« le comportement humain est motivé par deux buts : obtenir ce qui est bien et éviter ce qui est mal. Ce qui est mal peut être résumé en un mot : la perte » Dan Neuharth


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32 réflexions sur “« le comportement humain est motivé par deux buts : obtenir ce qui est bien et éviter ce qui est mal. Ce qui est mal peut être résumé en un mot : la perte » Dan Neuharth

  1. La vaisselle…
    ( « tant sur le plan de la tequenique que de la taquetique » pour parler comme Deschamps 😉 )
    tant sur le plan pratique que sur le plan symbolique
    peut très bien servir l’intérieur en même temps que l’intérieur et être une excellente occasion de faire zazen, de faire le vide, le ménage en soi…
    de ne faire qu’une chose à la fois, comme quand on épluche les patates « à la Michèle »…
    et puis l’eau courante sur les mains évacue déjà certaines nuisances physiques et énergétiques…
    Si la perte momentanée concerne le respect de soi, la vaisselle peut devenir un besoin…

  2. Le problème est que le long terme étant souvent accompagné de l’inquiétude majeure de l’homme (son long terme à lui), suivant son niveau d’audace il limite son horizon à un CT de plus en plus étriqué. Alors la phrase se complète par : « ce qui est Bien » pour lui et « ce qui est mal » pour lui ! dans l’immédiat.
    Pensées cordiales
    Françoise

    1. je ne sais pas ce qu’est un CT dans ton commentaire ❓
      mais la phrase qui peut en effet se complèter, me semble bien dire ce qu’elle dit, je fais l’hypothèse que c’est un processus universel que de chercher à obtenir ce qui est bien et fuir ce qui est mal, quand on résume ce « mal » à la « perte » comme le fait Neuharth, alors d’une manière relative, en effet bien et mal peuvent complètement différer d’un être à l’autre et ne sont pas universels, mais il me semble que le comportement l’est lui

      Quant à l’audace, c’est en effet une qualité à développer pour vivre

      chaleureusement

      frédéric

  3. Bien sur les lavent vaisselle sont très ZEN !!

    Zazen, médidation, prière est une non pratique formelle fondmentale qui peut faire l’ojet d’une pratique particulière chez soi ou dans un dojo ou tout autre lieu organisé en vue de pratiquer (temple, chapelle, église…)

    Faire la vaisselle, jardiner, pratiquer le tir à l’arc ou jouer à la pétanque, lire le journal ou rester bloqué dans des embouteillages, travailler ou fanienter… ne dérange pas d’être zen, méditation, notre nature fondamentale, joie sans objet etc…

    => « La pratique de la méditation n’est pas seulement l’assise, mais l’ensemble de notre vie. »

  4. « c’est pourquoi il n’y a pas à “entrer en méditation” car il n’y a pas à en sortir »
    Ouaaaaiiiis !!! j’ai tout bon, puisque je fais l’inverse de Zem : la vaisselle plutôt que le coussin ???

    1. Ahahah 😆 je ne sais pas si tu fais tout bon ou tout faux (voir la phrase titre peut être :mrgreen: ) mais en fait s’il n’y a pas à entrer ni à sortir, il n’y a plus de tout bon ou de tout faux alors
      je suppose :mrgreen:
      comme d’un point de vue zen on ne peut dire « ma méditation n’est pas bonne » ou « elle l’est »
      on « entre en méditation » et quoi qu’il se passe on est dedans
      même si on fait la vaisselle sur son zafou ou si on remplit son lave vaisselle 😉

  5. je comprend pas trop la citation en haut, » ce qui est mal peut être résumé en un mot : la perte. »je comprend si je remplace « ce qui est mal » par ce qui fait mal
    Comment tu l’interprètes toi ?
    Après pour la vaisselle, chacun son truc ….

    Amicalement.
    Virginie

    1. Je l’interprète sur le fait qu’on cherche à fuir ce qui nous fait perdre qq chose (une habitude, un concept, un confort) et qu’on cherche à consolider tout ce qui ne change pas dans notre vie
      or la vie est changement
      donc rester dans cette attitude ne peut qu’entraîner la souffrance (alors qu’elle croit justement la fuir)
      est ce clair « quoi que je dis » ❓

      chaleureusement

      frédéric :mrgreen:

      1. Oui je crois que je comprends,
        par exemple, si l’on reste accroché au bord de d’une rivière de peur de couler parce que l’on ne sais pas nager, l’on ne peut jamais apprendre nager , si l’on apprend pas a nager l’on ne peut jamais gagner l’autre rive, si l’on ne gagne pas l’autre rive, l’on accède pas a la nourriture qui nous attends sur l’autre rive, alors l’on ne meurt pas noyé mais on meurt de faim.
        mais quel rapport avec la vaisselle ?
        Bise, Frédéric

  6. Clair, oui 🙂
    Si j’ai bien entendu et compris :
    => Il est bon de suprimer la souffrance provoquée par le manque lié à la perte des mode représentation de soi (les personnages) que nous avons l’habitude de jouer sur la scène du monde théatreux, en en faisant le deuil véritable.

