« Le fait d’accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une grande confiance envers l’univers. Le Moi et le reste de l’univers ne sont pas des entités séparées mais une seule unité. »


 

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter. http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

cómic traducido por Roberto Poveda - Blog : Huellas Zen

Cartoon translated by Jean-Claude Maître

 

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32 réflexions sur “« Le fait d’accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une grande confiance envers l’univers. Le Moi et le reste de l’univers ne sont pas des entités séparées mais une seule unité. »

  1. Je pense que le sommet que vous évoquez implique une carte qui indique le chemin car on n’y arrivera pas en « volant ».
    A mon sens la case départ est de se concevoir, si ce n’est confondu, du moins allié avec l’Univers et présumer que la conjoncture crée des conditions qui nous servent même si on ne comprend pas immédiatement comment. Alors la question à se poser quand on a le sentiment qu’elle nous dérange (si ce n’est agresse) ce n’est pas « Pourquoi » mais « Comment je m’en sers ».
    Pensées cordiales

  2. Je te suis entièrement concernant la fin de ton commentaire, et en effet mon leitmotiv est en effet de passer du « pourquoi » au « pour quoi » faire ou comment faire ou quoi en faire

    Je n’ai pas vu par contre à quel « sommet » tu fais allusion ?

    Etre un, être allié, tout cela sont en effet des constructions que l’on va avoir au départ, qui reposent sur ce que nos prédécesseurs ont pu vivre et sur ce que nous vivons et découvrons, ce sont des mots, qui ont leur importance, et qui préservent plus ou moins l’idée du moi. Il me semble nécessaire de d’abord travailler sur une bonne assertivité, entre autres et principalement par l’éducation déjà, pour comprendre cette interdépendance générale sans en souffrir

    chaleureusement

    frédéric

  3. Ta pensée évoque pour moi un passage de l’Evangile, que l’on peut trouver dans Luc mais aussi Matthieu je crois,

    Luc 12:22 Jésus dit ensuite à ses disciples: C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.
    12:23 La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.
    12:24 Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux!
    12:25 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?
    12:26 Si donc vous ne pouvez pas même la moindre chose, pourquoi vous inquiétez-vous du reste?
    12:27 Considérez comment croissent les lis: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.
    12:28 Si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui dans les champs et qui demain sera jetée au four, à combien plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas, gens de peu de foi?

    La confiance est néanmoins une chose dont il est plus facile de parler que de pratiquer (au fond de ses tripes). (« gens de peu de foi » ?????)
    L’ange de Zem est en tout cas bien présent, et fait de chair et d’os.
    Bonne journée Frédéric,
    Bien chaleureusement.
    Marie

    1. Oui la pensée de Zem semble attendre d’une entité extérieure une « protection » et on peut lire ainsi la parole de Jésus

      Bien sûr que le lâcher-prise (pour la confiance je suis en lien avec ce qu’écrit Eric ci-dessous) est difficile puisque justement il est de passer par dessus nos peurs, or notre vie se base sur elles

      ceci dit le lâcher prise dans un monde de consommation à laquelle on a accès n’est pas le même que dans un monde où l’on n’a pas accès à la consommation tout en étant bombardé de pub/désirs
      ou il n’est pas pareil dans un club de vacances ou dans une prison

      chaleureusement

      frédéric

  4. SI

    En ce qui concerne la confiance en soi, en la vie, elle est tributaire à priori de celle que nous avons pu puiser dans notre base affective en venant au monde de la manifestation à cette époque-ci, dans ce lieu-ci, celui de notre naissance dit biologique (la première).
    Si l’affection n’est pas véritable, elle crée les circonstances d’une difficulté qui fait que l’individualité, la personne, va chercher toute sa vie une sécurité.
    Du socle de sécurité de base va dépendre l’unité, la réalité de l’incarnation sans second, du Self dans cette vie si (deuxième naissance).

    Tant de personnes… disons même : pour ainsi dire Nous tous, cherchons par divers moyens à nous trouver de manière permanente, en sécurité (pas nécessairement protégés, mais en sécurité; c’est même lorsque nous ne n’éprouvons plus le sentiment de devoir être protégés, paterno-maternés, que nous sommes libres, donc « Secure » comme le formulent nos amis anglais).
    Il nous faut donc franchir le passage de nous affranchir des esclavages de la coque éducative dans laquelle nous avons muri.

