À saisir de suite


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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Nous confondons souvent dans la vie des flux avec une réalité fixe, principalement quand nous nous considérons nous-mêmes.

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Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

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Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.

LIEN COURT

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53 réflexions sur “À saisir de suite

  1. A moins que la Vie ne soit pas absurde mais paradoxale et que ce qui nous parait incompatible soit, en vision élargie, à l’opposé des apparences qui limitent l’ horizon de nos perceptions.
    On disposerait alors de quelques échantillons pour nous éclairer comme
    l’extrême luminosité qui aveugle, le froid qui brûle, les infinis qui se rejoignent …
    Amicalement

    1. Il est possible que la Vie soit absurde ou qu’elle ne le soit pas, tout dépend finalement le cerveau qui la juge 😉
      Il est possible aussi qu’elle nous trouve absurde 😆
      Le paradoxe est par contre souvent un moyen de justement dépasser nos interrogations sur les buts et utilité de la Vie

      chaleureusement

      frédéric

  2. Se pourrait-il que Maître Tsé puisse perdre son sang-froid, son flegme, sa zénitude ?
    Là, on le voit fulminer, c’est clair et même flamboyant…! :o)))

    « Non-indépendant » ça fait un peu « dépendant », non?
    Ca va de « soi »…! ;o)

    1. CQFD

      Pour maître Tsé, la zénitude est peut être d’être en capacité de rentrer en contact avec ses émotions ? À moins qu’il n’ait en fait seulement saisi une nouvelle méthode pour enseigner Zem ?
      va savoir… 😉

      amitié

      frédéric

    1. Dans l’absolu du quotidien, c’est sûr
      Dans le relatif de la BD on peut penser que c’est un jeu pour faire saisir le je à celui qui est saisi 😆

      bises Lise

      frédéric

  3. – pour ce qui est de l’image , « saisissante » en effet, et de ses bulles, je comprends bien (enfin je crois)
    – pour ce qui est du texte introductif, rien ou pas grand chose, trop capillotracté … (« paradoxal » étant déjà pris !) pour mes neurones du lundi matin
    Un grand merci à ceux qui ont déposé les autres commentaires que j’ai lus avec le plus vif intérêt !

            1. La photo date un peu, depuis cela s’est réchauffé et je n’ai sur moi qu’une polaire et un polo
              Il est possible que la maladie ait aussi un peu détraqué le système d’aurorégulation
              en fait je ne sais plus ce qui fonctionne correctement ! 😉

              1. ben faut dire aussi que l’été cette année est bien pourri, on a souvent froid
                et encore la région parisienne semble favorisée quand on voit la météo dramatique dans certaines régions !

  4. Thich Nhat Hanh propose de dire ou si l’on ne peut pas, écrire à la personne qui nous a mis en colère…ces phrases :
     » Je suis en colère, je vais mal. Je ne sais pas pourquoi tu m’as dit cela. Je veux que tu sache que je suis triste. Je fais de mon mieux pour me maîtriser. J’ai besoin que tu m’aides.  » Vous éprouverez un grand soulagement.
    Belle soirée

    1. Est-ce suffisant de le dire ou de l’écrire pour être soulagé, ne faut-il pas se mettre dans un certain état d’esprit ?
      J’essaie d’expliquer : si l’on dit sans être écouté ni entendu (oui oui ça existe) ou si l’on écrit en restant accroché à ce que l’on écrit, le soulagement, s’il vient, est éphémère
      En fait, comme disait si joliment Lise ya pas longtemps,
       » « jetons les maux au vent qui les dissout » c’est une manière de quitter la parole mentalement ) aprés avoir l’avoir laissé s’exprimer.
      C’est oser dire pour laisser partir, sans s’enfermer dans ce qui est dit »
      Belle journée à tous ॐ

      1. Je n’ai pas bien compris ta question !
        Tu poses une question et en même temps tu apportes une réponse (celle de Lise) qui correspond à la prhase sur laquelle tu posais une question ?
        C’est cela ?

