Chute libre


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Si nous joignons les mains face au coeur pour saluer (Gassho) nous ouvrons les mains, l’une sur l’autre, durant zazen, comme nous nous ouvrons en entier, sans crainte, à ce qui est. Zazen c’est accepter de vivre au delà de ses peurs.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel
Zem est publié en album en français, anglais, espagnol et portugais chez The Book Edition

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.
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48 réflexions sur “Chute libre

  1. Tout corps suspendu dans le vide subit une poussée de haut en bas égale au poids du volume du corps en suspension…!!!
    La chute est une peur majeure, d’où l’état de non-zazen et les mains non-ouvertes…
    Mais une bonne séance de méditation pourra remettre de l’orde à tout ça..! :o)
    Bon dimanche, mon ami et frère Frédéric.

  2. Il me semble que l’orientation de la main ouverte est fondamentale.
    Mais je ne suis pas méditante.
    Simplement je remarque que la pomme vers le bas prépare à se réceptionner en cas de chute. La pomme verticalement ne laisse aucune prise et rappelle tout autant le fait de « s’en laver les mains » que se préparer à donner une giffle, pour commencer sur la joue droite. Enfin la pomme vers le haut est une attitude réceptive.
    Comme quoi l’objet n’a de sens qu’en fonction de l’utilisation que l’on choisit d’en faire, soit-il la main.

  3. ZEM me plait bien car, coquin, il sait profiter des situations cocasses pour montrer à Maître TZE le décalge voire les contradictions qui existent entre ses enseignements et une certaine réalité de fait.

    1. Oui ce décalage existe toujours d’ailleurs je crois entre la théorie et toutes les situations différentes, et l’enseignement me semble-t-il doit donner une possibilité de pouvoir être juste dans toute situation et ne peut donc donner une réponse cadrée, mais plutôt apprendre à créer le cadre nécessaire

  4. Vacuité des vacuités !! Tout est vacuité.

    L’esprit des choses, qui me donne à penser, me glisse au creux de l’oreille à comprendre (donc corticalisée), que l’enseignement, que la théorie n’est que la mise en perspective ; seulement l’indication vers :
    => Être en pleine conscience non cadrée, non limitée, qu’elle que soit la situation.

    Sans aucune représentation ou image de quoi que ce soit, la conscience ouverte à l’infini est dans sa vrai nature qui est d’être présente sans aucune limite, sans contenu.
    Alors la situation « dicte » ce qui est adapté.

    Je reviens à un leitmotiv que j’utilise souvent : Pas de maître, pas de disciple; pas d’objet, juste sujet impossible à caractériser.

    Vacuité des vacuités !! Tout est vacuité.

    1. inversion je ne vois pas pourquoi au premier Rabord, à moins de prendre vanité dans son sens moderne (orgueil) mais on peut voir son étymologie au sens large (CNTR) :
      Empr. au lat. vanitas, -atis « état de vide, de non réalité; vaine apparence, mensonge; tromperie, fraude; frivolité, légèreté; vanité, jactance ».
      et te connaissant (peu, mais un peu) je ne doute pas que tu connaisses le mot hébreu :mrgreen: :

      Le mot traduit par vanité, הבל (hevel), signifie littéralement vapeur, buée, haleine, souffle léger. Notons qu’en français, dans son utilisation courante, le mot vanité a plutôt tendance aujourd’hui à se rapprocher de la notion d’orgueil et désigne plus souvent le caractère d’une personne faisant preuve d’auto-satisfaction et qui se plaît à manifester ouvertement son goût du paraître. Ceci n’est pas le sens qu’il convient de retenir dans l’Ecclésiaste où le mot vanité est utilisé dans son acception plus ancienne et plus littéraire de « ce qui est vain », c’est-à-dire futile, illusoire, vide, de peu d’impact, voire sans aucune réalité. (wikipedia)

      mais peut être voulais tu parler d’autre chose que je n’ai pas compriTe ❓

      1. Si si, tu as très bien compris, Frédéric, j’ai fait usage de l’inversion, c’est à dire du double miroir qui permet à celui-celle qui se regarde dans les mots, d’en retire un sens qui fait sens.
        Oui, Hevel qu’il y a lieu de rapprocher de Habel qui s’écroule devant Le coupeur d’illusion : Caïn.
        Nous sommes là en présence da symbolique puissante et décapante lorsque l’on ne laisse pas la psychée usuelle nous mener en bateau dans des images d’Epinal ou des fadaises infantilisant.
        Regarder le vocable usuel Ève est aussi interessant; en fait dans le texte de prise de conscience de l’ADaM aprés hypnose, désigne Ischa et non HetVha dont le nom ne sera prononcé qu’après expulsion (accouchement) de la « Gaine edenique ».