    Au fond quel est « le rôle » de l’accompagna- /trice /teur ?
    – Celui d’être l’ami(e) dégagé(e), donc elle/ lui/-même, unifié, non tiraillé entre :
    Qui je cherche à être pour combler un vide d’insatisfaction de soi,
    et :
    qui je me trouve être dans les faits de vie au quotidien.

    => Il n’y a pas de modèle sociétal organisé qui puisse prétendre posséder la caractéristique d’être entièrement satisfaisant ; ne peuvent être « inventés » que des pis-aller.

    C’est la réalité de la sollicitation d’amour vrai qui peut être opérationnelle. Faisons en sort que cette réalité-là se révèle et s’applique au quotidien dans l’actuel.

  5. Quand même, qui se soucie de l’univers quand il crève de faim?
    Vous êtes des gens bien nourris, vous, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
    C’est comme ceux qui disent « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ».
    Allez donc dans les hôpitaux dans les services des grands traumatisés, là où on trouve des gens qui ne peuvent même plus bouger leurs paupières et qui appellent la mort de toute leur force, mort qu’on refuse de leur donner par pure lâcheté…
    Allez voir si ce qui ne les a pas tués les a rendus plus fort. Ils ne sont que de pauvres légumes qui ont tout perdu et n’attendent plus rien de la vie. Vous pensez vraiment qu’ils se sentent plus fort? Non, ils se sentent juste morts avec un reliquat de vie qui ne tient qu’à un fil.
    Je suis désolé, mais le bla bla ne reste que du bla bla.

    1. ahaha toujours le même Laurent, vive la révolte, je suis OK avec toi
      mais en effet comme le dit Eric que sais tu de ceux qui parlent ici ?
      et en quoi parler empêche d’agir et réciproquement, il faut il me semble, vivre une praxis, ou l’acte enrichit la pensée et réciproquement
      l’humain a ainsi évolué depuis la nuit des temps pour devenir humain

      maintenant en fonction des histoires, des contextes, une même situation pourra être vécue différemment, par rapport à la mort par exemple
      j’ai des exemples personnels précis

      pour ma part je dis toujours concernant la non-violence, le non-attachement, le lâcher-prise, la mort que je ne peux avoir que des hypothèses que je valide ou pas quand je vis une situation extrême
      ainsi pour ce qui est de la mort , je peux m’y préparer, avoir des pensées sur la vie de ce moment, mais je ne pourrais vous en parler concrètement que lorsque je serai mort ;o))

      chaleureusement

      frédéric

  6. Encore une fois désolé, Laurent !!
    Il n’y a pas matière.
    Il est plus facile de voir dans le refflet que renvoient les autres. Cet espace d’échanges est un forum portant à réffléchir profondéménet sans se prendre la tête, dans une orientation volontairement humoristique.
    Croyez-vous que les intervenants sont tous aveugles à ce que vous décrivez, l’ami ?

    Si nous voyons quelqu’un dans le besoin, aidons le, si quelqu’un à faim, partageons notre repas et aidons le à trouver ou à prduire sa nourriture.
    Si il souffre, apportons lui notre compassion véritable et accompagnons le.
    Je n’ai pas à vous excuser de votre propos Laurent, ni à vous pardonner quoi que ce soit. Juste je vous dis clair que je vous aime et ce n’est pas du pipeau.

    Eric

  7. « … il est de passer par dessus nos peurs, or notre vie se base sur elles… » (Frédéric)

    => Il me semble que lâcher les prises, passe justement par un « au travers de nos peurs » sans les nier ou les refouler ou les « transcender » d’une manière artificielle.
    Les formes du lâcher prise prennent en effet des aspects différents en fonction du contexte où se situent les candidats au lâcher prise ?