        Pour reformuler, je dirais que dire ou écrire, ne sert pas à grand chose, ce qui est important c’est notre propre regard sur les évènements, pour cela il faut être capable de rentrer dans son corps (comme la méditation ou bien d’autres méthodes, nous le permet) de voir nos sentiments surgir, plutôt que de les refouler ou de se faire embarquer par eux comme cause sans les reconnaître pour ce qu’ils sont et enfin d’être capable de les exprimer voir d’exprimer une demande.
        Si cela est fait en toute conscience, oui cela soulage d’un poids, mais cela ne résout pas les pbs bien sûr. Ceci est une autre histoire. Mais de quoi souffrons nous en général ? De pbs ou de sentiments créés par les pbs ? Pourquoi certains traversent plus sereinement la vie sans avoir moins de pbs que d’autres ?

        est ce que cette reformulation apporte du grain à moudre à ta réflexion ? 😉

        bises

        frédéric

  5. je ne dirais pas: « ça va de soi! » car il m’a fallu retourner plusieurs fois cette phrase dans la tête afin d’en saisir tout son sens et d’éviter le contre-sens !!!

    énervé maitre zen ??? ! patience
    (mais qui paiera la facture!!!)

    1. mais si ça bas de soie !

      😆
      oui les contre-sens peuvent être dangereux

      mais pour le mental ce sont justement parfois des accidents heureux qu’ils provoquent pour sortir le mental de son fonctionnement habituel et aveuglant
      😉

      chaleureusement

      frédéric

          1. Cette expression est liée au fait que les hommes portaient autrefois des bas qui mettaient en valeur leurs mollets et leur faisaient « la jambe belle » (de cette « mode » est issue aussi l’expression « porter la culotte » puisqu’ils en .. portaient, et mm des culottes courtes ahahah)
            Ils en tiraient sans doute grand orgueil alors qu’en fait, c’était placer celui-ci dans pas grand-chose. Les hommes ont fini par concevoir tout le ridicule qu’il y avait à se prévaloir de la rondeur de leurs mollets et de la beauté de leurs jambes. Par dérision et par opposition au sens initial, afin que les hommes montrent enfin le peu d’intérêt qu’ils portaient à la morphologie de leur jambe, « cela me fait une belle jambe » a pris le sens de « cela ne m’importe pas ».
            Et puis la mode a changé et les beaux mollets de ces messieurs ont disparu sous les pantalons longs… 😦

  6. Quand même, mettre de jolies jambes gainées de soie sur un blog axé sur la spiritualité, vous trouvez que ça fait sérieux ???
    (gnark-gnark)

  7. A propos de la blague sur le mille-pattes, j’en connaissais une dans le même esprit (de potache 😉 )
    Un homme qui a une longue, longue barbe, s’entend demander un jour s’il dort avec sa barbe au dessus ou au dessous du drap. L’homme réfléchit, réfléchit…
    La nuit suivante, il s’agite et n’arrive pas à s’endormir : où mettre sa barbe ? au dessus, ou au dessous du drap ???…

    1. J’ai déjà vécu un enseignement d’un maître bouddhiste qui nous faisait visualiser qq chose de « tordu » et qui après nous demandait de méditer sans surtout penser à cela 😉

  8. Ah ! oui, un coup vraiment tordu… 😀
    Mission impossible.
    L’intérêt, c’est de savoir ce qu’il disait après l’exercice !

    1. Je n’ai plus en mémoire précisément, mais ce qui m’en reste c’est qu’il est impossible à « ne pas penser », que lutter contre la pensée la renforce (car plus on cherchait à ne pas penser à sa visualisation plus elle était là) et qu’il faut s’ouvrir, voir, ne pas s’accrocher, laisser passer

  9. Ce qui est de plus perturbant, c’est de s’apercevoir que l’on est en train de réfléchir, sans avoir conscience que l’on pense. Mais là où c’est pire c’est se trouver à penser qu’il ne faut surtout pas penser. Et le plus ridicule, c’est se trouver en train de penser que l’on est en train de se soupçonner en train de penser, sans formuler les mots. Alors que je connais des gens qui font des choses sans réfléchir, et d’autres qui apprennent à penser. Pfff…. Je pense donc je suis ? qui ? A propos du chat, il revient quand ? Le mien ne supporte pas le zazen !

    1. Le chat reviendra, sûrement
      Notre chat, qui vient de partir pour suivre sa maîtresse (notre fille) était au contraire fan de zazen, tous les mercredi, sachant qu’il y aurait zazen, il venait à l’avance tourner dans le zendo
      mais ce qui est amusant, c’est qu’il fonctionnait souvent en opposition avec nous, lorsque nous pratiquions zazen, nous l’entendions tourner doucement derrière nous (amusant le bruit léger et sourd du coussinet sur le tatamis) mais il ne nous donnait pas de kiosaku 😉 et lorsque nous faisions kinhin il se mettait en arrêt, assis, sous l’autel central.
      Mais d’autres fois il venait aussi s’asseoir sur mes genoux pendant zazen, mais rarement pendant tout le temps de zazen.