    Aucune représentation théatrale, aucun auteur, aucun spéctateur, aucun témoin
    . final !! 😉
    La vie n’a pas besoin de moi(s) 🙂 HO !

      1. Ben, il s’est trouvé un moment de ma vie, précisement il y a deux ans aux environs de la mi novembre où très clairement le choix m’a été donné. La vie n’avait pas plus besoin de moi, que « moi » d’elle. Eclair et éclat de conscience de. 😉

            1. Disons que chaque jour suscite une découverte étonnée.

              Il s’agit ni plus ni moins que d’un constat sans quelqu’un qui constate.
              C’est d’une simplicité enfantine; tout l’embrouillamini habituel a disparu.

              Plus simple n’est tout simplement pas possible puisqu’il n’y a plus rien qui complique :
              Tout est là sans séparation.
              Il y a distinction sans séparation et tout est dit ; « la messe » est dite, le théâtre est fermé.
              Alors, la vie.

              => « Besoin », « nécessité », si nous leur attribuons une connotation d’obligation, ne convient pas pour désigner la réalité de ce que j’ai décrit.

  7. J’ai emprunté tout à l’heure à la médiathèque le livre « Ego, attachement et libération » de Lama Thoubtèn Yéshé (Editions Vjra Yogini) qui aborde justement la méditation sur l’égo, l’attachement, l’impermanence, Ce livre transcrit l’enseignement de ce lama pendant cinq jours, avec une pratique des personnes présentes et les questions-réponses. Je n’en ai lu que quelques pages mais je trouve remarquablement clair l’exposé de Lama Thubten Yéshé et les instructions qu’il donne très précises et d’ordre pratique.
    « L’attachement ne dépend pas de la valeur que les autres accordent à un objet, il dépend de l’esprit. Prenons les poulets, ils ont attachement très fort au lieu où ils vivent ; un poulet considère que son poulailler est le meilleur endroit au monde. C’est ainsi que fonctionne son égo. C’est mental. »
    Il me semble que nous avons de nombreuses occasions de choisir notre poulailler, qu’il s’agisse de se poser sur un coussin, ou de ne pas s’y poser.

    1. Super, en effet pour la poule obtenir ce qui est bien sera de rester dans le poulailler, même si elle finit en poule au pot
      ahahaha je vais voir mon zafou comme un poulailler la prochaine fois
      excellent
      une problématique du bouddhisme va être comment pratiquer sans s’enfermer dans la pratique
      c’est le message du Soutra du coeur, qui détricote tous les enseignements du Bouddha des 4 Nobles vérités aux liens de coproductions conditionnées et qui en même précise que la réponse n’est pas non plus dans la non pratique :mrgreen:
      En fait le sutra du coeur est un écrit qui ne parle que des poulaillers !!! :mrgreen:

      1. C’est sans doute pour cette raison qu’il me remplit toujours de gaîté !
        Mais il y a encore une vérité après, à ne pas oublier, sinon on en fait un autre poulailler. :mrgreen:

        1. « Que la terre soit partout sans gravier et autres aspérités, unie comme la paume de la main, douce et de la nature du lapis-lazuli ! »
          « Qu’aucun être ne soit malheureux, nuisible, malade, effrayé, méprisé, angoissé ! »
          « Puissé-je agir comme Manjushri, qui, pour le bien des êtres, marche dans les dix directions et jusqu’aux confins de l’espace ! »
          Shantideva
          La Marche vers l’Eveil
          Editions Padmakara

          Bien sûr, tu connais ce texte, mais c’est toujours un bonheur de s’y replonger.
          🙂

  8. Me voilà donc ici pour éviter de perdre ma liberté ..
    tant que je la crois attachée à une action précise,
    te lire quand l’envie me viens de le faire.
    Mais trouvant tes mots je m’aperçois
    qu’elle me suit à chaque pas.

    Merci à Toi.

  9. C’est réconfortant de découvrir qu’un poulet peut lui aussi avoir un égo ! par contre,je savais pour le coq !
    Lui qui s’époumone dès l’aube … parce-que dans son immense égo il s’imagine que c’est grâce à lui que le jour se lève !!!…

    Egalement super-contente d’apprendre que le Sutra du coeur est un écrit qui ne parle que des poulaillers !!!… merci Frédéric…

    Belle semaine à toi…Michèle

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