Je ne peux pas m’empêcher


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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La vacuité dont parle le bouddhisme, est souvent vue en occident comme quelque chose de vide à atteindre (?). C’est au contraire une possibilité infinie, en chinois c’est <ku>, un des sens de <ku> est ciel. Les Chinois l’utilisent dans un sens d’espace illimité qui contient toutes choses, on pourrait tout aussi bien utiliser le mot « plénitude ». Mais ce n’est pas non plus un concept abstrait dont on pourrait avoir une compréhension intellectuelle correcte. La vacuité n’est accessible que par sa réalisation directe.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel


CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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66 réflexions sur “Je ne peux pas m’empêcher

  1. L’expression neutre : « être vide » pourrait faire l’affaire, en incluant tout fois pour un esprit occidentalisé classique usuel, qu’il ne s’agir pas d’une expression correspondant à notre habitude quand nous parlons de « partir en vacance ».

    La tradition hébraïque je crois savoir, met en garde contre la confusion entre « rien » et « néant ».
    Le sans cause et sans représentation offre la toute possibilité.

    L’échange entre ZEM l’apprenti et maître TSE évoque une situation courante où celle-celui qui, ne s’étant pas affranchi de son esclavage conditionnel, n’est pas encore de fait et de par son inhibition, libre de faire.

    Encore dans la tradition hébraïque, il est parlé d’exil de l’être humain ayant quitté son illimité pour le pays de la dualité normative et représentative (le paraître avec tout ce que cela induit d’intentions et de comportements).

    1. Ne pas faire la confusion entre « rien » et « néant » est en effet le point important qui pourrait parler de la vacuité aussi de la même manière que l’exil , plonger dans la dualité, dans le zen on parle aussi de « rentrer chez soi » avec la pratique de zazen

      pour ce qui est de « l’esclavage » relire pour le plan social et politique La Boëtie ( de la Servitude Volontaire) « ils sont grands parce que nous sommes à genoux » il « suffit » donc de se « relever »

      chaleureusement

      1. Oui, l’ami de Montaigne a donné la des clefs dont peu de gens se sont emparé pour contrecarer le nazisme et autres « fantaisies » meurtrières.

        Oui rentrer chez soi, être soi sans artifice.

    1. oui Ambre, mais ce que tu dis est un paradoxe, donc impossible, et c’est bien le point fort de la phrase de maître Tsé, si tu le fais, tu le fais 😉
      C’est comme lorsque nous sommes trop « paresseux » pour faire qq chose, il suffit de se dire « je le fais seulement pendant 15mn » et en général quand on est parti à le faire , on le fait
      car le plus dur est de démarrer
      le plus difficile est l’idée qu’on en a avant (ne pas pouvoir le faire)

      bises

      chaleureusement

      1. Penser et se persuader que l’on ne peut faire ci ou là est une barrière inhibitrice difficile à franchir.

  2. Ce qui est important, c’est de savoir que quoi que nous fassions nous ne saurons jamais, nous n’y accèderons jamais et nous ne comprendrons jamais.
    Seul le chemin qui y conduit est important. Pas le but.

  3. Pas question de savoir, Laurent, c’est d’être qu’il s’agit.
    « Conscience consciente d’être » est-il dit dans les écrits.

    Le savoir est toujours de seconde main, il se situe dans l’exil du dédoublement (dédouble ment, hi !)

    Nous, en tant que dualité, ne connaissons jamais, en effet nous cherchons seulement à com – prendre. Rien n’est à prendre (ou à laisser du reste !! Hi, hi)
    La vacuité, « le rien » ne se peuvent intercepter par un résonnement quelconque ; le silence ne se révèle, of course, qu’à ce qui est silence.

    « Le chemin », comme vous formulez se situant dans le monde de l’exil (l’ex « IL ») n’a pas d’importance en soi ; il en a certes une pour celle-celui qui se pense ou se croit « obligé » par insatisfaction d’en parcourir un ; jusqu’à ce qu’elle-il disparaisse en tant qu’entité séparée.
    Il n’y a pas de but en soi ; il ne peut y en avoir un plus ou moins fixé de manière plus ou moins floue, que dans la réflexion mentale d’une ou d’un exilé en pays d’erreurs, d’errance.
    CelleCelui qui est vide de toute croyance disparaît dans la vacuité de fait.

