Action man


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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La perfection, n’est pas d’agir « bien » ou « mal » suivant des normes, mais nous amène à agir dans le présent parce que nous n’avons pas d’autres choses possibles à faire.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel


CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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64 réflexions sur “Action man

  1. OK, pas de passivité fataliste.
    Action dans le contexte en entier; soit : Présent au présent.

      1. En effet Frédérice l’imuable ne peut que être imuable; ce sont les apparences et les discutions à propos du sans temps et sans espace, du Silence donc, qui semblent changer dans le Kaléïdoscope de la vie maniste.

        Avec amour et tendresse.

        1. écoute, éric : D’abbord, ce n’est pas « Frédérice », mais Frédéric ensuite, ce n’est pas « maniste », mais « manifeste » !!

          * Voilà ce que c’est de ne pas se relire….

          1. aller pendant qu’on y est rajoutons immuable 😆
            ah relire ! moi-même j’écris tellement mal que je ne prends pas plaisir à me relire ! :mrgreen: (jai appris à taper sur un clavier comme un professionnel pour pouvoir écrire les yeux fermés pour ne pas me lire 😀 )

            chaleureusement


            1. Dé lire est intéressant aussi et mieux que délirer ou délivrer des conneries sur « LA » Réalisation de nous-grand maître Hi hi !

  2. « La perfection, n’est pas d’agir « bien » ou « mal » suivant des normes, mais nous amène à agir dans le présent parce que nous n’avons pas d’autres choses possibles à faire. »

    Donc, peu importe l’action, si j’ai bien compris…?
    Et pourquoi parler de perfection? L’homme n’est pas parfait.

    1. Dans le bouddhisme les deux « piliers » sont la sagesse et la compassion, donc il n’est en effet pas question de « n’importe quelle action », mais la sagesse, implique qu’on ne peut pas faire autre chose que ce que l’on fait. Cela n’empêche pas de chercher à faire au mieux, de son mieux, mais même si ce n’est pas parfait cela ne peut être autrement, puisque c’est notre réponse dans l’instant, et cette perfection n’est donc plus une question de moralité, mais de sagesse, les choses sont ce qu’elles sont et ne peuvent être autrement, mais on peut se rendre compte des effets de nos actions et chercher, toujours dans le présent, à agir d’une manière non-néfaste, voir aidante.

      amitié

      frédéric

  3. Proposons de parler plutôt d’ « adéquation » plutôt que de « perfection » qui est un terme chargé de sens accumulés consciemment ou inconsciemment.
    En particulier il persiste dans le courant Chrétien, des restes d’idées de perfection et même d’idéaux qui ont pu mener à des actions qualifiables peut-on constater, de perverses.
    L’action juste est adéquate à la situation, elle n’est pas conditionnelle à quelque idéologie ou représentation morale. Donc il « importe » pour reprendre le verbe utilisé par Laurent que l’action soit en adéquation, sans intervention d’un personnage objectifié chargé de maintenir en exercice un ego.

    1. En effet adéquation est un bon terme, mais traditionnellement « perfection » est celui utilisé, mais il s’agit bien d’agir en adéquation avec un contexte, une histoire, un moment ET un sens.
      Nous sommes ici dans un contexte plutôt bouddhiste que chrétien 😉 (contexte porteur de valeurs aussi, de sens et d’amour, qui , comme cela a pu se faire aussi dans le bouddhisme comme dans toute voie, ont pu être détournée vers plus de pouvoir et d’ego, hélas, mais l’humain … 😉 )

  4. Le « non-agir »
    Je le ressent aujourd’hui comme « laisser faire l’agir en nous »
    Ainsi Zem, s’il laisse faire en lui l’action de sa peur, de sa douleur, tout entier présent à ce qui Est verra le chien cesser son attaque.
    Sans avoir rien « fait » à part s’accorder à la vie en lui.

