« Attendre est un état d’esprit. En résumé, vous voulez le futur, mais non le présent. Vous ne voulez pas de ce que vous avez et désirez ce que vous n’avez pas. » Eckhart Tolle


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37 réflexions sur “« Attendre est un état d’esprit. En résumé, vous voulez le futur, mais non le présent. Vous ne voulez pas de ce que vous avez et désirez ce que vous n’avez pas. » Eckhart Tolle

    1. Oui, encore que la constance me semble plus adaptée, non ?
      La patience me semble plus « passive » en français, ou plus centrée sur un évènement hypothétique à venir
      la constance me semble plus être une énergie de toujours tout recommencer (sans accumulation dirait on dans le zen)
      ce n’est qu’une proposition
      de toutes les manières à mon avis, Zem est un peu à côté de la plaque, comme le dit Mutti ci dessous, sûrement la peur de ne plus avoir à agir, comme si l’éveil était un état cotonneux

      chaleureusement

      frédéric

    2. « Attendre » est une construction du mental, qui passe son temps à éplucher les problèmes ou à en créer. Or lorsque nous parlons du Futur nous en parlons au présent. Seul l’instant présent compte et ainsi, participons-nous pleinement à notre Eveil maintenant. Le temps est une Illusion. Atteindre l’Eveil est simplement revenir à nos essences Divines et nous permettre de jouir expressément de la vie tout en vivant nos passions… Suivre notre feeling est la meilleure façon manière fr vivre pleinement, consciemment en faisant de l’inconnu notre meilleur ami.

  1. Sincèrement je pense que l’Eveil parfait ne survient que lorsqu’on a passé ce que j’appelle la grande porte – du moins pour les gens ordinaires dont je fais partie , mais j’y crois pour les Prophètes et Bouddha en est un ! Amicalement à toi cher Frédéric 🙂

    1. Je n’ai pas cette croyance, mais elle est tout à fait respectable :mrgreen:
      Peut être passons d’instant en instant des tas de portes, qui peuvent sembler petites mais qui pourtant son grandes, ne serait ce que le miracle de la vie répétée, cela me surprend toujours, non pas la mort, mais que l’on reste vivant ! Surtout comment parfois on « maltraite » son corps (bon oui j’avoue JE maltraite mon corps j’ai mangé des zaribo cet après midi :mrgreen: )

      chaleureusement

      frédéric

  2. « Etrangement », je vis dans la conviction que « nous sommes éveillés », L’HUMAIN est éveillé « mais » l’homme se convainc de « sa » personnalité psychologique et ainsi, ne le sait pas encore… sans doute que comme ZEM, il craint de n’avoir plus rien « à chercher », « à faire »… en réalité IL CRAINT DE S’ENNUYER … et d’ailleurs, il s’ennuit… d’où toute l’agitation et l’espérance de : toujours plus, toujours plus vite…
    Supposer que nous ne sommes pas « éveillé » suppose que nous dormons (et rêvons !) curieux paradoxe … sans doute avons-nous le sommeil très agité ! LOL

    1. En effet, je dirais que c’est la peur de l’inconnu, du saut dans l’inconnu qui nous « permet » de rester dans une certaine confusion et de ne pas goûter à notre éveil permanent possible
      Mais bon on ne peut pas en vouloir à Zem, ce n’est qu’un enfant 😉

      chaleureusement

      frédéric

    1. N’est il pas logique d’avoir des attentes ?
      Si j’ai ma jambe coincée sous une poutre, j’attends avec impatience qu’on vienne me délivrer.
      La difficulté c’est quand on vient rajouter de la souffrance sur la souffrance, par exemple ici à la douleur de la jambe prisonnière je peux ajouter une souffrance, une peur, que je ne soie pas délivré, voir aller plus loin faire remonter la peur que « personne ne m’aime » ou « ne tient à moi » et donc ne viendra pas me délivrer.
      Mais on peut agir sans s’attacher à la finalité de l’acte, c’est à dire qu’on agit au mieux, sachant que c’est au mieux cela doit fonctionner, si cela ne fonctionne pas, c’est que ce n’était pas possible de fonctionner
      « S’il y a un remède, à quoi bon le  mécontentement ? S’il n’y a pas de remède, à quoi bon le  mécontententement ?  » Shantideva  

      chaleureusement

      frédéric

  3. ZEM évoque l’inhibition la plus fréquente dans la recherche de l’éveil.
    Bravo Frédéric !! Bien trouvé !

    Ps à l’intention de Virginie :
    – Pourquoi évoluer ?
    – Qui à la volonté d’évoluer et pour qu’elle raison ?
    – Un fois répondu : Pourquoi y aurait-il attente ?
    Et si oui :
    – Pour quelle raison et dans l’attente de quoi ?