    1. Cher Eric , le chemin a toute son importance pour moi, car il a beau être « exil » (pour moi c’est une notion qui ne me parle pas, je ne me sens pas en exil, au pire « pas présent ») c’est le seul sur lequel je suis

      chaleureusement

  4. J’adore. Le bouddhisme anéantie toutes les excuses qu’on veut se donner pour agir d’une telle ou telle manière. Il nous fait aussi confiance comme étant véritablement libre et maître de sa vie.


    1. C’est tout à fait cela Mamzelle Z, il nous met dans un inconfort, alors qu’on passe notre vie à chercher un confort durable en fuyant la réalité, or ce n’est pas possible et cela ne nous amène que des pbs
      apprendre à vivre dans l’inconfort, nous montre que « malgré tous les malgré » il y a qd même de la Joie

      Je repense souvent au 1er Compagnon d’Emmaüs qui était venu voir l’abbé Pierre pour avoir de l’aide et ce dernier de lui répondre « je n’ai rien pour t’aider, mais par contre puisque tu es là tu vas m’aider à monter qq chose pour aider les autres »
      c’est cet inconfort là dont je parle

      chaleureusement

  5. OK, il n’est pas question de savoir, mais d’avoir la conscience être.
    Le savoir est de seconde main, donc sans intérêt.
    Par contre, il faut chercher à comprendre. Quoi? Sans savoir à quoi bon comprendre et comprendre quoi, puisque nous ne savons rien.
    La vacuité existe en effet, dans certains propos. Mais je ne la recherche pas.
    Le silence, je vois ce que c’est. C’est sympa, mais ça ne résout rien.
    Le chemin n’a pas d’importance, le but non plus.
    La croyance me semble absurde mais sans elle on disparaît dans la vacuité, dans le vide.
    Je ne crois que ce soit du bouddhisme, tout ça. C’est de la vacuité.
    Mais si c’est le bouddhisme, alors je suis heureux d’être sans croyance.
    Je vis ma vie le plus intensément possible, en essayant de respecter un peu les autres et j’accepte mon sort dans une relative sérénité. Quoi de plus…?

    1. Mais non, pas avoir conscience d’être ou la conscience d’être : être conscience d’être ; il n’y a en cela rien à posséder. La conscience conscient d’être n’est et ne peut être un objet à posséder ; Dit autrement : La conscience consciente d’être ne peut faire l’objet d’une quelconque possession.

      La vacuité n’existe pas, elle est.
      C’est lorsque celle-celui qui cherche à faire rentrer l’illimité dans le limité d’une pensée ou d’une représentation, a disparu, c’est effacé devant l’évidence et la simplicité de la vacuité, que celle-ci est.

      Tout cela n’est pas une question de croyance ou de dogmes ; il s’agit d’un vécu ; rien de plus.


    2. Et bien c’est déjà pas si mal tout ça mon cher Laurent, non ? 😉
      il me semble que si le bouddhisme existe il doit ressembler à qq chose comme cela : trouver une sérénité, c’est à dire ne pas s’identifier à nos souffrances, plus que respecter les autres c’est même chercher à répondre aux demandes d’aides de ceux qui souffrent

      chaleureusement

  6. Non, je crois surtout que tout ça ne sont que des mots creux.
    Je suis un être assez intelligent et je ne comprends rien à ce genre de dialectique.
    Si il faut analyser chaque mot, chaque proposition, chaque phrase, en espérant que, peut-être, on finira pas comprendre quelque chose, je commence à douter sérieusement que ces choses aient un sens.
    « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire vous viennent aisément », à quoi j’ajouterai « et tout le monde comprend parfaitement. »
    Si on veut délivrer un message hermétique, c’est bien ce genre de message qu’il faut faire circuler. C’est ça, la vacuité, ce genre de logorrhée verbale complètement vide qui tend surtout à faire croire à l’autre qu’il est un ignare.
    Je crois qu’il existe différentes formes de bouddhisme, sincère, profonde, superficielle, pour les gogos, passionnée, rhétorique en diable ou totalement hermétique…
    Dans les dessins de notre ami Frédéric, je vois toujours un concept très clair, très sain et très utile pour tout le monde. Et pourtant, ce n’est qu’un petit dessin. Quel grand art que de faire passer tant d’idées aussi limpides dans un petit dessin!
    Merci encore Frédéric.