    1. c’est tout à fait cela Lise, j’en parlais ici, laisser agir en nous, on parle même dans le bouddhisme, plutôt que de faire de la méditation, de laisser la méditation nous faire.

      je t’embrasse

      frédéric

    1. Dès le I° siècle le taoïsme rencontra le bouddhisme et tous deux poursuivirent leur marche dans le contexte chinois, souvent en se nourrissant l’un l’autre, régulièrement en se complétant, et parfois en se mettant en concurrence, surtout quand il était question de pouvoir, d’économique. Mais il fallut encore qqs siècles pour que le bouddhisme indien soit intégré dans la culture chinoise en Chan et dans ce bouddhisme là, qu’on retrouve au Japon, le non-agir (wu weï) a toute sa place, on le trouve dans les écrits de Dogen, (voir passage que j’ai encadré en milieu de page)

  5. Et le « Fiat » du rabbin dont les récits de la vie et de la mort furent à l’origine du christianisme ?

      1. Traduit dans le courant chrétient par « que ta volonté soit faite et non la mienne », me semble-t-il.
        Peu importe en fait, l’expression : Tous les chamins mènent à Rome » semble dire que les différents chemins spirituels empruntés, toutes les voies, tous les eneignements peuvent possiblement mener… « de l’autre côté des aparences, de l’ilusion, du miroir, au dela de l’image de soi et des représentations.
        Et l’essentiel est bien d’être « de l’autre côté »; « là où », il n’ya pas deux côtés.

        1. Oui, je dirais que l’essentiel est l’amour, la compassion, la solidarité et qu’en effet d’une manière circulaire celles-ci mènent à plus de dépouillement, d’humilité et réciproquement

          chaleureusement

          frédéric

  6. René guénon évoque la perfection active (Khien) et la perfection passive (Khouen) qui « … n’existent métaphysiquement que de notre point de vue d’êtres manifestés, …)

    1. pourquoi utiliser tous ces termes (paramita, khien, khouen, wu wei)
      la langue française est-elle donc si pauvre qu’il faille aller chercher des mots que tout le monde ne comprend pas ?

      1. Exact, Ambre.

        Pour ma part, j’ai utilisé les expressions françaises de « perfection active » et de « perfection passive », reprenant pour ceux qui savent de quoi il retourne, des indications traditionnelles fournies en son temps par R. Guénon.

        Ta remarque est judicieuse : Observant que l’utilisation de termes étrangers à notre langue française usuelle peut être un frein au saisissement de la réalité qu’ils cherchent à signifier, je laisse aller depuis quelques temps à ne plus user de tels mots « spécialisés ». En effet utiliser de tels mots inconnus des non « spécialistes » de telle ou telle voie peut induire les esprits non versés dans l’intimité de ce qu’ils signifient, dans une direction où ils cherchent à cerner dans leur fonctionnement mental habituel, les réalités signifiées.

        C’est une réalité que les enseignements qui nous viennent de l’Orient extrême ont à leur disposition des vocabulaires plus subtils et nuancés que les nôtres. Cependant je suis de ceux qui pensent que (en tout cas dans un premier palier d’approche) il nous faut partir, sans trahir ni compromettre l’essence des enseignements, il y a lieu lorsque l’on cherche à transmettre, de partir de la réalité relative et conditionnelle des personnes en recherche et à l’écoute.

      2. Ta question est importante en effet.
        Mais la question n’est pas tant de savoir si la langue française est pauvre ou pas, que de se comprendre. (qui comprend qui ?)

        Pour khien et khouen je ne peux rien en dire puisque je ne les connais pas.

        Pour wu weï c’est un (double) idéogramme chinois, je ne connais pas le chinois, mais souvent les idéogrammes ont plusieurs sens, le traduire par un terme défini et définitif en limitera donc la saisie à UN SEUL sens, ce qui peut en limiter la compréhension. Dans le cas présent, en effet je crois qu’on peut facilement utiliser non-agir pour wu wei
        Je n’avais d’ailleurs pas utilisé pour ma part, ce terme ni dans le dessin, ni dans le texte, simplement mis en tag pour ceux qui en recherchent des occurences.

        Pour paramita c’est plus compliqué il me semble. C’est un mot sanscrit, si on le traduit il faudrait écrire « passé sur l’autre rive« , j’ai bien peur que cela soit peu parlant pour quiconque. Le mieux serait donc de laisser le terme paramita tel quel , qui est parlant pour les habitués des textes bouddhistes et l’expliquer pour les autres, par exemple par la traduction habituelle qui est perfections ou vertus transcendantes, j’ai peut être à tort sur cette page fait directement la traduction, c’est parce que je laissais l’opportunité de cliquer sur le lien pour en avoir le terme d’origine et une idée de ce que cela pouvait vouloir dire suivant UN point de vue.
        Certains traducteurs vont utiliser des termes exclusivement français, mais pour qui ne connait pas les textes d’origine (en chinois, japonais ou sanscrit) cela est assez confusant. Par exemple dans des traductions de sûtra (comme celui de Vimalakirti) Patrick Carré fait de belles traductions, mais il emploie par exemple le mot Réel pour le mot Dharma, donc un lecteur du sûtra devra essayer de comprendre au départ ce que peut bien représenter originellement ce mot Réel.
        L’idéal est donc d’apprendre le sanscrit, le chinois et le japonais (pour commencer :mrgreen:) 😆