      1. Frédéric, alors une bonne question peut être :

        – Qui veut évoluer ?

        La réponse est sans doute :
        Celle ou celui qui souffre; avec l’intention de ne plus souffrir.
        Mille solutions existent qui ne font que déplacer le problème; comme dans un puzzle à case manquante où les cases pleines sont toujours là quelle que soient leur position.
        Si nous demeurons dans le cadre d’une personne qui ceci ou cela (souffre, rit, pleure, pense être née et qu’en conséquence elle mourra un jour…, nous-nous maintenons dans une position de ne pouvoir accéder à l’inconditionné.

        D’où la question suivante :

        – Quelle est la réalité de celle celui qui souffre ? De quelle nature ?

        ——————-
        En effet ZEM est un enfant « novice » plein de spontanéité et de bon sens qu’il exprime avec verve. Il ne tient pas à se détacher de son maître.

        Ce thème nous ramène aussi au désir : Désir de l’éveil, désir de ne pas souffrir, de trouver une paix durable par comblement des désirs…
        La parole d’Eckhart Tolle retranscrite par Frédéric sonne très juste.
        Désirer toujours que puisse être vécu, « un jour » projeté dans un futur hypothétique, ce quelque chose qui comblerait le vide qui nous fait désirer, nous empêche de nous y ouvrir.
        ==> toujours rechercher un connu, un connaissable plutôt que de se laisser aller corps, âme et esprit à l’inconnu.

        * Terminons par quelques mots prononcé par Jean Klein à Delphes et reproduits dans OUVERT À L’INCONNU (l’Originel, P. 58/59) :
        – « Ce qui vous empêche de vivre votre vraie nature, c’est que consciemment ou inconsciemment vous projetez une cause.  »
        Et plus loin :
        – « Fondamentalement, tout désir conduit à la seule source du désir, le désir d’être sans désir. »

        1. Je suis entièrement d’accord avec ce que tu dis Eric (pour info j’ai relayé un texte de Jean Klein sur la méditation qui aurait pu être nommé comme un koan : quand sortons nous de la méditation ?, sur facebook, on le retrouve archivé sur mon blog http://goo.gl/MJWi )
          Toutefois on ne peut parler ainsi à tout le monde
          ou plutôt on peut, mais on n’a peu de chance d’être entendu (voir même écouté)
          cette vision subitiste que je partage totalement qui en plus « simple » est très complexe à mettre en oeuvre, complexité induite par nos fonctionnements actuels

          c’est à dire en gros, on est dans l’eau , on ne sait pas nager, il suffit simplement de faire la planche pour survivre pas besoin d’apprendre à nager, immédiatement on flotte
          MAIS comme ON NE SAIT PAS NAGER (croyance inscrite en nous) ==> ON DOIT COULER ==> PEUR DE COULER ==> ON NE PEUT SE DETENDRE ET FAIRE LA PLANCHE (ce qui nous sauverait)

          En fait la vision subitiste ne fonctionne que si on est en capacité d’abandonner ses peurs, ce qui demande de la bravoure

          Mais d’être marqué par des cicatrices, de vivre dans la peur depuis des années, d’être dans un milieu qui « rabaisse » ou/et « renferme », tout cela (et bien d’autres choses) peut être des éléments qui fait qu’on ne peut pas comprendre que « tout est là », qu’il suffit « d’ouvrir les mains » (lâcher prise – sur ses peurs entre autres)
          et là on peut vouloir quitter ce qui entraîne de la souffrance, c’est totalement humain, et l’humain que je suis ressens cela très fortement (compassion) et le comprends totalement

          il est plus facile dans ces conditions d’entendre une aide qui soit plus rassurante, progressive, échelonnée etc…

          bon tout ceci n’est que mon point de vue lié à mon expérience, ma vie personnelle et professionnelle (relation d’aide) mais n’est bien sûr en rien une VERITE

          merci à toi pour toutes les remarques que tu laisses ici (ou ailleurs) pour éclairer ce qui est dit

          chaleureusement

          frédéric

  4. Moi, si l’Eveil arrive, je prends tout de suite, no problemo, et peut-être même pas le temps de dire merci ! C’est qu’il y a du boulot, juste après !