  7. Pour en revenir a la réalité des choses (je veux dire l’illusion de la réalité des choses)
    Bah aujourd’hui je me suis dis crois tu que tu puisses le faire ?
    Mais heureusement j’ai pu m’en empêcher !
    et puis c’est vrai dans ces cas là tout les mots sonnent un peu creux…
    c’est ca la vacuité ? (humour)

      1. Faire ou ne pas faire…. volontairement est en dehors de la question du vide (je ne parle pas du creux : Un cloche sonne toujours creux et éric n’est pas autre chose qu’une cloche qui sonne creux Hi, hi)

        Page blanche ou page écrite sont de même nature : écrite, pas encore écrite, sur le point d’être écrite, en train d’être écrite, écrite il y a longtemps ou il y a peu, comme ces lignes sur la plage de ce blog, le vide est.

        Ce n’est là rien d’ésotéric ! C’est aussi simple qu’un grain de sable invisible sur l’immensité de la plage ou du désert.

  8. Trouver le juste équilibre entre chanter tout l’été et engranger pour l’hiver, entre méditer et se donner les moyens de se nourrir et se loger, ne pourait-ce être l’un des idéaux du boudisme ?

    Heureusement que les cigales insectes et certaines « cigales » humaines nous offrent encore leurs chants….

    1. mais « méditer, se donner les moyens de se nourrir, se loger » sont ils différents ? :mrgreen:
      pas de séparation

      Pour la petite histoire, vendant du mobilier, c’est une richesse de rencontres d’humains différents par le net, j’avoue qu’il me manque des éléments pour comprendre certains comportements. Une personne qui prend trois ou quatre rendez-vous sans jamais venir (tout en prévenant au dernier moment qu’il ne peut pas venir) à qui je dis « terminé on en reste là » qui s’accroche (à vouloir acheter d’ailleurs une babiole, rien de précieux) qui ne lâche pas, je finis par raccrocher , la personne finalement parlant seule, à partir d’elle sans aucune conscience du besoin des autres, me rappelle et dit « soyez zen » (sûrement qu’elle « googlisé » mon nom et trouvé le rapport avec le zen) voilà une vision séparatrice et idéalisante de ce que devrait être le zen, ou quand on est zen, c’est l’image que veut nous imposer la pub (le banquier, le train sont zen !!!)
      voilà ce que j’écrivais sur mon blog lungtazen chez canalblog il y a deux ans, rien à changer :

      Etre zen, ce n’est pas être cool, assis tranquille à regarder le monde passer , c’est être acteur, humble, mais à sa place, pour une moindre souffrance et pour un bonheur durable pour tous les êtres vivants .
      Cela veut dire être en capacité de regarder le monde en essayant de se faire le moins manipuler possible, et de trouver des moyens d’action, des rapports de force, non-violents pour faire changer les interactions quand celles-ci créent de la « déshumanisation ».

      chaleureusement

      1. En effet, José, pas une ride, pas un brin à ajouter. Le comportement usuel de consommation d’approximations n’est pas l’esprit ni l’essence du bouddhisme, ni celles d’être zen.
        Je suis en train de lire : « LE CERVEAU de BOUDDHA/ bonheur, amour et sagesse au temps des neurosciences », de Rick Hanson avec le Dr Richard Mendius (ED. les arènes) qui est bien instructif à ce sujet.
        L’esprit zen, la bouddhéité ne se vendent ni ne se peuvent être achetées.