        je t’embrasse

        frédéric

        1. merci Eric et Frédéric pour vos réponses
          je conçois mieux à la lecture d’ icelles qu’il eut été préférable finalement de garder les termes originaux, quitte ensuite pour chacun d’en saisir le sens de la meilleure façon possible (comme d’apprendre le chinois, le japonais et le sanskrit ;-)) encore que là aussi, ça ne semble qu’un premier pas tout petit avec les pièges toujours possibles de la traduction et de l’interprétation avec notre esprit « occidental » 🙂
          Bon week-end à chacun de vous 🙂

          1. j’essaierai dans le futur d’être plus vigilant d’utiliser le terme original, qui parle aux idées que peuvent en avoir les pratiquants, et de rajouter une traduction entre parenthèses qui peut aider ceux qui ne connaissent pas
            MERCI 🙂

          2. Non, non Ambre !

            Ton intervention était tout à fait justifiée, et elle a permit d’enrichir +++ et + les échanges.

            De mon côté, elle m’a fait travailler et approfondir des notions qui ne sont jamais acquises…
            Elle m’a aussi fait prendre conscience de manière plus aigue que parler de ce que l’on vit d’ultime et d’intime n’est pas aisé à évoquer ; qu’il y a lieu d’être attentif à utiliser un langage le plus proche possible de la personne avec qui nous dialoguons.
            L’intérêt de ce blog instructif, convivial et un rien impertinent par l’intermédiaire de Zem, ce sont les échanges et une certaine convivialité chaleureuse et… « Bon enfant ».

            Donc merci Ambre et surtout continue.

    2. Pe lu Guénon (en dehors du symbolisme de la croix) donc je ne peux rien en dire et ne voit pas bien de quoi il s’agit, mais comme je le disais plus haut il ne s’agit pas ici d’une perfection morale (et donc relative) mais d’une action seule possible, celle qui est

  7. hou là! au secours. les notions du bouddhisme ne sont pas des concepts philosophiques sur lesquels il est de bon ton de se pencher.
    ça ne nourrit pas de parler de cuisine, il faut se mettre aux fourneaux .

      1. En la perfection, « dans L’A(leph) D(alet) a M(em) est sans doute mieux approprié. Hi hi 😉

  8. En effet, à un moment un non initié ne peut plus suivre, par manque de compréhension du langage. C’est dommage pour une philosophie telle que le bouddhisme. Normalement, on doit pouvoir traduire tous les termes et tous les concepts. Le français est une des sinon la langue la plus riche du monde par ses nuances et ses subtilités.

    1. ça dépend dans quel domaine…

      En réalité, qu’importe ce que quiconque peut en dire : c’est le vivre qui est IN, qui est OK.

      1. et je dirais même plus que (pour moi) ce qui est important n’est pas tant de vivre le bouddhisme que de vivre son humanité et pour reprendre le terme de Jacquard son humanitude cette capacité à faire ensemble pour le bien de tous et chacun

        1. Hé, l’ami-frère, je ne parlai pas de vivre le bouddhisme, mais de vivre la bouddhéité !!

          Nuance ! 😉

          1. pour moi, pareil ! :mrgreen:

            « Cependant, un oiseau ou un poisson qui essaierait de comprendre l’eau ou le ciel complètement, avant de nager ou de voler, ne trouverait jamais aucune raison à le faire dans ces éléments. Si nous pouvons comprendre ce point de vue, ici et maintenant, il s’ensuit naturellement que notre comportement présent réalise l’Univers, chaque instant de la vie devient genjō kōan. Parce que cette voie et ce lieu ne sont ni grands ni petits, ni à soi ni aux autres, jamais n’existent depuis le début, ne se manifestent jamais dans le présent, mais existent telles qu’elles sont. Cette Voie existe simplement. »

            Dôgen

            “Selon la tradition authentique de notre école, cette loi bouddhique,
            transmise directement, est suprême au suprême degré. À partir du
            moment où vous consultez un ami de bien, nul besoin de brûler de
            l’encens, de vénérer [les Bouddhas], d’invoquer [Amitâbha], de
            cultiver le repentir ou de lire les sûtras. Il vous suffit de vous asseoir
            et de dépouiller corps et esprit.”