  5. Oui, mais vacuitas c’est le vide et vanitas c’est la vanité.
    Et l’homme n’est pas vide mais vaniteux…! :o)

    1. C’est un point de vue, Frédéric, un point de vue.
      Par vacuité des vacuités, j’entend formuler que la vacuité en tant que telle, pas une vacuité représentée, la vacuité impensable, non casable dans une réflexion mentale, est vide des vacuités considérées comme vacantes de quelque chose (donc encore enfermée dans les frontières d’une représentation subtile.
      Hi ! Hi !!

  6. Autant pour moi, ce n’est pas Frédéric qui à écrit : « Oui, mais vacuitas c’est le vide et vanitas c’est la vanité.
    Et l’homme n’est pas vide mais vaniteux…!  »
    Mais l’ami Laurent…

  7. Bonjour l’ami Eric Francis,

    « Mais l’ami Laurent… »

    J’attends la suite. Après un « mais », il y a généralement quelques chose…!!

    Et là:
    « C’est un point de vue, Frédéric, un point de vue.
    Par vacuité des vacuités, j’entend formuler que la vacuité en tant que telle, pas une vacuité représentée, la vacuité impensable, non casable dans une réflexion mentale, est vide des vacuités considérées comme vacantes de quelque chose (donc encore enfermée dans les frontières d’une représentation subtile. »

    J’ai rien compris du tout. Je dois vraiment être bête.

    Cela dit, ma maman m’a dit un jour que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire (clairement) vous viennent aisément. » Je ne sais pas de qui c’est… Mais c’est bien vu !! :o))

  8. Non Laurent, il n’y a pas de suite; je signalais seulement que je m’étais trompé que je croyais répondre à Frédéric, mais que c’est toi qui a écrit : « Oui, mais vacuitas c’est le vide et vanitas c’est la vanité.
    Et l’homme n’est pas vide mais vaniteux…!  »
    Erare humanum est… !
    Ta maman a certainement eu raison de te dire cette phrase…. (il me semble qu’elle est de Montaigne, mais je n’en suis pas sûr)

  9. J’ai toujours compris « vanitas » dans la citation latine comme signifiant « vacuité » avant même d’aborder les concepts bouddhistes. Je suppose qu’on avait dû me l’expliquer en classe dans ce sens ! Et, plus prosaïquement, on dit sensiblement la même chose quand on dit : « c’est du vent ! », même s’il est facile de chipoter en remarquant que du vent c’est déjà quelque chose… 😀
    Mais il est vrai que cela dépend du contexte : il arrive que « vanitas » ait alors le sens de « vanité », dans le sens de l’attachement aux valeurs mondaines et à l’image de soi. Et finalement cela revient au même.

  10. La vacuité est le substantif équivalent à vide, creux, dépourvu de sens.
    La vanité est ce qui est vain, inutile, sans intérêt.

  11. Je le prends comme un enseignement fort qui démontre que , dans l’immédiateté d’un grand danger de mort , tous nos efforts conscients pour nous élever sont réduits à rien ! Au seuil redoutable il est fort possible que je ne crois plus à rien ! inch’Allah ! en plus  » dévisser  » en montagne …brrr…brrr…je le comprends ce Maître 😉 Amicalement à toi cher Boudhiste

    1. Pas tout à fait
      par expérience (au moins des personnes proches que j’ai pu rencontrer avant leur décès) j’ai pu voir qu’au moment de la mort, on savait ENFIN ce à quoi on croyait RÉELLEMENT
      donc toute la voie qu’on a pu emprunter n’est pas réduite à rien, pour certains oui, pour d’autres non
      nous le saurons au dernier moment :mrgreen:

      chaleureusement

  12. Je me suis un jour retrouvée dans cette position.. j’ai cherché ce que je pouvais tenir pour ne pas glisser vers ce que voyais comme le vide au dessous de moi..mais comme je n’ai rien pu attrapper j’ai lâché l’idée de résister..et le plein est venu à moi.
    J’ai pourtant toujours le vertige en marchant en hauteur mais sur le sentier de la vie je sais que les plus beaux cadeaux viennent à ceux qui ont les mains ouvertes, prêtes à accueillir  » ce qui vient » ce qui ne se peut qu’en lachant » ce qui est passé  » .

