« C’est au pieds du mur, qu’on voit le méditant » (vieux proverbe lapon qui se dit traditionnellement : « on seinä näemme meditoija »)


zen, zazen, humour, peinture, méditation, facilité, maçon

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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Dans le zen Sotto nous faisons face au mur pour méditer, une façon de faire face à soi-même, réduire les possibilités de fuite du mental.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel
Zem est publié en album en français, anglais, espagnol et portugais chez The Book Edition

CC

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.

 

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39 réflexions sur “« C’est au pieds du mur, qu’on voit le méditant » (vieux proverbe lapon qui se dit traditionnellement : « on seinä näemme meditoija »)

  1. Besoin de couleurs pour que la vie soit moins triste
    Besoin de chaleur pour qu’elle soit plus douce
    Et notre mur se couvre du voile de nos idées.

    Alors un jour s’asseoir, voir le mur bariolé
    Et laisser tout cela, juste s’en détacher
    Pour que simple et vibrante la vie coule à nos pieds.

    Tous mes voeux t’accompagnent pour cette Nouvelle Année.

    1. Oui c’est tout à fait cela, Zem exprime son besoin et met en oeuvre ce qu’il faut pour y répondre, maître Tsé est simplement un peu triste, sachant qu’il se capte sur un besoin qui ne le satisfera pas longtemps et que la réalité le rattrapera, mais il faut à chacun trouver son rythme

      bises

      frédéric

        1. heu pas comprite

          je reprends, nous avons l’apprenti : Zem
          et le maître : Tsé

          Qu’est ce qu’être libre ? Peut être pouvoir simplement être en capacité de répondre à la vie telle qu’elle se présente, accepter qu’elle se présente autrement que ce qu’on aurait pu projeter…

          chaleureusement

          frédéric

          1. Maître Zem Triste, un peu ? Ou disciple Tsé joyeux ?
            C’est un boutade !!
            En inversion.
            Rire sur rire => libération des normes de pensées.
            ==> crée un vide de représentation.
            ===> au bord du Zen

            Tsé aurait-il le sentiment d’être un maitre et que Zem est son disciple ?

  2. L’apprenti méditant aurait donc besoin de poser lui-même les couleurs sur le mur blanc au lieu de faire confiance et de s’attendre à la projection de la Lumière qui est en lui ?
    En tout cas les couleurs arc-en-ciel sont superbes, et ton dessin fort agréable aux yeux. Maître Zen n’a pas l’air si zen que cela avec son regard et sa bouche remplis de sévérité (SES (propres) vérités ?)
    Amicale bise Frédéric.
    Bon dimanche à toi et encore une fois bonne année et… santé !
    Bien chaleureusement,
    Marie

    1. Chaque apprenti méditant peut avoir besoin de choses différentes, pour plonger dans la méditation ou la fuir tout en la pratiquant (paradoxe étonnant 😉 )

      Pour le maître zen, maître Tsé, il est très zen au contraire, mais pour cela qqs points d’éclaircissement 😉 :
      1/ être zen ne veut pas dire pour moi « être cool » ou « gentil », mais il est VRAI, authentique, en lien avec la réalité
      2/ le maître zen n’est pas parfait, mais justement son authenticité lui permet de vivre pleinement au grand jour son imperfection, sans travestir la réalité
      3/ le maître zen ultime c’est la vie, ici apprenti et maître ont chacun une part de cette « maîtrise » (si on peut dire, parce que peut être qu’être maître c’est justement le contraire de maîtriser, mais c’est plutôt accepter de se laisser maîtriser, d’avoir les mains ouvertes, cela sera le sujet d’un prochain dessin de Zem), Zem a cette part de naïveté naturelle, qui lui fait peindre ce qui lui permettra de fuir de ce qu’il cherche, parce que c’est comme cela, on ne redoute rien tant que ce que l’on cherche le plus, chaque désir cachant une peur, & le maître lui exprime sincèrement sa tristesse de voir ainsi son apprenti perdre ce temps, tout en sachant que s’il doit passer par là c’est comme cela, mais il doit mettre de l’énergie pour l’aider au mieux
      4/ y’a pas d’autres quatrièmement que tous mes voeux de joie ! :mrgreen:

      bises

      frédéric

  3. En somme, il ne faut pas fabriquer la vie avant qu’elle ne se présente, même et surtout avec de jolies couleurs : c’est courir à l’échec, c’est déjà l’échec.
    Je crois que je comprends ce que veut dire : accepter de se laisser maîtriser. Mais c’est une compréhension très vague… On est toujours dans le désir (ce qui est le propre de l’humain) et donc dans la saisie d’un avenir, au lieu de lui laisser la place d’être !