            Dôgen

            chaleureusement


            1. Oui, la cendre se recycle, l’in com préhension (la non recherche d’une préhension avec) seule est.
              Sans attache, je le suis.
              Libre de l’univers où je me manifeste, je le suis.

              Je ne me prend jamais pour :
              Un poisson dans l’eau,
              un oiseau dans le ciel,
              un homme qui pense,
              un maître qui enseigne,
              un disciple enseigné
              Ou celui qui écrit ces quelques lignes
              Bouddha, je ne suis pas; je le suis.

    2. Justement Laurent, le bouddhisme dans sa dynamique ne peut s’arrêter à des concepts, traduire un terme par un concept dans notre langue, est à mon avis passer à côté de qq chose.
      Il est vrai que pour avoir une première approche du bouddhisme il vaut mieux avoir un texte entièrement en français, j’essaye d’ailleurs dans les dessins de Zem de ne pas utiliser, si possible, les termes comme samsara, karma, nirvana et même zazen l’écrire méditation
      mais ce n’est pas toujours évident
      ainsi méditation pourra vouloir dire pour qqn réflexion, introspection (comme on va méditer sur un concept, une idée, un texte) ce qui n’est justement pas du tout le cas
      Mais si on veut étudier d’un tout petit peu plus près une voie, une philosophie, une histoire, il faut rentrer dans celle-ci et petit à petit prendre co nnaissance du contexte et des mots de celle-ci.

  9. Je suis tout à fait d’accord.
    Mais c’est dommage de ne pas pouvoir mieux exprimer un concept pour en permettre une approche dialectique minimale.

    1. Sûrement que des personnes plus cultivées et compétentes que moi le peuvent. Pour moi (et surtout pour moi) j’y vois le risque de surtout discuter plus que d’agir.
      Que chacun regarde le temps passé par exemple sur internet, celui passé réellement à la pratique de sa philosophie, religion ou autre, et le temps de sa mise en application sociale concrète
      Il y a par exemple bcp de groupes sur internet dans lesquels on PARLE de la méditation, mais ces échanges de concepts où cherche à avoir raison, ne serait il pas plus adéquatement passé à tout simplement méditer ? 😉

      1. l’action commence par un changement d’état d’esprit
        discuter de la méditation pendant des heures sur internet est peut être l’étape nécessaire qui permet le changement d’état d’esprit, donc l’action, donc de pouvoir méditer au lieu d’en discuter sur internet 😉

        1. en effet peut être
          j’y crois que moyennement
          c’est souvent un « appel » qui vient du ventre (ou du coeur) et c’est après cet appel qu’on va « chercher » et donc se renseigner discuter, et là il faut (à mon avis) avoir une praxis, un aller et retour entre la pratique et la théorie
          bon mais chacun son parcours 😉

        2. Méditer à fond sur l’Internet tout en communiquant est possible.
          Il y a lieu de ne pas se laisser obnubiler, hypnotiser ou simplement distraire par l’écran et ce qui s’y présente.
          Si je puis me permettre de formuler quelque chose de péremptoire, j’indiquerais volontiers Que ce n’est pas la quantité de temps passé à se mettre en position de méditer spécialement qui importe, mais l’ouverture à la faculté d’être là, présent, ultime, à la situation.
          Sur les termes et les pratiques traditionnelles, il est des textes de René Guénon qui, bien que « datés » par certains côtés, sont utile. Par exemple : « La métaphysique orientale », « Orient et Occident », « Le Règne de la quantité et les signes des temps », « Aperçus sur l’ésotérisme islamique et le Taoïsme ».

  10. )=> Je prends note de ce que sur ce sujet lancé, il est fait mention de ce que notre esprit mentalisé occidental le plus commun n’est pas apte à traduire ce que veulent signifier certaines expressions hologrammiques.

    Lorsque je mentionne suite à la boutade amicale de Frédéric, L’ A D aM comme Aleph (de valeur numérique 1) Daleth (4) Mem (600), j’ouvre vers une perspective autre que le concept pratiquement linéaire et quasi fermé, en tout cas refermé en grande partie sur lui-même, d’homme.

    L’esprit occidental moderne est habitué à fonctionner à usage psychologique (* ce n’est pas dans ma bouche un reproche, ni une injure. C’est l’énoncée d’un simple constat ; la rationalité possède ses propres valeurs.)