    1. Mais il peut aussi exister un temps pour « ne pas faire » :mrgreen:
      Peut être que l’important ❓ est d’être en contact avec ce « faire » ou ce « ne pas faire » et en même temps avec ce qui mûrit en soi
      Voir les feuilles qui pourrissent, phase de décomposition et en même temps savoir qu’en dessous le grand oeuvre de la graine qui germe sous terre se produit, même si pour l’instant elle ne se voit pas.

      chaleureusement

  9. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes tous différents et que beaucoup d’autres personnes ou groupes de personnes pensent aussi qu’ils font bien et même très bien. Et certains sont dans l’erreur. Chacun voit donc midi à sa porte.
    On en revient au bien et au mal en tant que valeurs universelle transmise par le monde judéo-chrétien. Si chacun savait faire la part des choses et discerner le bien du mal, ce serait déjà une bonne chose. Mais certains choisissent délibérément le mal, le côté obscur. Et la malhonnêteté est partout. Le mensonge, la manipulation, tout ça.
    Tout le monde n’a pas non plus la chance d’être bien né, d’avoir reçu une bonne éducation, une bonne instruction et des conseils de parents avisés.
    L’école de la vie est pour certains l’école de la vie et de la violence.
    Le bouddhisme, le zen, la méditation sont d’un monde préservé, de personnes privilégiées culturellement et possédant la liberté physique et mentale de les pratiquer.

    1. Vision un peu pessimiste ?

      Voir les derniers commentaires sur : Blog de L’amiéric : http://limprobablerealisationdesoi.wordpress.com/2011/06/15/pourquoi-un-couple-%c2%ab-marche-%c2%bb/#comments .

      Le piège dénoncé dès le départ dans le texte qui fonde le judaïsme et secondairement, si l’on veut (dans une vision conditionnée et somme toute assez superficielle) le christianisme, met justement en garde sur le fait pour les êtres humains, de prendre l’habitude de juger de manières séparée entre ceci est bien, ceci est mal.

      En soi, une ronce est-elle bien ou mal ?

      1. Cher Eric nous avons d’ailleurs un récit métaphorique sur cette habitude de juger dans la Genèse où l’humain mange de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est ce qui nous chasse du paradis (nous coupe du bonheur) et finalement nous ne pouvons goûter de l’arbre de vie
        le zen (comme d’autres traditions) est peut cet « art de goûter la vie » qui nous rend immortel, non pas que nous ne mourrions pas physiquement, mais parce que chaque instant est complet en soi

        chaleureusement

          1. Oui cher Eric, Merci (rendre grâce) et la JOIE sont deux mots qui devraient en tout temps nous accompagner, dans les moments calmes comme les forts, les heureux comme les tristes.

            chaleureusement

            1. Au cours de ma méditation sur la plage en un endroit mi ombre mi soleil, il m’est venu à la compréhension et à l’esprit qui formule :
              Le sourire du bouddha n’est pas seulement un sourire au lèvre; il est un sourire du corps entier. Je dirai même qu’il est un sourire de partout.
              C’est la présence qui sourit en entier avec bienveillance dans la Loie et la gratitude éternelle (ce qui veut dire sans durée)
              « Namasté »

              1. Oui cher Eric le sourire est le médiateur concret pour amener la JOIE en nous, je vais pas rentrer dans les détails (que je ne maîtrise pas) mais sourire amène de la joie

                chaleureusement

    2. Cher Laurent, tu n’as pas tort Laurent, pour bcp (mais pas tous) le bouddhisme en Occident est limité à une tranche sociale « bobo » qui peut être pour certains en oublient le côté « implication sociale liée à la compassion »

      L’humain n’est pas fondamentalement mauvais, mais le fonctionnement « normal » de l’ego et du mental est de tout tourner à lui pour essayer de compenser la conscience (ou inconscience) de sa finitude, son impermanence, sa non existence intrinsèque, mais sa dépendance (et interdépendance)