    1. Tu es plus sage que Zem

      en effet je crois aussi qu’il y du boulot après,
      « Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
      Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
      Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
      Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
      Sa vie est un étrange et douloureux divorce »
      (nous avons déjà eu l’occasion de partager sur ce pôème je crois)

      mais finalement dans l’éveil y a-t-il qq chose à prendre ?

      chaleureusement

      frédéric

      1. Non, bien sûr, rien n’est à « prendre ». C’est juste une façon de parler, décrire une attitude.
        Et, pour autant que je sache – mais je ne sais rien ! – l’Eveil n’est pas « réversible », ne peut être perdu. Ce « rien n’est jamais acquis » du poète concerne plutôt, il me semble, le travail de vivre et d’aider à vivre des non-éveillés. Une question à poser à un maître, peut-être ?
        🙂

        1. eh bien la question me semble intéressante
          la réponse je crois est variable suivant les « écoles » bouddhistes, ainsi il est possible que des écoles tibétaines vont parler d’un éveil définitif obtenu après des kalpas, alors que le zen, va parler de l’instant toujours (à) renouveler, je me sens plus proche de cette dernière vision pour plusieurs raisons :
          – attendre (en agissant) un éveil définitif plus tard, me semble : 1/// paradoxal avec la vision subitiste du Mahamoudra 2/// un outil de pouvoir sur ceux qui n’ont pas encore atteints l’éveil (vous n’êtes pas encore prêts, voir pas dignes, voir travaillez on verra plus tard)
          – croire en état idéal imperturbable me semble créer un risque d’être toujours déçu par l’impermanence et la difficulté de la vie, ainsi j’ai pu voir plusieurs personnes qui ont un long parcours dans le bouddhisme (différentes voies) (je ne dis pas qu’elles avaient atteint l’éveil, je ne suis pas apte à en juger) qui au bout de plusieurs 10nnes d’années se sont retrouvées tout à coup très atteintes par un sentiment de manque (manque de ne pas avoir atteint l’éveil alors que de nombreuses pratiques, ou sentiment d’être passés à côté de leur à pratiquer bcp alors que d’autres se sont consacrés à la vie de famille ou professionnelle ou sociale). Bien sûr je ne juge ni ces personnes ni cet état de fait, je le constate

          Enfin il me semble plus juste d’avoir une vision « artistique » de la vie, dont l’éveil serait cet état esthétique que l’on peut avoir face à la vie, paysage, personnes, acitivité, un peu une vision à la Heidegger (attention prendre cette référence avec humour, je n’ai pas lu Heidegger :mrgreen:) un état qui est plus un processus toujours renouvellé qu’un état fixe, mais cette vision (croyance) des choses que j’ai dépend de ma culture aussi, très influencée par une vision systémique du monde

          chaleureusement

          frédéric

          1. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’est l’Eveil, je ne m’en suis même pas fait une image. Un grand lama a déclaré que « Le Bouddha est permanent » (lu sur Buddhaline). En conséquence, il me semble que l’Eveil, une fois réalisé, ne peut être impermanent, mais je me trompe peut-être ???
            A part ça, je suis bien d’accord avec Aragon : il n’y a pas d’amour heureux.
            Et ce n’est pas souvent que je suis 100% d’accord !!! 😀

            1. Être éveillé(e) c’est ne plus avoir d’idée sur l’éveil, c’est l’être; vous êtes donc bien parti(e).

              Et, « entre-nous », Mifa, on se fiche éperduement de ce qui se dit sur « Le » Bouddha fut-ce par « le très grand mamamouchi » lui-même et de ce qu’il est raporté (de manière plus ou moins vraie) ici ou là, qu’il a dit.

