Moi, moche et méchant


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Comme nous l’enseigne le premier enseignement donné dans le Sûtra du coeur par Avalokiteshvaranous ne sommes pas ce que nous croyons être, ce que nous croyons être n’est qu’une identification (à notre corps, notre ego, notre statut social, nos biens matériels). Et si le « je » de la personne, est dépourvu d’existence intrinsèque, donc dépourvu de « soi », alors toutes les choses qui sont à « moi » sont, elles aussi, vides d’existence intrinsèque. C’est ce qu’on appelle la « vacuité » : non seulement nous ne sommes pas nos identifications habituelles, mais celles-ci ne sont que des constructions sans consistance réelle, il n’y a donc rien qui risque d’être attaqué, rien à défendre. Mais le « pire » c’est que l’être humain, en général, se satisfait même pas (ou très rarement) de ces identifications virtuelles et cherche toujours à acquérir ce qu’il n’a pas ou se débarrasser de ce qu’il a et qui ne lui convient pas. Il se complique toujours sa vie courant après une réalité virtuelle qui lui servirait à posséder ce qu’il a déjà : la capacité à être heureux.


Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel
Zem est publié en album en français, anglais, espagnol et portugais chez The Book Edition

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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35 réflexions sur “Moi, moche et méchant

  1. Je trouve cette définition admirable par son raccourci et en même temps si complète, si juste et si vraie !!
    Merci Frédéric.
    Je vais sûrement te la piquer et la ressortir !! :o)

  2. Je voudrais dire, aussi, plus sérieusement (!!), que peut-être que cette façon qu’à l’homme de ne jamais être satisfait est ce qui le fait avancer.
    Je dis parfois que le bonheur c’est aussi de toujours avoir quelque chose à espérer, à attendre, pour nous aider à affronter la vie.
    Et je pense aussi que celui qui a tout (ou qui croit tout posséder) et qui n’attend plus rien ne doit pas être très heureux…

    1. cher Laurent avoir un but, donne un sens dans la vie et permet d’agir et d’être malgré tous les malgré, et le bonheur peut être dans cet agir pour autant qu’il n’y ait pas identification à celui-ci
      Mais, en effet, de même que le bonheur durable ne se superposera pas avec l’atteinte du but, le fait d’avoir unbut ne suffit pas au bonheur

      chaleureusement

  3. À l’inverse, je formule que celui qui ne possède rien, n’attend plus rien de tangible à posséder en propre ; il est joyeux.

    Que veut dire l’expression : « Celui qui a tout » ?
    Les leçons tirées par exemple de JOB dans la tradition biblique, nous enseignent que « tout posséder » ne correspond pas à la réalité.

    Être libre de toute possession, n’est-ce pas cela, la résolution de l’inadéquation humaine ?

    1. oui cher Eric et c’est ce « Être libre de toute possession » qui fait qu’on peut dire qu’on ne possède rien, même si dans la réalité mondaine on est reconnu propriétaire ou « usuifruitié » de biens.
      c’était le sens de ce dessin de Zem :

      chaleureusement


      1. Je reconnais cher Frédéric, qu’en tant que Bodhi ça m’va, Je n’ai rien à faire d’un côté des choses désigné comme mondain ni de l’avis de gens qui tiennent à rester dans un tel mode de fonctionnement et d’appréciation de la vie.
        Un bodhisattva ne possède rien et n’est possèdé par rien.

    1. C’est l’expression d’une caractéristique générale
      mais en effet chère Peau d’âme, je crois que l’humain est autre chose (humain :mrgreen:) et que bcp arrivent à l’exprimer au moins ponctuellement

      chaleureusement


  4. Oui, heureusement que l’être humain ne se réduit pas et ne se résume pas à ce que formule le maître !!

    Nous sommes aussi des animaux de morphologie proche de celle des orangs-outangs !

      1. Hé, Frédéric, 5 %, ce n’est pas rien, ça change beaucoup de choses dans leur aspect.
        Il paraît du reste qu’un certain nombre d’enfants nés ces derniers temps montrent une génétique plus conséquente….