    * Je puis rassurer notre ami internautique Laurent en lui disant qu’étudiant, j’ai su ce que manquer veut dire, que, suite à un accident vasculaire au niveau du bulbe rachidien, je suis resté une quarantaine jours sans pouvoir avaler quoi que ce soit et que côté « chance », je me suis ramassé un cancer de la prostate. De même, que je consacre une bonne partie du temps qui m’est offert chaque jour à accompagner d’autres qui ne connaissent pas.
    Bien sûr je suis vivant tout de même. Ceci dit cela m’a appris très concrètement ce que signifie le mot relativité, ce que « mort » veut dire.
    Cela ne me donne aucune supériorité sur autrui mais une chance.

  8. Bonjour tout le monde.
    Cette phrase:
    « Le fait d’accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une grande confiance envers l’univers. Le Moi et le reste de l’univers ne sont pas des entités séparées mais une seule unité. »
    Je ne sais même pas ce qu’elle peut vouloir dire.
    C’est trop hermétique pour moi ou bien vous êtes sur un niveau de plan astral (!) supérieur au mien…! :o))

    Oui, Frédéric, c’est bien moi et je ne change pas beaucoup.
    tien, en parlant de la mort, je me prépare à la mienne, tranquillement. Je sais que mon coeur peut ma laisser tomber d’une minute à l’autre ou dans les deux trois années qui viennent. C’est un peu bizarre. On me propose des anticholestérolémiques qui risquent de faire de ma vie un enfer de douleur, alors, à quoi bon vivre dans ces conditions? Donc, To be or not to be, that is the question?
    Il y a un moment où il faut quitter la grande scène de la vie et retourner dans sa loge. Mais quelle loge??????
    Dans ma famille, mes trois frères qui étaient mes aînées sont tous morts, rien que ça ne me donne pas envie de poursuivre la route. Ceux que j’aime feront bien sans moi. Un peu plus tôt ou un peu plus tard…

    Eric, ne sois pas désolé. Chaque fois que j’ai pu, j’ai aidé des gens dans la souffrance ou le dénuement. Je n’ai aucun regret et je suis assez fier de ce que j’ai fait. Et je sais que dans le monde quelques personnes pensent à moi.

    Encore Eric, je comprends et je compatis rétroactivement.
    Je ne veux pas raconter ma vie, mais ça n’a pas été triste non plus. Mais comme je sais qu’il y a mille fois pire, je souffre plus pour ceux-là.
    La vie, c’est ça. Rien n’est écrit d’avance. La vie n’est pas juste. elle est comme elle est.

    1. ne dites pas « je suis dans la lune »
      médites (sic) « je suis dans le plan astral » 😆 hahahaha

      oui vivre l’impermanence, la solidarité, voilà une vie, qui est la vie

      amitié

      frédéric

  9. Bonne journée à vous sur la Lune dans le plan astral pendant la permanence de l’impermanence de la méditation transcendantale…!! ;o)

    Amen !!

  10. Là, j’ai encore rien compris. Vous parlez en Vulcan. Allo, M. Spoke, ici capitaine Kirk !!

    Bon, soyons sérieux, pour une fois. Si on est vigilant on est à l’opposé d’être en confiance…
    Alors, c’est vrai que si je suis entouré d’une armée de soldats, de gardes du corps, de médecins et de prêtres, je dormirai mieux en confiance. Mais c’est une confiance relative.
    Quant à rêver dans une illusion, c’est l’illusion dans le rêve, le mirage dans l’hallucination et finalement l’illusion dans le rêve. Mais est-ce un rêve éveillé ou endormi? Faut-il avoir atteint l’éveil pour rêver une illusion en dehors de la torpeur d’un sommeil protecteur et rassurant?
    J’en parlais tantôt avec mon maître qui m’a confié ne pas avoir encore atteint ce niveau de la perception extra sensorielle exotérique.