      Il faut donc de la sagesse et une pratique constante de celle ci pour ne pas tomber dans ce côté égotique
      certains y arrivent par la philosophie, d’autres la religion, d’autres l’investissement social, d’autres le bouddhisme, chacun sa voie
      mais j’en connais bcp (et sûrement toi aussi) qui vont dans ce sens, il suffit d’aller dans le milieu associatif, humanitaire, caritatif, par exemple

      chaleureusement

  10. Pourquoi pessimiste?
    Voir la réalité est-il pessimiste?
    Une ronce ne connait rien du bien et du mal. elle n’a pas de conscience.
    Les humains, eux, savent très bien faire la différence.
    La notion de bien et de mal n’est pas une utopie ou une foutaise. Elle est la seule façon de permettre le développement de la civilisation et d’apporter un peu de bonheur.
    Il me semble que le bouddhisme incite, par exemple, à la compassion. Et c’est une notion de bien.
    Le bien et le mal existe dans le bouddhisme comme ailleurs. Il faut arrêter de rejeter ou de mépriser les valeurs solides qui font les fondements de nos civilisations. Le but du bouddhisme, vu de l’extérieur, semble être le confort intellectuel de quelques-uns, une élite, au détriment et au mépris de tous les autres. Si on enseignait un peu plus le bien et le mal dans nos sociétés, elles ne seraient pas, aujourd’hui, au bord du gouffre.

    1. Une ronce en elle même, dans sa forme, n’est en effet ni bonne ni mauvaise. Vous avez parfaitement raison, Laurent.

      C’est le regard et le fonctionnement selon des valeurs de l’être humain qui lui font attribuer un nom, le placement dans une catégorie et des valeurs.
      En fait, pour énoncer avec clarté ce qui se conçoit bien, disons qu’une ronce peut faire un très bon compost, ou une clôture efficace et peu onéreuse pour garder les brebis par exemple.
      Par contre elle m’est un sérieux obstacle pour se tailler un chemin au travers d’un buisson et peut me piquer fort.

      La réalité humaine, relative, celle qui passe par le filtre de notre appréciation, est conventionnelle ou liée aux valeurs que nous lui attribuons individuellement.
      Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’attribuer de manière universelle et plus ou moins absolutisée, le fait du bien à ceci et le fait du mal à cela, contribue au bonheur de l’être humain.
      En observant bien, je crois avoir effectué le constat que c’est le fait de pouvoir donner du sens à la vie, à sa propre vie et existence, qui peut apporter de la sérénité et du bien être à l’être humain (je formule « être humain » sans placer dans des catégories, ou une notion absurde de race).

      => Le nazisme c’est appuyé sur une notion de « bien » dont nous savons où elle a mené et mène encore avec les idéaux néo-nazis.

      Je n’ai pas à me faire le défenseur du bouddhisme ni d’aucune approche de voie proposant le bonheur.
      Par contre, j’affirme qu’il n’est pas possible de se forger une opinion sur cette tradition ou sur tout autre chose existant dans le monde, en y jetant seulement un regard extérieur.
      La question qui se pose à ce propos est celle-ci : Avoir une opinion sur ci ou ça, est il suffisant ?

      La compassion peut consister à frapper sur les doigts de quelqu’un et passer au moins momentanément pour un mal qui provoque de la douleur. La véritable compassion est au delà de la notion de bien et de mal ; elle en est libérée.
      La notion de bien et de mal, faut-il encore le répéter, est relative et éminemment subjective.
      C’est tout ce que je formule à son égard.
      Je ne formule pas que : s’attacher à considérer que les choses sont bien ou mal, est un mal ou un bien.

      ==> Nos sociétés, d’un certain point de vue, ne souffrent pas d’une absence de morale ; vu plus en profondeur, elles sombrent (comme une falaise minée par la mer) par absence de sens, de gouvernail, de conformation au cap d’itinéraire et… de sages capitaines ou amiraux.
      Croire qu’il y aurait des favorisés peinards dans leur intellectualité et méprisant « les autres » peut sembler être fondée lorsque l’on prend certains exemples non exhaustifs du bouddhisme.
      Ce n’est pas ma tasse à thé (qui peut se lire « tasse athée »).

      Ce qui importe, ce n’est pas :
      – Comment va le monde ?
      Ni même :
      – Comment il pourrait aller ?
      C’est très clairement et sans ambages :
      – Comment j’y contribue ?