        Il arrive un moment où il n’existe plus de dichotomie entre une polarité spirituelle et une polarité animale.

  5. Oui, Peau d’âme.
    Et j’ai découvert, dans ma propres histoire (celle qui m’est le plus proche, la plus familière puisqu’elle est le film dans le scénario duquel je vis au quotidien), qu’il est nécessaire à un moment donné, si l’on veut être complet et non plus tiraillé entre une animalité de fait et une spiritualité éveillée, que nous devions en prendre conscience, l’accepter et non pas l’écarter.
    Sinon elle nous plombe à notre insu.

  6. mais dans ce monde d’illusion comment savoir si ce qui de animalité est de fait ? ce qui est de l’illusion ? on peut aussi se plomber tout seul . Non ?

    1. Oui, Peau d’âme.
      Et j’ai découvert, dans ma propre histoire (celle qui m’est le plus proche, la plus familière puisqu’elle est le film dans le scénario duquel je vis au quotidien), qu’il est nécessaire à un moment donné, si l’on veut être complet et non plus tiraillé entre une animalité de fait et une spiritualité éveillée, que nous devions en prendre conscience, l’accepter et non pas l’écarter ; Sinon elle nous plombe à notre insu.

      Oui, Peau d’âme.
      Il est de nombreuses manières de voir et d’appréhender le monde d’où découle, peut-on penser, la difficulté de la rencontre et des échanges.
      Vis à vis du monde et de l’illusion, il est pouvons nous constater, deux courants :
      L’un considère que le monde n’est QU’illusion.
      L’autre que celui-ci n’est que relativement illusoire.
      Ces deux courants de considération du monde sont légitimes chacun dans son approche propre et le domaine qu’il explore.

      Une « position » qui n’est est à proprement parler pas une, consiste à dépasser ces deux courants.

      Vivant en Occident (ce qui n’est qu’une manière de se situer et de parler), il me vient à l’esprit de formuler qu’existe une troisième position, sans doute dominante dans cette sphère de la pensée contemporaine : celle de considérer que l’univers « physique », tangible, accessible à l’expérience « scientifique » et statistiquement reproductible, est le seul réel et que tout ce qui lui écharpe est du domaine de l’illusion.

      Peau d’âme, lorsque vous formulez :
      – « mais dans ce monde d’illusion… », qui considère que le monde est illusion ?
      S’agit-il d’un concept formulé par un quelqu’un ?
      Dans l’exemple que je donnais pour illustrer la boutade précédente, il s’agissait d’un constat au cours d’un vécu : Présent à ce vécu au cour d’une séance d’enracinement, le témoin dérivé en à pris note et à bien rigolé de ce constat dans la forme ; celui de se trouver dans la carrure corporelle d’un orang-outang !! Hi, hi.
      Ce qui nous distingue de nos « proches cousins », c’est sans doute la possibilité de formuler sous forme d’un langage parlé ou écrit qui nous permet d’échanger, sinon de partager.

      Ceci dit, d’une manière absolue, en réel silence, se prendre pour un être humain ou toute autre chose n’a guère de sens.

  7. Mon vécu m’a amené a prendre conscience que ma perception du monde pouvait être fort erronée. Et aujourd’hui je doute beaucoup de ma perception des choses, du monde.
    Alors probablement le monde n’est pas illusion, mais il me parait illusoire en tout cas en ce qui me concerne (je ne vois qu’au travers de mon regard et non celui de l’autre), de croire que ce que j’en perçois est la réalité. J’ai du mal avec les frontières, les limites.
    illusion/ réalité. alors je me pose aussi la question de savoir dans cette vision que l’on peut avoir de soi, du monde. y compris de sa part animal, (morphologique peut-etre, mais pas que cela) avec cette vision qui évolue sans cesse, pour s’accepter, que doit-on accepter finalement ?