    1. Cpne Kirk, je suis désolé d’avoir à le dire, mais vous n’avez peut être pas entièrement tort 😉

      La vigilance permet dans un premier temps une assise, des fondations, se rendre compte des possibilités, des risques
      mais la confiance ultime me semble être en effet une ouverture totale au delà de la vigilance, c’est ce que je lis dans la phrase du titre

      Sinon on reste en effet sur ses positions, cloitré dans ses peurs, méfiants envers l’inconnu et l’insécurité qu’il amène

      bizavoutous

  11. Capitaine Kirk, ici Monsieur spoke,
    j’ai plus idée que l’opposé de la confiance est la méfiance, ou la défiance,
    et être vigilent a mon sens c’est rester attentif, avancer les yeux ouverts, et non aveuglément, maintenant, c’est juste mon ressenti du moment …

  12. Merci, Frédéric, tu es très éclairant…! :o)
    Que la lumière (de la connaissance) soit.

    Monsieur Spoke, vous n’avez pas tort.
    En effet, confiance et méfiance sont opposés.
    On pourrait opposer à vigilance inattention, indolence ou nonchalance…
    Une sentinelle qui somnole dans sa guérite n’est guère vigilante.
    Mais là, c’est la vigilance analytique de ce qui nous entoure, de ce qui constitue notre environnement matériel et mental, prélude à un changement d’attitude vers une plus grande confiance et donc vers une plus grande ouverture vers l’autre et vers ce qui nous entoure…

  13. Sans doute que vouloir changer les gens n’est pas une bonne approche. Tant sont indécrottables nos conditionnements liés aux expériences gardées en mémoire ; que se soit à un niveau conscient ou autre.

    Au demeurant, pour quelle raison, selon quelle motivation ?
    => La pierre prend l’aspect d’une pierre, le brin d’herbe celui d’un brin d’herbe, l’oiseau ou le chat ceux d’un chat ou d’un oiseau, etc.

    De la même manière, dans le monde des formes, celui que nous avons adopté, que nous le voulions ou non, lors de notre naissance biologique, affective et mentale, nous adoptons la forme qu’un paraît-il destin nous a tracé.

    Être conscient, soit donc en vigileconfiance, nous ouvre à autre chose que de l’angélisme ou du « sentinellisme angoissé ». À autre chose que du paternalisme et/ou maternalisme protecteurs qui peuvent prendre un caractère par trop empêchant.

  14. Salut à tous!

    Non mais, j’y reviens…
    « Le fait d’accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une grande confiance envers l’univers. »

    Ca ne veut rien dire !!! Pourquoi n’aurais-je pas confiance en l’univers? De toute façon, est-ce que j’ai le choix, hein? C’est pas l’univers qui m’inquiète, mais tous les cons qui peuplent cette planète. L’univers, il est cool. Il vit sa vie et ne me pose aucun problème.
    « Le fait d’accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu… » C’est bien un truc d’ados, ça !!! ;o)

    « Le Moi et le reste de l’univers ne sont pas des entités séparées mais une seule unité. » Qui est l’auteur de ces lignes? Mais c’est quoi cette psychologie de bistrot un soir de cuite? Le Moi et l’univers n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Ils s’ignorent même superbement. Oui, bien sûr, nous faisons partie de l’univers, tout le monde la sait. Faut-il le répéter encore et encore. Mais le Moi et l’univers sont des concepts que l’on ne peut pas inscrire dans une même phrase.

    On est bien là pour discuter, non?

    1. « Le fait d’accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une grande confiance envers l’univers. »

      Tu as entièrement raison, en effet nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance en la vie telle qu’elle est puisqu’elle ne peut pas être autrement dans l’instant.
      En même temps, il y a des tas de choix où nous avons pas d’autres choix, et pourtant nous en trouvant. Par exemple fumer rend malade, et nous pouvons prendre le choix de fumer. Nous pouvons même faire le choix de nous supprimer la vie.

      L’univers n’est pas cool, il n’est rien, il est. C’est toute la problématique des mots et des risques qui vont avec. J’ai fait le choix pour ce blog, de mettre un titre tiré de ma base de données de citations. Ici en effet pas d’auteur, j’ai donc du la trouver telle quelle sans origine. La citation ne vient donc qu’après, elle offre me semble-t-il une résonance avec le dessin. Mais ce n’est que ma vision. Pour moi l’important est le dessin, le titre pourrait être autre.
      Garder un mot comme l’univers, c’est risquer d’induire une notion d’extérieur, comme de Dieu. J’ai pris ce risque (peut être à tort, moi qui suis athée) mais ce ne peut être pour moi que la métaphore d’un ensemble indéfini dont nous sommes tous membres.