    1. Cela m’est aussi arrivé au printemps, je marchais avec mon épouse sur un chemin de « douanier » en bord de mer, en hauteur, mais j’étais loin derrière, marchant plus lentement par mon handicap, j’ai posé ma canne sur un caillou (je suppose) qui ne tenait pas et ma canne est partie côté mer et moi j’ai suivi, et me voilà au sol, sur la pente vers la mer (je ne serais pas allé bien loin car il y avait plein de végétation sauvage) et me retenant du mieux que je pouvais au chemin (les deux mains accrochées, du coup ! 😉 ) et il a fallu que je trouve une respiration pour me relaxer pour me relever tranquillement, car si je restais sur ma peur, mon corps était tellement tendu que je ne pouvais pas bouger
      comme dira ensuite mon épouse après ‘pourquoi tu n’as pas appelé ? » (pour ceux qui me connaissent ils savent que mon handicap touche aussi ma voix 😆 )

      bises à toi

      1. => Ce qui est amusant, c’est qu’une entourloupe informatique a scindé ce que j’ai écrit ce matin en deux parties Hi Hi ! Voici le première partie qui s’était escamoté :
        – Tout évènement « extérieur » (disons qui se produit dans notre sphère de préhension) nous parle.
        En découvrir et décrypter tout le sens n’est pas toujours aisé.
        C’est souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, un appel au lâcher prise.
        La meilleure façon de découvrir ce sens dans toutes ses ramifications et toute sa profondeur, consiste à ne pas calquer sur ce qui devient une aventure historique mémorisée transmissible, une signification rapidement puisée dans notre stock mémoriel passé. Ainsi, la réalité de ce qui s’est produit (« pour nous montrer, pour nous donner une leçon de chose »), se révèle dans toute sa dimension et en toute liberté virginale.
        Là est ZEN, pas dans un quelconque aspect technique ni dans une situation artificiellement construite.

      2. En relisant le titre..
        Chute libre..peut devenir libre de chuter.
        Se rendre libre d’entrer dans la chute
        C’est découvrir qu’elle nous porte
        A travers la manière dont nous la vivons.

        Il y a alors toujours
        Quelles que soint les circonstances
        Un émerveillement du vivant.

  13. Comme le formule souvent Frédéric, le Maître enseignant est la vie (TZÉ) en tant que telle.
    Le maître dans la lignée n’est qu’un prétexte (qui peut se lire Pré texte).
    La texture de notre vie, c’est la vie qui nous la fournit. Nous avons juste à être présent.
    En totalité.

    Quand à la position de nos mains, elle n’est pas intentionnelle au sens de volontaire, de disciplinée.
    Nos mains « parlantes », se positionnent spontanément dans la position qui est adéquate à la situation réelle, pas celle pensée en fonction de critères normatifs collectivisés.
    Dans le cas du dessin « animé », vivant, taquin que nous propose Frédéric, la pratique adaptée à la réalité de la situation consiste pour ZEM, en ne pas lâcher en ouvrant les mains, la tenue de la forme physique de son maître enseignant.

  14. Nous sommes une classe du secondaire qui étudiont vos publicatons.
    Nous avons une question: Est-ce que « ouvrir les mains » veut dire aider les autres.

    prof zen et élèves zen

    1. Une classe qui étudie mes publications, mais je ne suis pas mort ! 😆
      Faites moi un mail (ou onglet « me contacter » en haut) pour m’en dire plus :mrgreen: (et éventuellement que je vous fasse une petite dédicace numérique)

      « Mains ouvertes » peut vouloir dire rien « on ne retient rien », on est « ouvert » , authentique, sans façade
      Pourquoi ? par « sagesse », prise de conscience de l’interdépendance, qui fait qu’on ne peut être « seul », « renfermé sur soi », vouloir s’accrocher à une image de soi (ego) indépendante
      Donc cela a aussi à voir avec la compassion, l’aide et le soutien aux autres, car nous n’avons pas d’autres choix, lire les travaux de Richard Dawkins sur l’importance de la solidarité dans le cadre de l’évolution des espèces.

      et main ouverte, aussi, parce qu’avez vous essayer de retenir du sable dans une main fermée ? IMPOSSIBLE? le mieux est encore de garder sa main ouverte pour garder ce sable, libre, sur soi
      de la même manière l’impermanence, fait que pour vivre pleinement, il vaut mieux être « ouvert » que « fermé », et quand on a la main ouverte avec qq chose de dessus, c’est bien un geste de partage ?