              Ce que l’on a pris l’habitude de désigner par l’expression : L’éveil, étant hors conditionnement tspacio-temporel, il est logique qu’il apparaisse comme permanent dans la zone spacio-temporelle.
              Aucune croyance n’est à défendre, y compris celle de croire et défendre qu’il ne faut pas croire pour être libre ; libre de toute idée de réalisation ou d’illumination ou d’Eveil.
              😉

              * Aragon pessimiste ?

              1. « on se fiche éperduement de ce qui se dit sur « Le » Bouddha fut-ce par « le très grand mamamouchi » lui-même et de ce qu’il est raporté (de manière plus ou moins vraie) ici ou là, qu’il a dit. »
                par « on », ne me désignez pas, s’il vous plaît. Quand je veux du pain, je vais chez le boulanger, pas chez un fleuriste. Et quand j’étudie le Dharma du Bouddha, je vais chez un enseignant du Dharma, pas au club Med.

  5. Si je puis me permettre : Rien n’est à acquérir.
    Dans la mesure où un désir quelconque d’obtenir quelque chose tel qu’un état permanent de non désir (racine du désir de « Réalisation »), est supprimé par une clarté totale de vue consciente, ne vois pas ce qu’il y aurait à « faire » pour maintenir quoi que ce soit.

    Remarque : Il me semble repérer dans ce poème mis en chanson par Brassens, un rien de mélancolie ou de morosité (« il n’y a pas d’amour heureux ») qui n’a rien à voir avec le sujet de la réalisation de ce qu’il est accoutumé de désigner par : « l’éveil ». Peut-être un vieux reste de métier. 🙂

  6. « Attendre est un état d’esprit  »

    dans le mot at -tendre on retrouve A et tendre.
    le mot  » tendre » renvoie tout à la fois à la tendresse et à « tendre vers » d’où la notion d’unir ses forces avec amour , il y a mouvement, vie , le temps est pris comme moyen d’action, on est dans l’accord.
    le A privatif est recherche d’un résultat, il est arrêt stérile, on entre dans le temps comme condition de l’action , on est dans le désaccord.

    Cela me renvoie à  » attendre sans que rien ne vienne »
    Quand le  » A » ne voit plus rien venir..tout surgit.

    Quand tout est mis en oeuvre en nous pour que rien ne se passe..la Vie passe.

  7. La réalisation est tendre. Le « Ha ! » est le signe que la non dualité est là « incarnéeconsciente ». Le reste ce ne sont que spéculations….

    La « réalisation », c’est aussi ne plus se poser de question sur l’impermanence ! Juste la vivre. Quelle impertinence !!

    Merci Frédéric

  8. Tout à fait d’accord, Fredéric.
    Et nous pouvons remarquer que nous pouvons parler en étant.
    Être parlant n’est-il pas spécifique de l’humain ?
    Grâce à quoi, nous écoutons ZEM et son Maître enseignant de sagesse !!
    🙂

  9. Bonjour 🙂 En lisant les coms et les réponses données je suis venue me nourrir de miettes de Sagesse . L’Eveil…grande question ! je le pense comme l’ÊTRE en plénitude de connaissances…a toujours rechercher ! le spectacle de la Création terrestre , pour ne parler que d’elle , est tellement émerveillant que je ne conçois rien d’autre que la découverte perpétuelle et illimitée , pour moi c’est ça Le Paradis auquel je crois ( lol…et ne te moque pas de moi gentil Boudhiste 🙂

  10. j’aime bien la candeur de cet échange encore une fois…
    attendre, une quête dans l’inaction, mais que l’action n’empêche pas pour autant…
    attendre, attendre que vienne l’absence d’effort?
    attendre que viennent les fruits de nos actions?
    attendre est un état d’esprit … partons à la découverte, tout ce qui émerveille n’attend que nous… 🙂
    namasté

    1. oui, mais faut-il attendre ?
      La pratique de zazen est elle « attente » ou « action » ?
      J’ai la sensation qu’elle est plus du second ordre, une action « ouverte » à ce qui est , et qui par contre « s’attend à tout »

      chaleureusement

      frédéric

  11. Si nous ne reprenons pas ces mots (« action » et « attente ») dans une trituration mentale habituelle, il nous sera loisible de formuler : Un attente sans attendre et un agir actif sans volonté puisée et/ou motivée dans une dualité basée sur de la mémoire.
    Cela s’appelle en effet ouverture à l’ouverture, amour.

    « Candideconscient »

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