      Pour ce qui est des cons, j’en fais partie, et si cela se trouve, toi aussi ;o)
      Nous sommes tous le con d’un autre. Et souvent un con est qqn qui n’a pas con-pris ce que je dis, voir qui souffre de ne pas con-prendre sa vie et se con-porte comme un con. On ne nait (il me semble) rarement « con ». On peut s’en prendre plein la gueule si on fonctionne à contre courant de la vie, mais pour passer pour un con, il faut un autre con, heu pardon humain, à côté qui le décrète. ;o)

      Difficile par contre de dire tout et son contraire, ou que le « Moi et l’univers n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Ils s’ignorent même superbement » et en même temps « Oui, bien sûr, nous faisons partie de l’univers, tout le monde la sait. » sauf à participer à la cuite de la psychologie de comptoire ;o)

      Il peut en effet y avoir des choses qu’il faut répéter encore et encore, tant qu’il y aura de la souffrance, de la violence

      Tu écris « On est bien là pour discuter, non? »
      en fait je ne sais pas pourquoi vous êtes là ;o)))
      Pour ma part je ne peux qu’y passer qu’un certain temps, limité
      en effet discuter trop longtemps de la méditation, de la vie etc…
      c’est le plus souvent passer à côté
      c’est pourquoi j’essaye d’être présent pour répondre aux commentaires, mais je ne réponds tout le temps à tout le monde, pour ne pas tomber dans une discussion sans fin qui à un moment ne m’intéresse plus (par exemple si on discute sur la discussion)
      On peut par contre échanger, être dans l’opposition (le jour est opposé à la nuit, qui a raison ?) et il y a un moment, il faut aussi s’arrêter (je parle pour ma part bien sûr) car il ne saurait être question de « persuader »
      j’ai déjà tellement changé dans ma vie, pourquoi serais je dans la vérité à cet instant ?
      et puis cela reste des dessins qui se veulent humoristiques, même s’il y a un fond très sérieux derrière

      amitié

      frédéric

  15. Cher Frédéric,
    Merci de t’être longuement exprimé pour répondre à mes bêtises…! :o)
    Tes dessins ne sont pas en cause ni en question. Je ne vois souvent même aucun lien entre le dessin et la citation. Mais ça c’est pas grave.
    Oui, on est tous le con d’un autre… Enfin, on peut l’être.
    Il y aura toujours de la souffrance et de la violence car les hommes qui la donnent ne sont jamais sensible aux discours que nous avons entre nous.
    Parce qu’ils sont violents ils méprisent ceux qui ne le sont pas. C’est le fondement de leur vie.
    Il y aura toujours des hommes violents et égoïstes et aussi des hommes comme nous qui espèrent en la paix, l’amour et la compassion, sans parler de l’entraide et tout ça. Mais la violence gagne toujours. Il faut le dire. Il n’y a aucun espoir.
    On peut méditer dans son coin, mais ça ne change pas le monde.
    Il y a eu de grands penseurs pacifistes et le monde est de plus en plus violent.
    Lorsque je contemple le spectacle de notre monde contemporain, je ne vois que de l’égoïsme, de la malhonnêteté, de la haine et de la violence. Et puis quelques éternels optimistes qui croient que l’homme est bon et que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Non, je ne le crois pas.
    Alors, c’est vrai que l’humour nous permet de nous évader un peu et que ça fait du bien de rire.
    Je suis athée, je suis lucide et je ne crois pas du tout qu’il y ait du bon en l’homme.
    L’homme est là, comme l’univers et l’homme passera comme la Terre et comme l’univers. Nos souffrances et nos blessures ne sont rien. On peut y mettre un terme à tout moment.
    J’arrive à peine à comprendre comment ces milliards d’humains qui n’ont pas notre chance et vivent un enfer permanent arrivent encore à rire, à chanter et à espérer.
    Dans nos sociétés riches nous crevons de trop et eux crèvent de manque de tout.
    Oui, c’est vrai, je ne parle pas comme les bouddhistes, les zen, les méditants. Je ne le suis pas. Je ne crois pas que l’on puisse choisir.
    Nos vies sont différentes. Nos esprits et nos visions du monde aussi.
    C’est assez étrange. Quelle est vraiment la différence fondamentale entre nos façons de penser?
    Toi et moi sommes athées, pacifistes, non-violents, nous sommes sensibles à la misère du monde, nous avons de la compassion et aimerions tant pouvoir faire changer les choses…
    A suivre. Ne me répond pas si tu n’as pas le temps, je ne m’en offusquerai nullement. Bien amicalement et chaleureusement.