    1. Oui chère Peau d’âme ta perception du monde est erronée ! :mrgreen:
      Mais la notre aussi.
      Nous passons par des filtres comme les 6 sens
      j’écris bien les 6 sens, le bouddhisme considérant le mental comme un sens, ces 6 sens nous construisent une vision du monde, notre vision du monde, mais ne nous donnent pas à voir la réalité du monde
      d’autant plus que tout cela est construit en plus d’une vision egocentrique
      mais est ce que cela veut dire que LE monde est illusoire ?
      il suffit le matin au lever de se cogner le petit doigt de pied dans le pied du lit, pour se rendre compte que ce monde illusoire sait se montrer bien réel aussi 😆

      Si tu te rends compte du côté illusoire de ta perception du monde, c’est déjà un gros travail, mais cela va-t-il jusqu’à se rendre compte que la perception que nous avons de nous-même est AUSSI illusoire ?

      Et malgré que chacun vive dans ces(ses) illusions, il n’empêche que la perception de la souffrance paraît bien réelle, et comment peut on faire pour participer à faire diminuer cette souffrance ?

      Pour ce qui est des frontières, c’est un problème complexe. Tout est interdépendant, si un système se crée d’une manière FERMÉE, donc avec des frontières étanches : il meurt très rapidement, seules les frontières perméables permettent aux systèmes de vivre. Comme par ailleurs chaque système est sous-ensemble d’autres systèmes, il est compliqué de voir les frontières. Elles sont très relatives et pourtant indispensables à la vie.
      Les frontières doivent donc exister et en même temps être ouvertes (« juste » comme il faut 😉 )

      chaleureusement

      1. La cellule (les cellules) qui se présente à notre observation dans le monde des perceptions et des représentations et une bonne illustration de ce qu’est une frontière fluide : Les membranes sont constituées d’une double rangée de molécules lipidiques (huiles) et sont truffées de zones de passage (sortes de portes ou de fenêtres) de divers éléments du milieu intracellulaire au milieu extra cellulaire et réciproquement. En permanence, les échanges s’opèrent dans le meilleur équilibre possible. Barrière, limite sélective.
        Comme le souligne Frédéric, c’est sa fluidité dans la (les) forme qui crée sa valeur de vivant.
        Si quelque chose « plombe » dans la vie, pour s’en débrancher, user des bienfait de Plumbum en dilution-dynamisation homéopathique est recommandé Hi, hi !!

        S’accepter, Peau d’âme : C’est s’accepter.
        Ce qui est d’importance, sans nul doute, c’est de ne pas nier l’évidence, même si elle nous paraît noircir le tableau; c’est d’observer ce qui se présente, sans rejet, sans aduler, sans juger.

        ==> Rien d’artificiel et le réel est présent; pas re présenté.

  8. Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé ; et le courage de changer de qui peut l’être ; mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.
    Marc Aurèle

    1. certains disent en effet que c’est de Marc Aurèle, possible, c’est aussi la « prière de la sérénité » des AA :

      « Mon Dieu, donnez moi la sérénité d’accepter
      les choses que je ne peux changer,
      le courage de changer les choses que je peux,
      et la sagesse d’en connaître la différence. »

      et quand il y a bcp à affronter dans la vie, c’est pas si mal comme philosophie

      chaleureusement

      1. c’est une citation que j’avais « croisée » sur le mur d’un amis sur facebook, et qui m’a interpelé. Chose amusante, c’est que hier j’ouvre un magazine (psychologie) qui pour illustrer un article « accepter ce que l’on ne peut pas changer » reprend cette citation.et l’attribue a Reinhold Nieburhr, un théologien protestant, précisant qu’il l’a formulée dans les années 30 et qu’elle est devenue depuis la prière des Alcooliques anonymes.
        (ha ! les hasards de la vie !!! 🙂
        L’article dit qu’il y a 5 choses que l’on ne peut pas changer dans la vie (d’après un livre de David Richo ) Alors me suis-je dis , si il y a seulement 5 choses que l’on ne peut changer, cela nous laisse beaucoup d’espace de liberté, de changement, de création ! c’est une bonne nouvelle !

        Amicalement

  9. * Ce commentaire (« Hi, hi, belle… ») ne correspond plus à une suite logique ; cependant je n’ai pas la possibilité de le supprimer ; d’où, si tu en a la possibilité Frédéric, tu peux le supprimer.