      Mais peut être avez vous d’autres explications à partager ?

      chaleureusement

      Frédéric

  15. Le thème de la main ouverte, mais aussi de toutes les façons de présenter ses mains vers les autres est extrêmement riche. C’est un sujet immense qui contient toute la gestuelle condensée grâce à laquelle les humains peuvent communiquer sans prononcer une seule parole. Des symboles, des signes, des codes, des rituels, des mimiques, des expressions, des émotions, des sentiments peuvent passer par les mains. Voir simplement le langage des sourds-muets…
    La main peut être si douce lorsqu’elle caresse, si utile lorsqu’elle façonne la matière et si dure lorsqu’elle torture.
    Mais n’en gardons que ce symbole de paix qu’est la main ouverte présentée en avant et vers le haut, qui offre et qui accueille, et la main tendue vers celui qui est seul et qui souffre.

    1. C’est d’ailleurs un langage ancestral : serrer la main, montrer sa main ouverte, la main sur le coeur etc…
      A chaque fois il est ainsi dit : »voit ma main elle ne contient pas d’arme pour te blesser, elle vient en amie »

      Lorsqu’elle vient à vous, c’est l’espoir qui rayonne
      car vous n’êtes plus seul, c’est une main qui donne ;
      Sa chaleur vous apaise et la main fraternelle
      réalise pour vous le miracle du ciel :
      Cet ami qui vous soigne en cette communion
      va, dans l’Amour divin, vivre une création ;
      son être tout entier reçoit de l’Univers
      les forces que sa main redonne sur la Terre.
      Cette main de Lumière, elle est notre secours ;
      elle est cette occasion que l’on vous donne un jour
      de comprendre que l’Homme est toujours, en tout lieu,
      solidaire de l’homme en sa marche vers Dieu !
      Quand le mal est en vous et que la main se tend,
      elle fond la douleur de son rayonnement.
      Alors la peur s’en va ; on renaît à la vie !
      On respire à nouveau, on veut aimer aussi !
      La pensée qui s’élève et la paix dans les yeux
      sont le plus grand merci. L’échange est merveilleux !
      Il faut connaître enfin sa souce d’Energie :
      Elle vit par l’Amour, cette main qui guérit.

  16. L’expression « une main tendue » n’est pas vide. Elle peut sauver des vies qui n’en peuvent plus et qui veulent lâcher prise.

  17. « Donner la main » est aussi une expression qui correspond bien « donner un coups de main », ce n’est pas donner un gifle mais participer à.
    La main ouverte, la main tendue n’est pas nécessairement une main inactive; par exemple lors d’un dialogue mains (en intelligence d’esprit et de cœur) de soins et corps.
    Lors de l’accompagnement à bras et cœur ouverts, la main frôle; elle peut même être placée à distance.
    Nous sommes tous solidaires et chacun individualisé : Indépendance ne veut pas dire absence de compassion.

    Avec amour

    1. D’un point de vue bouddhiste, il n’y a pas d’indépendance réelle, mais au contraire tout repose sur l’interdépendance, qui est la base de la compréhension de la voie bouddhiste (avec l’impermanence et le non-attachement ou « nirvana »)

      1. Ben oui, sans filet et sans élastique*, sans rien à quoi acrocher quoi que ce soit; sans possibilité de freiner ou retenir la chutte.

        *(écriture brouillée par la gestion en ce moment d’une période familiale difficile => fautes d’orthographe.
        Cela ne change rien à la signification du propos, me semble-t-il….)

        1. C’était de l’humour, moi qui ai l’orthographe indigent & les doigts qui s’entremêlent sans soucis particuliers !

          Rien ne change rien en effet, tout cela ne reste que des mots et de la joie.

          Bon courage à toi pour ce passage chaleureusement

          frédéric

          1. Thank you father; un petit coup de zen et de chaleur d’humain, ça fait toujour du bien, et ça ne provoque pas d’ulcère d’estomac.
            L’humour reste intact et le cœur accompagne : C’est ça la vie.
            Tout passe, la peine comme la joie.
            Seul l’inconditionnel, l’inconditionné n’y est pas soumis. C’est pas ça qui nous « fait une belle jambe » !
            Le lâcher prise « sans parachute » ou sans parapente est l’essence du zen.

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