    2. Cher Laurent, cette notion de « bien / mal » est en effet importante à y réfléchir
      car on peut voir qu’elle est très « mobile » , culturelle, sociale, historique
      voir par exemple l’habillement : entre la minijupe et la burka pas mal de différences, entre le fait de se découvrir la tête par politesse (issu de notre histoire moyen âgeuse quand on quittait le heaume -sweet heaume-) ou de garder toujours sa kippa sur la tête, encore des différences, entre certaines tribus qui pensent qu’il faut manger son adversaire pour en capter son énergie et d’autres cultures qui interdisent le meurtre , tout en le rendant parfois légal au niveau institutionnel (peine de mort)
      tout cela n’est donc pas aussi simple qu’il y parait
      et d’un autre côté nous ne pouvons faire l’impasse sur des règles de fonctionnement collectives pour éviter que ce soit la barbarie (je dis bien barbarie qui est la loi du plus fort et non anarchie qui est le système où on crée le moins de lois possibles, mais où ces lois sont créées par ceux concernés) et en même temps il faut une force qui soit capable (si possible de manière non-violente) de contraindre toute personne qui ne respecterait pas ces lois d’intérêt général

      D’un point de vue bouddhiste , nous n’échappons pas à toute institutionalisation qui se passe partout
      ainsi on pourrait dire qu’il y a deux grandes écoles :
      – on cherche à définir (comme dans toute religion) des règles, ce qui est bien ce qui est mal, et à l’imposer, la seule différence avec les autres religions c’est peut être qu’on renvoie à la responsabilité de chacun en cas de transgression (pas de culpabilité mais des sanctions qui peuvent être prises)
      l’autre « école » serait de définir des principes généraux et que ceux doivent s’adapter en fonction des contextes (sociaux, historiques, culturels)
      mais cette deuxième voie impose en effet une éducation
      c’est un peu comme le « fais ce que voudra » de Rabelais, et son abbaye de Thélème, on peut marquer cela au frontispice de cette abbaye, parce qu’un enseignement spécifique (conscientisation) est donné

      chaleureusement

      1. Afin de se démarquer du dilemme bien/mal où s’insinue insidieusement une connotation morale (qui, comme Frédéric l’indique, est fluctuante suivant l’époque et le lieu), il est possible de parler de règle admise de ce qu’il peut être autorisé de faire et ce qui ne l’est pas.
        Règles qui doivent être admises pour trouver un modus vivendi en commun.

        Ce qui est sûr c’est que la limpidité de notre nature véritable, celle qui coule de source, celle qui n’est pas tarie par des « moi-je » identitaires développés, donne à se nourrir à l’Arbre de Vie.

        Pour reparler de ce que transcrit la Bible (mieux dans sa version en hébreu que dans ses traductions) : La règle d’hygiène de vie suggérée est celle qu’il n’est pas recommandé de se nourrir de l’arbre de la dualité car alors, on (L’ADaM, l’Humain que nous sommes appelé à être dans cette forme-ci, dans cette vie-ci) est dans l’impossibilité de vivre serein en se nourrissant complètement, dans l’instant présent de l’arbre de Vie.

        Au fond, m’est avis que cette proposition de voie, celle du judaïsme, rejoint celle du bouddhisme en ce sens que la proposition est la même :
        => Celle de se trouver. Se trouver pas autre que soi, là et pas ailleurs.

        1. D’un point de vue bouddhiste, surtout tantrique, il ne peut en effet y avoir fondamentalement (dans le concret du quotidien, j’ai pu voir que même dans les pays bouddhistes c’est comme partout) de connotation morale, en effet cher Eric, car il peut y avoir des fois où il peut paraître important de ne pas respecter les règles et de paraître faire « mal » (upaya)
          Et sans prendre d’exemple dans le bouddhisme tantrique, on peut prendre les actions de désobéissance civile pour faire respect des droits légitimes même s’ils ne sont pas encore légaux. Où encore je pense au « Manifeste des 343 salopes » en 1971 qui bravaient la loi en parlant (et plus même que d’en parler) d’IVG

          je n’ai qu’une culture très légère du judaïsme, il est probable que les finalités soient les mêmes et que des moyens se recoupent, d’autant plus qu’au niveau kabbale le judaïsme a des approches de la divinité proches sûrement de la vacuité comme par exemple l’En Soph, mais là je m’aventure sur un terrain bien fragile vues mes (peu de) connaissances

          chaleureusement

          1. Tu sais Frédéric,

            il est des terrains sans balises où il est bon de s’aventurer; ils sont en général novateurs et enricchissant car hors du savoir.