      Pour les pensées, pour ma part je ne trouve pas cela spécialement perturbant, chaque fois que je me vois c’est un plaisir que de voir que cela fonctionne et que je vois que je ne suis pas ceci

      ce que tu évoques est en effet une difficulté de la pratique, le fil du rasoir, sur lequel nous sommes tous dans la pratique, entre l’ainsité et la frivolité (comme dirait Chogyam Trungpa)
      entre l’acceptation et la tension pour être dans l’instant, mais aussi à l’inverse entre le risque de tout fuir sous prétexe d’être dans l’instant

      merci à toi pour ce rappel

      chaleureusement

      frédéric

      1. j’aime bien ce que tu racontes sur votre chat, Frédéric
        eten fait cela correspond tout à fait « au chat » : totalement indépendant, alors pourquoi aurais tu voulu qu’il fasse tout comme vous ? au contraire sa nature est de se mettre en « opposition » pour reprendre le terme que tu as utilisé

        C’est quoi du kiosaku ? un genre de caviar ? 😉

        Bon week-end à toi, et bon week-end à vous tous 🙂

        1. Le kyosaku :

          Le kyosaku (ou keisaku) est un bâton de bois utilisé dans la pratique de zazen.
          Le bouddhisme zen se montre très rigoureux quant à la posture du méditant, qui se doit de ne pas s’endormir pendant la méditation. Le kyosaku est un outil que le maître utilise afin de revitaliser le corps du méditant qui le demande, lui permettant de rester plein de vitalité.
          Dans le Zen Sōtō, le kyosaku est administré à la demande du méditant, qui incline la tête et joint les mains en gassho, et présente ensuite chaque épaule l’une après l’autre. Dans le zen Rinzai, l’usage du bâton est à la discrétion de l’Ino, qui a la charge de la salle de méditation. Ce n’est pas une punition, mais un moyen de réveiller et revigorer le participant qui peut être fatigué après plusieurs sessions de zazen.
          Parmi les écoles bouddhistes, seul le zen utilise le kyosaku.

          Dans les sesshin de Eric Rommeluère il n’y pas « en général » d’utilisation du Kyosaku, voici ce qu’en dit Kôshô Uchiyama, disciple de Kodo Sawaki :

          La raison pour laquelle nous n’employons pas le kyôsaku est qu’ainsi chacun devient entièrement son propre et véritable « Moi ». Puisque zazen signifie ici « laisser tomber les pensées » et, face au mur, n’être rien d’autre que « soi-même », nous le ressentons comme un temps interminable et terriblement ennuyeux. Mais si le kyôsaku passait de l’un à l’autre, il deviendrait une sorte de jouet et les participants chercheraient à « jouer » avec lui. Par exemple, un des adeptes, tranquillement assis, voyant venir le kyôsaku, penserait :

          « Regardez bien ma posture! N’est-elle pas exemplaire! Il n’y a aucune raison de me frapper avec le bâton » ; ou bien « Ah! ces heures d’après-midi sans fin! peut-être que de recevoir un coup de kyôsaku me rafraîchira un peu! »

          Ici, le bâton d’exhortation serait devenu un jouet.

          En y regardant de près, toute notre vie paraît être une recherche de jeux et de jouets. Cela commence déjà après notre naissance ; le premier jouet est le biberon ; plus tard, ce sont des poupées et des ours ; lorsque nous sommes plus âgés, nous nous intéressons à des jeux mécaniques, à des appareils photographiques et à des voitures ; pendant l’adolescence, c’est l’autre sexe ; plus tard, des études et des recherches, des compétitions de toutes sortes et le sport. Tout cela ne signifie rien d’autre, finalement, que des jeux. Jusqu’à notre mort, nous échangeons un jouet contre un autre et toute la vie n’est autre qu' »activité de jouer ».

          Notre zazen, par contre, est la réalité de vie. C’est le Moi seul qui devient son propre véritable Moi. Ici, il n’y a plus de jouets. Il arrive ce qui arrivera avant l’instant de notre mort, lorsque tous les jouets disparaîtront. Même en faisant zazen, nous cherchons toujours et toujours un jouet, du moins pour le moment. Dès que le kyôsaku s’approche, il devient un jouet et le Moi n’est plus le Moi. C’est pour cette raison que nous renonçons au kyôsaku pendant le sesshin.