    1. Laurent bien qu’en effet nous ayons pas mal de points communs comme tu le soulignes, oui des différences semblent en effet nous départager (c’est sûrement ce qui fait sinon la richesse humaine au moins notre relation qui comme tu le disais par ailleurs est vieille d’une 10nne d’années ! :mrgreen: )

      une de ces différences c’est que, pour parler de ma vision, les « cons », les « méchants », ou les gentils (nous quoi :lol:) sont de la même veine, simplement le contexte de vie, d’histoire fait qu’on est plus ceci ou cela
      donc pour moi l’humain n’est pas fondamentalement mauvais, ni peut être d’ailleurs fondamentalement bon au sens où on l’entend d’habitude mais il est fondamentalement HUMAIN

      et cet humain, sorte de résidus de l’évolution, son ancêtre est certainement le dernier être vivant sur lequel on aurait parié lorsqu’il vivait entre les pattes des brontosaures, a pu, comme je l’ai déjà émis ici, s’en sortir malgré son côté non fini grâce à une capacité du « faire ensemble »
      c’est à dire que si on prend les principes Darwiniens, il ne faut pas les prendre comme simplement les plus forts (grompf) s’en sortent, mais les plus intelligents, cette intelligence recouvrant plusieurs niveaux ,
      un de ceux ci est le faire ensemble, la solidarité (voir travaux de Richard Dawkins)

      alors oui il y aura toujours des violents et des égoistes et aussi des humains qui oeuvrent pour le faire ensemble le plus en paix possible
      oui certaines fois certains l’emporteront, d’autres fois les autres
      je n’ai aucune preuve que les 1ers l’emporteront, puisque jusque là ils n’ont pas réussi, je ne connais pas un seul empire, fasciste, dictature, qui se maintient à travers les époques

      par contre certainement que toute dynamique dans un sens ou dans un autre amène son mouvement opposé de contrebalancier dans le futur et cela fait sûrement partie de l’évolution de l’humain

      Oui méditer dans son coin change qq chose
      même si cela suffisait simplement à me changer moi (et quoi d’autre) cela me permet de changer mes relations, donc changer le monde
      certes par mon petit bout de ma lorgnette, mais comment le changer autrement ?

      Tu ne vois que de l’égoïsme, de la malhonnêteté, de la haine et de la violence.
      ce n’est pas mon cas.
      je ne suis pas un idéaliste, je vois l’égoïsme, malhonnêteté, haine et la violence, bien sûr mais pas que cela
      pour agir dans le social, dans l’humanitaire je vois bien d’autres choses comme de l’altruisme, de l’honnêteté, de l’authenticité, de l’amour, de la douceur
      et je suis sûr que toi aussi

      il y a simplement que par sensibilité, tu souffres que celles ci ne l’emportent pas
      mais il faut simplement faire avec la réalité
      sûrement que c’est toi qui est plus idéaliste que moi et qui en souffre ! 😉

      Pour demain je ne sais pas ce qu’il sera, je suis sûr que ce ne sera pas le Paradis, mais pas l’enfer, je suis sur que ce sera l’enfer et le paradis
      ce qui m’intéresse c’est aujourd’hui
      ce que je peux faire en fonction de mes (de plus en plus) modestes possibilités

      chaleureusement

      frédéric

  16. Tu as trouvé les mots. Je suis bien d’accord avec toi sur toute la ligne.
    Quand je gueule comme un veau, tu me dis les mots magiques.
    Je le fais un peu exprès…! :o)
    Dans ce que tu viens d’écrire, je n’ai rien à répondre ni à critiquer.
    Ce n’est pas par paresse, c’est comme ça.
    Je comprends et j’accepte. C’est ma façon de méditer.
    A très bientôt et merci encore pour cette belle amitié à distance.
    Très chaleureusement. Laurent.

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