            Pour la transgression et le dépassement des règles, je suis en accord et étudiant en médecine en 68, « militant » catho bien endoctriné par des années de pratique et d’enseignement par des prêtres, il m’a falu transgresser devant le fait féminin et arpenter des chemins non prévus par le code doctrinal de l’église de romaine. Ce pendant c’est l’intelligence de mon coeur qui m’a donné à agir…

  11. Oui, je comprends. Et merci pour ce long développement.
    En ce qui me concerne, « JE » ne sais pas si je peux agir sur le monde. Je suis fragile, humble, faible, petit, sans pouvoir, sans puissance, sans influence…
    Ma vie, je la vis pour moi-même et ceux que j’aime et le reste m’est totalement étranger et même hostile. Et nous sommes tous pareils. Et ça durera éternellement, car l’homme n’est qu’un animal vaguement plus intelligent (valeur attribuée…) que les autres et s’en sors en dominant et en détruisant le règne animal et végétal et crée donc les conditions de sa propre disparition… Tout n’est bien qu’illusion. quand on parle à d’autres, comme nous le faisons ici, nous voyons que chacun a un avis différent et que personne n’a la même avis et que, bien souvent, tout le monde est persuadé d’avoir « raison » (valeur attribuée). Bref, comme le disait si justement le Terminator dans Terminator 2, on ne s’en sortira pas, parce que nous passons notre temps à nous détruire les uns les autres et à nous auto détruire, au lieu de tenter de construire un monde « meilleur »…
    Le nazisme était peut-être une excellente chose. Qui suis-je pour en juger?
    La disparition de la Terre dans le Soleil sera sans doute une excellente chose, puisque c’est ainsi que ça doit se passer…! :o)
    J’aimerais d’ailleurs bien voir ce spectacle dantesque !!

    1. Cher Laurent , bien sûr que tu contribues au monde, en effet ne serait-ce que par ta famille, l’éducation que tu donnes, l’amour que tu partages
      par toutes tes réflexions et tous ces écrits que tu laisses sur le net

      Agir sur le monde ne veut pas dire que nous soyons tous des « abbés Pierre » mais bien « nous-mêmes » qui agissons là où nous sommes

      Enfin comme je l’ai déjà écrit oui c’est toujours pareil (et nous sommes pareils) parce que nous « nous laissons aller » au fonctionnement égotique qui ne peut amener quede la violence, oui il est possible de fonctionner autrement, mais cela implique une démarche avec une certaine discipline
      et d’un point de vue social cela implique éducation, conscientisation, participation, et force de paix pour ne pas laisser les démarches égotiques violentes prendre le dessus

      chaleureusement

  12. Si vous comprenez mon propos (plus long que je ne l’aurai souhaité…) c’est qu’alors, il y a progrès dans mon expression ça, c’est pas trop mal !! lol

    N’oublions pas cher Laurent que c’est parce que nous avons engrammé dans nos cerveaux une notion subjectivo-objective d’espace-temps et toute une conception d’un univers matériel, que nous pouvons tenir des propos sur la disparition en définitive de cette belle planète nourricière sur laquelle nous vivons dans une forme dite humaine et que certains, par bétise et entêtement s’acharnent à pourrir et détruire.
    « Nous » : vous, moi, et quelques autres, ne serons plus là pour y assister en tant qu’entités séparées du spectacle que nous imaginons.

    Ce qu’il faut bien scruter, sans se prendre la tête, évidemment, c’est la réalité de ce que/qui nous sommes.
    Je n’ai pas le sentiment, que lorsque nous échangeons, nous parlions d’autres que nous-mêmes.
    Si nous parlons d’un monde qui serait indépendant de l’observateur que nous sommes par certains côtés, alors, je crains que nous ne nous fourrions le doigt dans l’œil jusque plus loin que seulement le coude.