    & D’après l’un des médecins qui l’ont accompagné, médecin qui me l’a rapporté de vive voix, l’un des « secrets » essentiels de bonne humeur et de longévité de Jeanne Calment : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Calment, était que, face à une adversité, elle se posait la question de savoir si elle avait le pouvoir et la capacité ou non changer cette situation.
    Si oui, elle faisait en sorte de la corriger, d’en modifier la teneur et les conséquences.
    Si non, elle plaçait cela aux oubliettes.

    Sans doute avait-elle adopté sans trop le savoir, l’un des éléments du bouddhisme mis en exergue par Frédéric, sur ce sujet.


    1. Normalement chacun a la possibilité de modifier son commentaire il me semble (il y a à côté de son nom et donc de le supprimer ?
      mais peut être que je me trompte
      ensuite pour la logique il faut faire en bas d’un commentaire pour se retrouver « décalé », mais si plusieurs personnes répondent au même commentaire, c’est en effet un peu moins clair
      de toutes les manières pas de pb je supprime le message que tu me demandes

      chaleureusement

  10. Ta blague bouddhiste décrit bien un des aspects que tu décris. 🙂
    Par ailleurs, je retrouve chez Peau d’âme un mur dans lequel je me suis cognée très fort quand j’ai appris que nous sommes, en quelque sorte, enfermés dans une « réalité » subjective, celle de nos 6 sens. C’était vraiment horrible de me demander à quoi ressemblait vraiment le monde ! Ma question n’était pas la bonne, enfin, c’est ce que je crois maintenant. Je crois que la vie est en perpétuel changement et qu’il faut y aller, surfer sur la vague en quelque sorte, avec attention, compassion, et autant de sagesse que nous le pouvons. Changer le monde, non, mais le créer, oui. Même tout seul dans son coin en se lamentant sur son incompétence… ;O)


    1. Je ne sais pas, peut être changer SA vision du monde plus que changer le monde ?
      et pour cela en effet il s’agit peut être moins de créer le monde qu’au contraire le déconstruire, puisque le monde dans lequel nous vivons est celui que l’on voit

      je ne sais à quoi ressemble le monde, ce que je crois de plus en plus pour y « toucher » dans la vie, c’est qu’il faut en effet comme tu le dis « vivre tout simplement » c’est à dire moins se prendre la tête et être et agir dans le monde.

      Je suis un peu moins d’accord sur le côté « seul dans son coin » car je pense plutôt qu’il faut agir en solidarité, quant à l’incompétence, c’est une compétence non encore découverte, un peu comme le « vilain petit canard ».

      chaleureusement

      1. Merci, ça peut être utile en ces temps de remue-ménage et de mutation nécessitant pour nos esprits occidentaux une ré-orientation, un ré-équilibrage entre notre faculté de savoir et celle de l’intuition ; entre la capacité occidentale et l’orientale du cortex qui nous donne à penser et nous fournie des modèles de vivre.

        Faire retours à ce qui nous fonde : L’ontologie.
        Marier notre faculté spirituelle et notre vie matérielle, concrète pour être ; lui redonner du Souffle et non plus l’alimenter sans cesse par de l’agitation stérile plus ou moins frénétique dans le but d’avoir, de posséder.

        Quitter l’exil de l’extériorité qui construit le monde tel qu’il va, pour retrouver la fondation et l’enracinement dans le fait d’être, le fait du réel (ontologique) et non plus seulement paraître dans les personnages que nous jouons en y croyant.

        Alors peut se danser la danse en spirale du feu de la vie.
        Attisé par le souffle spirituel, il ne consume que les illusions meurtrières, il ne nous brûle pas dans des souffrances répétitives par manque de lucidité, de conscience et de courage.

  11. J’ajoute que, tout de même, même « moche et méchant » ou pleurnichant dans son coin, on n’est pas là par hasard et non, c’est pas Noël tous les jours.

  12. « On » se demande qui est ce « on ».

    Tiens ! ! : « …pas là par hasard… » !, ça veut dire quoi ?

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