Mon frère est fils unique


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Le zen, comme je suppose toute voie du Mahayana, tout en ayant ses fondations dans la sagesse et la compassion développées dans le bouddhisme y ajoute une part de créativité importante dans la façon de vivre les préceptes au quotidien, un exemple marquant est donné dans le sûtra de Vimalakirti. Ainsi il n’est pas tant question d’aboutir à un état idéalisé quasi impossible à atteindre que d’être capable de vivre la vie telle qu’elle se présente et non pas tel qu’on souhaiterait qu’elle se réalise et c’est peut être cela cet état qui parait impossible et qu’on peut toutefois arriver à vivre. C’est pourquoi dans les textes zen japonais on trouve principalement des indications sur les situations ordinaires du quotidien (cuisiner, manger, dormir, faire ses ablutions, aller aux toilettes…). De la même manière il y a dans le zen le paradoxe de la transmission qui repose sur une connexion très intime avec le maître et doit déboucher sur l’expression de cette même créativité chez le disciple. Cela implique d’avoir une vraie relation amicale, au sens fort, avec cet ami de bien qu’est le maître, sans jamais l’idéaliser ou chercher à le reproduire mais tout en gardant vive la capacité à l’interroger et le questionner.

Hakuin enseignait que : « Là où il y a un questionnement complet, il y aura une expérience complète de l’éveil. »

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel
Zem est publié en album en français, anglais, espagnol et portugais chez The Book Edition

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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25 réflexions sur “Mon frère est fils unique

  1. Étant enseignante, j’aime particulièrement la publication de cette semaine. Le maître est à l’image de ce qui nous entoure et doit inspirer, être source d’éveil, mais jamais représenté quelque chose de définitif ou une fin en soi. Tout le défi de l’enseignement réside justement à guider sans ordonner, à laisser l’apprenant évoluer et devenir lui sans le façonner à notre image.

  2. Impossibilité :

    Quelle que soit (ce que l’on désigne par le terme de) la voie choisie et suivie

    Qui que soit celle ou celui qui accepte de jouer le rôle d’enseigner

    La proposition est de quitter l’habitude enfantine (naturelle puis de plus en plus sophistiquée et compliquée) d’imiter.
    Ne pas s’imiter est le secret des enseignements.
    Toute « expérience » avec expérimentateur est un artéfact.

    Le plaisir de celle-celui qui assure sans y chercher un mérite, la fonction d’enseigner, est celui de voir naître.

  3. C’est l’école de la méditation…
    La seule école au monde où, comme à l’auberge espagnole où on ne mange que ce que l’on a apporté, on médite comme on est…! :o)

          1. Tou à fait en accord, Frédéric avoir tout lâché, lâcher toute représentation ne peut être un passif laisser faire où il y aurait encore une objectivation sujet passif laissant faire.

            Si « connaître » est considéré dan son sens premier de « Naître avec » alors a proposition verbale est acceptable.
            Si « connaître rien » est considéré en son sens de connaître quelque chose d’objectifié, alors elle ne l’est pas :
            Koan : Qui peut saisir rien ?

  4. Je ne médite pas ou plus, je me questionne. Lorsque je lis certains enseignements de Boudha ou plutôt certains commentaires des enseignements relatif à l’eveil, j’y lis de nombreuses allusions aux émotions, au mirages, aux illusions. L’identification de ces phénomènes en nous me parait fondementale ainsi que le fait d’arriver à les désamorcer, ou du moins à désamorcer des mécanismes. Je ne médite pas ou plus parceque qu’il me semble que si je le fait je fais, pardonne moi l’expression, de la M …. ! je veux dire que je n’ai pas l’impression d’avancer ou de faire avancer car parfois « aprés » c’est pire, dans ce cas mieux vaut s’abstenir. enfin c’est ce que je me dit. Dans cette façon d’avancer je me reconnais dans le dessin, je n’imite pas! mais je ne médite pas sauf à voix haute! Peut être que le fait de méditer avec d’autres personnes apporterait une solution; là encore je m’interroge .