    Au-delà et en-deçà du monde soumis à notre observation et interception par les sens qui sont à notre disposition, quoi et qui ? ; les choses durent sempiternellement pour qui ?

    Le nazisme, le bolchévisme, les idéologies raciales ou religieuses pouvaient être et sont-elles bonnes pour qui ?
    Les familles des deux tiers de juifs européens assassinés et celles des autres détruits ?
    L’intolérance sert à quoi ? Elle dessert qui ?

    Enfin je demande à votre sagacité d’observer que rien n’existe en dehors du spectacle auquel chacun se croit obligé de participer ou d’assister. En fait, le film cérébral n’est pas la réalité. La réalité est en dehors des images et représentations que nous-nous en faisons dans un univers que nous reconstruisons sans cesse.
    => D’ébrancher ce film, quitter ce scénario infernal (qui enferme dans un univers mental, dans des psychés auto entretenues dans le cadre restreint qu’elles se refusent à abandonner) est la solution du « mal » et sa résolution sans artifices.
    ==> La démarche du « débranchement » appartient à chacun.

  13. Joubliais à ce propos de reprendre le propos de maître TZE : « SI TU LE FAIS, TU SAURAS SI TU PEUX »
    Hi, hi 😉

  14. Mouais…!!! :o)
    (Je rigole, cher eric !)
    Frédéric, je ne crois pas avoir un fonctionnement si egotique que ça, surtout si je me compare à un tas de gens que je connais…!! :o)
    Bien au contraire, je suis parfois trop tourné vers les autres et je cherche toujours comment je pourrais faire plus et mieux. Je m’en oublie moi-même trop souvent et on me le reproche, même.
    Plus jeune, oui, je crois que j’étais égoïste, comme les autres. Mais je crois avoir changé, sans pourtant connaître la cause (peut-être des rencontres comme toi, Frédéric) ni le mécanisme de ce changement. Je me suis juste dit que le monde avait l’ait tellement con qu’il fallait bien essayer de lui donner un petit peu l’air moins con, à mon modeste niveau…
    Mais bon…

    1. Depuis plus d’une dizaine d’années qu’on se connaît (par le net) je sais bien cher Laurent que tu n’es pas un égoïste, et que tu as même une démarche qui dépasse le simple égocentrisme (même si je te trouve trop souvent « sombre et pessimiste » :mrgreen: ) je pense en effet que tu fais partie des personnes concrètement tournées vers les autres, et c’est bien ce que je voulais, entre autre, dire dans ma réponse. Ne crois surtout pas l’inverse.

      chaleureusement

  15. Merci Frédéric!
    Mon côté sombre et pessimiste est peut-être justement celui qui me pousse à sortir de moi et à aller vers les autres pour tenter de soulager un peu leur misère.
    Mais je dois dire que je fais bien peu de chose à côté de ce que faisait ma mère qui était une sainte femme, au sens chrétien du terme. Et je veux juste lui rendre cet hommage mérité qu’elle n’aurait pas voulu entendre. Après avoir élevé six enfants, 20 ans visiteuse de prison (et c’est pas du gâteau!), active au Secours Catholique, à l’Association Catholique Internationale, à l’amitié judéo-chrétienne et à tout ce que je pense ne jamais avoir su… Elle était un modèle d’humilité et d’amour de l’autre. Aucun mot ne pourrait lui rendre véritablement justice… Sans doute ce qu’elle aurait le mieux accepté: « une vraie chrétienne ».

    1. Laurent,

      Je suppose à priori que nous faisons tous de notre mieux.

      Le monde n’est pas con, il est souvent ignorant. Inconscient est aussi un qualificatif acceptable le concernant.

      Le jugement sur soi et sur les autres participe certainement à l’entretient de la souffrance générale.

      Trouver la sérénité d’être est sans doute une recherche valable et le meilleur service que nous puission rendre à autrui tourt en participant à ce qu’il trouve les moyens de se nourrir et de se loger, lui et sa famille si il en a.

      de tout coeur

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