    De la même manière, certaines réalités ne sont pas accessibles au langage linéaire. Le sens multidimensionnel lui échappe la plupart du temps.

    Comme l’on dit, il faut d’abord apprendre à désapprendre.
    Comment ?
    En faisant silence ! 🙂 (ZEN)

  11. « mais ces échanges de concepts où cherche à avoir raison, ne serait il pas plus adéquatement passé à tout simplement méditer ? »

    Certainement, mon cher ami. Je suis tout à fait d’accord là-dessus. La pratique vaut mieux que la discussion sur la pratique. Encore que certains cherchent des réponses ou des explications sans pour autant vouloir vraiment passer à la phase de la pratique. Mais chacun de nous cherche et trouve des choses différentes dans ces différents milieux et sur ces différents supports médiatiques. Pour moi, internet est une bibliothèque et une encyclopédie fabuleuse comme l’humanité n’en avait encore jamais possédée jusqu’à ce jour. On y trouve tout et son contraire, tous les avis et c’est ça qui est extraordinaire et riche. Mais il faut savoir faire la part de ce tout foisonnant. Moi qui me passionne pour les religions et particulièrement l’islam, par exemple, je puis m’instruire de textes innombrables et de témoignages de tous les bords et de tous les courants. Et que de temps gagné par rapport à toute autre forme de recherche. Quand à ma religion, je n’en ai point et n’ai donc pas vraiment le souci de la pratiquer. L’athéisme se pratique naturellement au quotidien partout où l’on se trouve…!! :o))
    Mais pour revenir à la dialectique, précisément, certains islamistes affirment que le Coran ne peut pas être traduit et ne peut être compris que dans sa langue d’origine, un arabe ancien, complètement décalé et obsolette. C’est tout à fait faux. La langue française permet de traduire toutes les subtilités et les nuances les plus fines de la pensée humaine. Mais c’est un problème pour les islamistes que leurs concepts soient traduits et écrits de façon aussi crue et directe par rapport à la manière complètement hermétique dans laquelle les textes anciens sont écrits en arabe, ne permettant que d’en extrapoler que des principes flous et interprétables.
    Et c’est aussi ce qui rend les discussions si compliquées mais aussi passionnantes sur les forums…! ;o))

    1. Bien d’accord pour une praxis qui soit un aller et retour entre la pratique et la réflexion

      Bien d’accord aussi sur la richesse d’Internet, il y a 30 ans je traînais dans les bibliothèques pour chercher des infos pour mes scénar de BD et c’st sûr que maintenant c’est incroyable toutes ces possibilités

      Pour ce qui est de la lecture des textes anciens et religieux mon point de vue est un peu différent du tiens peut être. tout d’abord tu as raison il existera toujours dans TOUTES les religions des cons, heu des fondamentalistes qui refuseront de vivre avec leur époque mais qui resteront figés sur une époque.
      Mais il y a toujours plusieurs niveaux de lectures, soit un niveau littéral, auquel cas il me semble que personne ne peut vraiment raisonnablement y souscrire (et pourtant) avec les miracles, les anges, les démons, les dieux, etc etc
      puis il y a une lecture métaphorique qui reste toujours valable à toute époque, parce que le contenu n’est plus fait de concepts qui disent la vérité, mais d’histoires qui nous permettent de comprendre l’histoire dans laquelle nous sommes présents
      c’est plutôt ce genre de lecture qui me parait intéressante

      quant à l’athéisme il peut avoir les mêmes travers que les religions (et c’est un athéiste convaincu et parfois intégriste qui te le dit 😉 )

      amitié

      frédéric

  12. Eh oui, et tu as aussi tout à fait raison sur cet aspect métaphorique et symbolique.
    Mais je ne rajouterai rien à cet échange très fraternel et sympathique…!! :o))

    Sauf, peut-être (Ah, quand même!!) que nous devons bien nous garder de faire de l’athéisme un dogme ou une religion aussi absconne que les autres…!! ;o))))

  13. L’ « Athéïsme » et son revers de médaille, le « Théïsme », ne sont ils pas à renvoyer dos à dos et surtout ne doivent-ils pas être transcendés car restrictifs de cette ultime réalité qui anhile tout commentaire que l’on peut en faire en cherchant à l’évoquer et en faire part ?

  14. pour aider à digérer le poulet aux myosotis, un peu roboratif , on peut,s’il reste du temps, boire une délicieuse soupe de pierres.
    Pour la recette de la soupe de pierres ( conte bouddhiste ) consulter Google ou feuilleter contes bouddhistes de …?