    1. bleuvirus, merci pour ce que tu dis. Je crois que si je méditais, j’aurais aussi un résultat qui ne me conviendrait pas.
      Nous ne sommes égaux en rien et probablement pas plus en méditation.
      Ce doit être une capacité, un don que je n’ai pas.
      Mais je respecte et j’envie un peu ceux qui en sont capables.

      1. En effet si on attend un résultat d’une telle pratique il ne peut satisfaire :mrgreen:

        Maintenant il n’y a pas de compétence particulière demandée pour la méditation, simplement accepter de regarder, open your eyes, et bien des personnes qui ne s’asseoient pas comme ds grenouilles au sol ouvrent leurs yeux, tous leurs yeux :mrgreen:

        chaleureusement

        frédéric

    2. Certains disent que s’interroger est le propre de l’être humain.
      Certains disent que méditer (au sens de prendre une attitude particulière en suivant des pratiques testées sur des millénaires parfois) est la solution à un certain mal-être ou mal paraître.
      S’interroger implique implicitement ou explicitement une dualité :
      Quelqu’un qui interroge ou questionne /
      /plus, de manière séparative, un ou des objets, y compris l’enseignant.

      Méditer peut se pratiquer comme activité permettant de placer notre vie avec ses les stocks de conditionnement, entre parenthèses ; il en va de même pour le yoga etc. : En quittant le lieu ou la pratique, les parenthèses se rouvrent et la vie telle que nous la pensons et pratiquons, nous envahie de nouveau.
      => « M’éditer » de différentes manières peut prendre l’allure d’une échappatoire… de plus.

      Le vidage de ce fatras habituel sur lequel se constituent les personnalités, demande juste l’usage de la discrimination.
      Ce big bazar, qui « remonte » à la surface mémorielle consciente lorsque nous ne l’alimentons plus du tout, est fonction de ce que nous avons accepté d’y placer (pas nécessairement par volonté propre) dans ce que nous supposons être un passé.

      En général nous n’aimons guère l’idée de n’être pas quelqu’un, ne serait-ce que passager, alors nous-nous identifions à un méditant, à un pratiquant de telle ou telle voie…
      Cela-même, nous avons à le quitter un jour ou l’autre pour être libre de toute attache.
      Il n’y a pas à proprement parler de récompense du style quelque chose de tangible qui puisse nous faire dire : « Je suis Zen, je suis Nirvanique, Je suis un libéré, etc. ». Ceci est encore une identification à ce que nous ne sommes pas.

      « Hard » ; cependant nécessaire.

    3. @ Bleuvirus :
      A chaque moine sa religion je ne dirai donc à personne médite ou autre chose, c’est à chacun de trouver son chemin.
      Je ne vois pas (mais il me manque des cases pour cela :lol:) comment une méditation peut être de la m… ❓
      qu’après ce soit pire (même pendant d’ailleurs) cela est une réalité, il est plus agréable de dormir dans un environnement qui fait peur que d’être éveillé
      pratiquer en groupe peut être une aide, mais elle ne sera pas suffisante, il faut à un moment une personne pour nous … (ici trouver le mot qui convient à chacun : rassurer, accompagner, guider, aider,pousser) lors de ces passages difficiles
      lorsque le jour se lève, le contexte qui fait peur peut faire rire
      pratiquer seul sans cet accompagnement peut être TRES difficile lors de certains pas sages et je comprends tout à fait qu’on puisse éviter d’y aller dans ces conditions

      chaleureusement

      frédéric

  5. J’aime beaucoup ta nouvelle formule(tes textes), parce que je la trouve claire, accessible.
    faire comme n’est pas forcement imiter, il y a une nuance qui n’est pas mince.
    bien chaleureusement
    Virginie

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