    1. Mais peut être que le désir (qui est en effet le propre de l’être humain) n’est il qu’une poésie qu’il faut prendre comme tel, c’est le moteur de la vie, le sel de l’existence, la souffrance arrive en effet quand on croit que la « vie qu’on a fabriqué d’avance » (avec d’aussi jolies couleurs qu’il soit possible) EST la vie, et cette dernière nous montre rapidement que ce n’est pas le cas

      ie :
      * Je peux avoir le désir de réaliser qq chose, et c’est la VIE
      * Mais croire que le désir seul suffit à cette réalisation, et la vie me montrera comment cela est plus compliqué : on ne m’attend pas, il faut mettre bcp d’énergie, se tromper, recommencer, peut être ne pas réussir
      * la vie s’écoulera dans cette mise en oeuvre (le « grand oeuvre »)

      en tout cas c’est tout à fait le processus d’éveil, tel que je le perçoit, de passer de qq chose de « mental et vague » à une réalité quotidienne, autant dire un processus continuel :mrgreen:

      amitié

      frédéric

      1. Tout à fait d’accord avec toi. C’est un travail de chaque seconde, sauf qu’il faut parfois l’oublier pour y être vraiment.

        1. c’est en effet assez paradoxal, on ne peut parler de travail, c’est pourquoi je parlais d’oeuvre
          Ainsi un artiste ne travaille pas, il oeuvre, et tu ne peux pas lui dire, « oh tu as passé 7:00 sur ton oeuvre, il faut arrêter pour aujourd’hui » c’est un élan qui vient de l’intérieur qui le fait oeuvrer
          peut être au début il a du travailler pour intégrer des techniques, mais était ce de l’art que cet apprentissage, je ne sais pas, mais vient un jour où la technique est oubliée, pour être « au service »
          et là il y est, et pourtant il ne travaille pas mais oeuvre bien

          merci à toi pour ce rappel

          bises

          frédéric

  4. Sans désir de se repésenter quoi que ce soit, la vie se vit : à l’ouvert.
    Elle prend touts les couleurs qu’elle veut.
    Sans aucune idée préconçue, le présent est là avec toute la saveur inconditionnée qu’elle nous offre.

    Aucune maîtrise de quoi que ce soit.

  5. En fait, c’est au pied du mur que l’on voit le mieux la base du mur…! ;o)
    Mais bon, c’est une bonne idée ce mur à la Gaston Lagaffe pour méditer.
    Ca permet à l’esprit de moins se fixer sur la réalité des choses.
    Bonne année à toutes et à tous.
    Bien fraternellement.

  6. Suis pas très méditante, ou sans le faire exprès, mais s’il me faut rester devant un mur, pouvoir le colorier me permettra de ne pas me sentir au « piquet »… et même de trouver la place agréable.
    Bonne année 2011

    1. ahahaha 😆 alors méditer est déjà apprendre à ne pas se sentir au piquet, où qu’on soit 😉
      c’est au sens fort une question d’état d’esprit

      voici une belle citation de Etty Hillesum qui pourrait dire la même chose en d’autres mots :
      « je n’ai aucune nostalgie, puisque je suis chez moi. On est chez soi partout où s’étend le ciel. En tout lieu de cette terre on est chez soi, lorsqu’on porte tout en soi »
      pas de mur à colorier pour représenter un autre paysage 😆

      Je vais prendre un exemple concret, une maladie assez contraignante sans solution connue tombe sur une personne, soit elle se sent « maudite » soit elle « regarde le mur » :mrgreen:

      Bonne année à toi, plein de petits graphitis alors ?
      merci à toi de ton intervention et de ton humour