  15. Heureusement il y a moins triste dans le Zen,

    Voyez un peu!

    –Ikkyû Sojun, moine zen, a dit : « Ceux qui observent les règles sont des ânes, ceux qui les transgressent sont des hommes. »

    –« Cet Arhat, détaché des passions, n’est pas près de devenir un Bouddha.
    Un tour au bordel lui apporterait la grande sagesse »

    –« Cette dame est, je crois, la maîtresse du jeu d’amour.
    Quand je suis malade, elle sait soigner ma tige de jade,
    Et alors se réjouissent mes disciples. »

    –« Avec les Kôan et les cas anciens, la tromperie arrogante ne fait que croître ;
    Chaque jour, vous vous courbez en vain pour saluer des fonctionnaires.
    Quels fanfarons sont les amis de bien de ce monde !
    La jeune fille au bordel porte du brocart d’or. …. »

    –« De qui est-il, ce chant qui me rappelle les plaisir du bordel ?
    Un chant de jeunesse qui me tourne dans la tête.
    Puis une aube jamais vu par Ananda.
    Un moyen vers l’éveil….. »

    –« Une jolie femme, les nuages et la pluie, la rivière profonde de l’amour.
    Là-haut dans le pavillon, la jeune femme et le vieux moine chantent.
    Je trouve mon inspiration dans les embrassements et les baisers ;
    Je n’ai pas du tout l’impression d’être en train de jeter mon corps dans les flammes. »

    Qu’en dîtes-vous?

    1. Je n’en dis rien de particulier.
      Quelle est votre question exactement ?
      Que souhaitez vous que j’en dise ? 😉

      En tout cas il faut prendre connaissance de tous les magnifiques poèmes qu’a écrit ce moine iconoclaste et apprendre à connaître son histoire personnelle pour comprendre le tout.

      Chaleureusement

  16. Oui ce moine est exceptionnelle , il y a pas mal de choses à son sujet sur le net

    Il a comme tous des répartis fracassantes, des phrases clés qui décoiffent , je n’ai pas reproduit le pire (ou le meilleur!)

    De quoi méditer sur notre recherche de « Sagesse » de laquelle nous nous éloignons parfois croyant nous en approcher par nos belles convictions

    1. J’irai même un peu plus loin dans la formulation à ce propos : Plus nous pensons nous en rapprocher, et plus nous nous en éloignons.

    2. En effet chèr(e) Kâlî-Née, de qq modèle que nous cherchions à nous rapprocher (Ikkyu ou Bouddha) nous nous en éloignons en même temps d’une manière paradoxale

      Voir par exemple ce dessin :

      qui le démontre bien

      Ikkyu lui-même devait vivre avec un poids de transmission intergénérationnelle qui a influencé sa pratique et sa vie, il n’était pas plus libre parce que libertaire

      chaleureusement


  17. Je suis tout à fait d’accord, s’attacher au libertinage crée les mêmes liens et le même piège que s’attacher à la « moralité » ou à la recherche de Réalisation et c’est bien ça le problème initiale qui rejoint ce que dit Frédéric: « plus nous cherchons à nous rapprocher d’un quelconque modèle , et plus nous nous en éloignons »

    Par contre ne pas s’y attacher, ne veut pas dire non pas y penser, mais Liberté na

    1. Ne pas s’attacher, ne veut en effet pas dire ne pas penser, mais pas non plus spécialement ne pas s’attacher à qq chose, mais principalement, primordialement, c’est ne pas s’attacher à l’image de soi, à tout ce à quoi on s’identifie régulièrement
      voir cette vidéo pour mieux comprendre cela : http://goo.gl/u5MAi

      chaleureusement


      1. Merci Frédéric pour ce lien vers cette vidéo d’Eric que j’ai appréciée.
        Voici le commentaire que je viens d’y laisser :
        « Merci pour cette évocation du « non-attachement » qui n’est pas indiférence.
        L’impassibilité n’est pas l’équanimité, de même que l’adéquation à la situation dans l’action, n’est pas passivité non implicative.
        Pleurer n’est qu’en apparence (sans doute plus pour un oeil d’occidental), la preuve d’un attachement; elle peut simplement être le témoignage d’un lâcher prise.

        Que coule la rivière fragile esquif je passe.
        Brin d’herbe, je ne philosophe pas. »

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