          Mais que faire si nous commençons à somnoler pendant nos sesshin d’Antaiji ? Finirons-nous par nous assoupir sans le kyôsaku qui sert à réveiller les gens fatigués ?

          Ceci n’est pas à craindre car personne ne dormira tout au long des soixante-dix heures d’un sesshin de cinq jours. Cela dépend uniquement de vous : faites du zazen aussi bien que possible. Il ne faut pas que vous vous sentiez contraint. C’est une pratique qui dépend uniquement de vous.

          Bon week-end à toi aussi

          1. alors là je suis sur le ….
            des coups de bâton !!!!!!!!!!!!!!!!
            heureusement que tu m’avais jamais parlé de ça quand tu m’as parlé de zazen sinon c’est sûr que j’y aurais été hostile à jamais !

            1. Comment faire un blog nommé zen pour les nulles et ne pas connaître le kyosaku ? 😆
              Notre vision de Guignol avec son bâton entre les bras (il est où le gendarme les piti zenfants ? -marionnettes du siècle pour racailles de l’antépénultième siècle au jardin d’accilmation !-) pour bastonner le méchant ressurgit obligatoirement la première fois qu’on peut entendre parler du kyosaku.
              Mais ici il n’est pas question de bastonnade, mais au pire de réveil au mieux d’éveil.
              Comme je le marquais dans le précédent article , le kyosaku n’est en général pas utilisé dans les sesshin d’Eric Rommeluère et pas utilisés dans notre groupe local (je serais bien incapable de l’utilisé). Car toute institutionnalisation d’un rituel devient bien souvent une fin en soi ce qui parait bien éloigné de la pratique de zazen qui est au contraire ouverture sur les possibles de l’instant

              Bises

              1. je me permets de te faire remarquer humblement que « Zen pour les nulles » est mort et a laissé la place au blog d’Ambre
                Ne mériterais tu pas un coup de kyosaku pour ne pas y avoir porté attention ;D
                Ceci dit, tu fais un judicieux parrallèle avec le bâton de Guignol, qui a toujours autant de succès aujourd’hui, en tout cas si j’en juge par l’intérêt de mes petits-enfants,car pour ce qui me concerne déjà qd j’étais toute petite.. cela réveille trop de … choses, et certainement pas l’éveil
                🙂
                Belle semaine à toi Frédéric

                1. Mort ? Son adresse est toujours bien vivante, même si en effet la bannière a changé 😉
                  Le kyosaku n’est pas un bâton de « vengeance » ou de « correction », simplement une aide
                  et mon corps souffre assez continuellement sans avoir à recevoir de coups 😉

                  Bises

  10. Tiens, cela me rappelle une histoire en yoga. Un jeune vient trouvé un vieux gourou, et lui demande de lui apprendre à ne plus rien ressentir. Le maître donne son accord, puis lui met un grand coup de baton. Ensuite, il lui donne des corvées terribles. Cela dure des jours, entre les coups de baton et les corvées. Puis un jour, le jeune vient et dit qu’il ne comprend pas… Le maître lève son bâton…Et le jeune s’écarte. Alors le maître lui dit, tu commences à comprendre. Heu, à notre époque, j’appelle la protection des mineurs. 😉
    A bientôt

  11. Je ferais remarquer que le Kyosaku, pose question… ? En fait dans l’endroit où je pratiquais le Zazen, il était demandé… On n’offrait pas des coups comme cela, gratuitement, ou sadiquement. On payait par la demande, par un acte masochiste de demande. Non sans rire, en plus la personne qui frappe, doit taper sur un endroit particulier, énergétique. Cela permet de réveiller l’énergie, et de refaire circuler le sang. Je fait un parallèle à la flagellation des nordiques dans la salle de bain chaud. Mais, je me demande si cela n’est pas l’évitement de faire un massage du dos, qui pouvait pas bien passer entre moines dans le temps et surtout dans un endroit de receuillement ou méditation. Les doigts remplacés par le baton, la rotation par la frappe efficace. Tout cela vers une sobriété très zen… même dans la violence. Mais une réfléxion que nous avons tous, c’est l’acte, même de manière humoristique fait resurgir un acte violent dans nos souvenirs.

    1. Il n’y a rien de sadique heureusement 😆
      tout dans le zendo prête à développer la compassion
      En effet dans le zen soto, le kyosaku est demandé pour réveiller l’énergie
      Sinon ils ont quand même au Japon le Shiatsu ! 😉

      chaleureusement et merci de ton commentaire Franck

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