    2. Pour découvrir le vrai en nous, il n’y a pas « obligation » de méditer, Françoise. L’essenciel est l’ouverture à notre nature réelle, notre vraie nature.
      Tous les jours nous-nous trouvons au pied du mur, celui des limites que nous-nous imposons.
      La vie de tous les jours, avec son aspect ordinaire, peut être « le mur » de notre méditation.
      Comme a pu le formuler notre ami Jean klein (OUVERT À L’INCONNU) :
      « …, vous êtes fondamentalement déjà ce que vous êtes. Tout mouvement que vous entreprenez vous en éloigne. »

      1. oui tu fais bien de le souligner, il ne peut y avoir obligation, sinon ce serait comme de s’obliger à aimer…. 😦
        cela doit être une sorte d’élan qui monte de l’intérieur, il n’y a rien à faire, simplement s’asseoir

        chaleureusement

        frédéric

  7. Oui, Frédéric; selon les circonstances : S’assoir dans la vie (trouver son assise) et se tenir sur ses pieds lorsque l’on marche.
    Et non pas avoir la volonté d’aller s’assoir dans l’intention (même camouflée, occultée) de ne rien faire.
    Être soi est être soi.
    Avec ou sans apparat être soi est être soi.
    Le soit disant reste n’est qu’illusion nulle et non avenue.

  8. La laponie: souvenir d’un voyage à vélo ou j’ai eu la chance de traverser ces vastes étendues (les plateaux) ou l’on ressent son ame ! Le lapons et ces expressions: une langue exquses. Les lapons, les vrais, au visage burinés, guidés par le chamanisme il n’y a encore pas si longtemps que ça … Une sagesse éternelle, une de plus!

    Au passage, Frédéric, une année 2011 pleine de zénitude et de santé !

    Mon avis sur la question: parfois même au pied du mur, on arrive pas à grimper (symboliquement, passer l’obstacle). Que faire alors ??? Méditer …sur la question!

    Félicitation à zen pour les couleurs, c’est sans doute la toute blanche lumière qu’il recherche.

    Amitiés

  9. Bonjour cher Boudhiste 🙂 ce dernier post aussi est tellement plaisant avec la réflexion – tout compte fait , avec dans la chambre de mon Jérémie , un panneau réservé aux Tags multicolores zé signatures des copains , je me demande si c’est pour méditer ?! J’en doute fortement ! LOL Amicalement à toi

  10. s’il y avait eu une bulle de plus pour moi, j’aurais juste rajouté : « c’est pas faux ! »
    excellente illustration et meilleurs voeux pour cette nouvelle année que je te souhaite à toi et tes proches remplie de petits « bonheurs » simples et quotidiens……

  11. J’ai pas vraiment compris le sens de ta nouvelle blague.
    Ou alors, comme avait déclaré un prof de psychologie :
    « Si vous ne croyez pas à Freud, c’est que vous avez des blocages ! »
    Si tu peux débloquer mon blocage… 😉

  12. Ah y-a-t-il un sens à tout cela ? :mrgreen:
    Sinon combien de fois nous nous enfermons dans nos projections, nos attentes, nos désirs, nos peurs, sur des situations qui ne sont pas ce que nous voudrions ce qu’elles soient, et cela « nous coûte cher »
    c’est l’histoire traditionnelle aussi de la branche qui la nuit est prise pour un serpent créant une peur panique qui peut même faire mourir d’un arrêt cardiaque, et au matin si on dit « le serpent, le serpent !!! » qqn d’autre dira « quel serpent ? je ne vois qu’une branche ici »

    bises

    freudéric

    1. Ah ! oui, l’histoire de la branche (ou de la corde) prise pour un serpent, je connais. D’ailleurs, je fais ça tout le temps ;o)
      Mais il me semblait que la femme de l’histoire, qui a accepté le marché proposé (« le marin est beau »), était surtout victime d’une escroquerie.
      Merci, Freudéric !!!

      1. Oui c’est une version « moderne » (je n’ai aucune honte à trouver bouddhiste des histoires qui circulent sans l’être à la base) et dans laquelle l’escroquerie est partie prenante, comme dans toutes les relations modernes 😉

  13. La résolution étant : Pas de serpent, pas de branche, pas de mur, pas de méditant.

    Ni de méritant(e) Hi Hi 🙂

    Ha, j’oubliais :
    => Et, Mifa, pas de freud, pas de prof de philo, pas de blocage. Rien que

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