’est ce genre de démarche qu’à introduite le Bouddha.

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