Le jugement dernier


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Cartoon translated to english by Jean-Claude Maitre cómic traducido al español por Roberto Poveda Comics traduzidos em português por Conceição
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« Pénétrer la Voie n’est pas difficile, Mais il ne faut ni amour, ni haine, ni chois, ni rejet. » Sôsan.

Zem est publié toutes les semaines sur le portail international du bouddhisme : Buddhachannel

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Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.

LIEN COURT

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48 réflexions sur “Le jugement dernier

  1. Il est souvent préférable le « Comment » je m’en sers (de ce choix de la conjoncture qui me parait si différent du mien, que le « Pouquoi ».
    D’ailleurs souvent leS réponses aux « pourquoi » apparaissent dès que l’on a trouvé et appliqué le « comment ».
    En ce qui concerne le jugement, pour la raison du coeur évoquée, bravo et merci.

    1. Bien d’accord avec cela, on peut même parler de chercher le « pour quoi », c’est à dire le « à quoi cela me sert » réellement plutôt que le « pourquoi »
      Suivant les modes de recherche on trouvera toujours une réponse au Pourquoi, et elle sera toujours différente, toujours juste probablement, mais sans utilité.
      Il m’est arrivé très souvent dans ma profession d’accompagnement d’avoir des personnes qui arrivaient en expliquant pourquoi elles allaient mal, alors je leur disais « bon vous savez pourquoi, donc tout est réglé »
      évidemment tout restait à régler, car à quoi servait ces comportements et comment faire autrement pour que « cela leur coûte moins cher » personnellement

      chaleureusement

      frédéric

  2. « Demeure en toi-même, observe toi avec un intérêt alerte dans ta vie quotidienne, avec l’intention de comprendre au lieu de juger, en acceptant sans réserve tout ce qui peut émerger, parce que c’est là » Nisargadatta Maharaj.

    Ça arrive à point. Car aujourd’hui un événement vient de me bousculer. Et me voilà en mode « résistance ». Et là je viens de lâcher prise. Oui, c’est arrivé, c’est là.

    Merci Lung Ta !

    Votre site est une bouée pour moi ces temps-ci car depuis quelques années des événements dramatiques sont survenus. Je suis ébranlée. Souvent j’ai trouvé ce dont j’avais besoin de lire en venant chez vous.
    Je ne veux pas céder au découragement.

    Merci de votre générosité.

    Marso

    1. Bernard Leblanc-Halmos dit : « Doit-on épouser la situation ? Oui, mais en justes noces. »
      c’est de l’humour, mais c’est aussi que ce qui nous arrive est la seule chose qu’on peut vivre
      il n’y a pas à réagir mais bien à agir
      c’est par l’action juste, le wu-weï (non-agir) que nous pouvons exister dans l’instant, et cette action juste ne veut pas dire que nous ne fassions pas des erreurs, mais que nous les assumions a priori et postériori comme faisant partie de notre chemin.
      Il peut y avoir ds moments de découragement, mais se dire, que cela aussi passera, et repartir

      bon courage à toi Marso

      chaleureusement

      frédéric

  3. ne pas juger, tenter de comprendre mais comprendre ne veut pas dire approuver,être d’accord et je crois que c’est parce qu’on mélange ces deux termes que l’on a tant de résistance et que l’on s’empresse de juger

    1. Absolument, c’est par la possibilité d’exprimer exactement ses besoins et de savoir que tous ne trouveront pas une réponse, que nous pouvons nous affronter à la différence dans le dialogue

      chaleureusement

      frédéric

  4. c’est une excellente raison, et d’autant meilleure que Zem « écoute ses émotions » : n’est-ce pas ce dont on lui rabâche les oreilles ???????? 😉

  5. PS c’est bizarre, j’ai l’impression que mon avatar avec les cheveux dans tous les sens (ai-je jamais eu des cheveux dans tous les sens?) et cet air quelque peu ahuri (franchement, ça peut pas être moi c’est clair) a changé ..
    alors :
    – soit il a réellement changé
    – soit c’est mon regard sur moi qui a changé
    – Dans tous les cas, ça empêchera pas la terre de tourner ..
    ;D

  6. Zem et l’évidence. D’une certaine façon, il a raison. Je m’interdis souvent de juger les gens que je n’aime pas : ce ne serait pas équitable. Mais des fois, je n’aime pas ce font des gens que je ne connais pas, alors je les juge, et je ne les aime pas, et j’oublie que ce n’est pas équitable, et puis je les oublie, et ils n’ont jamais su que je ne les aimais pas et je ne m’en souviens même pas. Tout ça pour ça !!! 😀

    1. En fait c’est un peu complexe.
      Par exemple on pourrait se dire qqn qui tue un animal, on peut ne pas aimer cela (of course) et donc juger la personne comme une « tueuse » voir agir contre ses actes pour l’empêcher de nuir. Aurait on tort ? Serait on dans du jugement ?

      En fait chaque humain a une vie faite de difficultés (et de plaisirs 😉 ) et de souffrances, en fonction de celles ci il va avoir des comportements qui peuvent être violents, ou désagréables et si ceux ci viennent à choquer notre cadre de vie, voir l’agresser, il n’est pas anormal de réagir pour éviter qu’une personne soit violentée (ou nous -même) et qu’une personne devienne violente, l’important est comment nous allons le faire dans l’esprit
      Cherchons nous à la casser, la violenter à notre tour, la rabaisser
      ou au contraire,cherchons nous à ne pas utiliser la violence, tout en usant de force pour imposer un respect qui ne soit pas la loi du plus fort, auquel cas nous le faisons dans l’espoir que la pesonne comprenne, qu’elle puisse cesser et en tout cas avec un état d’esprit qui cherche àla conscientiser, à l’élever (au sens opposé à « rabaisser »)
      bon je ne sais pas si j’ai été clair ???
      je l’avais dit c’est complexe 😉

      bises

      frédéric

      1. La violence est parfois le dernier recours, pas forcément violence physique. Quand un enfant refuse de faire une chose indispensable, et sur laquelle il est lui-même d’accord, mais qu’il continue à refuser, alors la décision de passer outre peut être très violente, pour l’enfant et pour le parent. C’est un exemple que j’ai vécu avec une de mes filles. J’en ai été malade, mais elle a bien réagi, avec sagesse (pas la sagesse de l’enfant « sage », celle de la compréhension) après pas mal de pleurs. C’était une horreur à vivre et ça m’a laissé une cicatrice, si je puis dire. Mais quand on a tout essayé, il ne reste que cela, ou la démission. Et je ne démissionne pas.
        Mais j’aime pas ça. Et que ce soit haut ou bas n’est pas la question. Dans le cas que je cite, la question était que j’étais responsable, que c’était à moi de faire en sorte que l’enfant grandisse, par n’importe quel moyen, et quoi qu’il m’en coûte. Quand la douceur et la patience ont échoué, il ne reste que l’inverse.

        1. La violence peut en effet être le dernier recours, c’est toujours un échec, mais nous ne trouvons pas d’autres choix, il faut l’assumer
          ce que tu cites (que je ne connais pas, mais j’ai d’autres situations vécues similaires, en tant que père de 4 filles 😉 ) n’est peut être pas de la violence, mais de l’usage de la force
          c’est important de faire la différence, sinon nous tombons dans un « pacifisme » inactif (dit « bêlant »)
          La vie est faite de rapports de force, il ne faut pas le nier
          Mais soit ces rapports de force créent de la vie ou maintiennent la vie, soit ils cherchent à nier ou supprimer la vie
          dans ce dernier cas on peut parler de violence (ce qui nuit à la vie)
          cette violence peut être physique (on cherche à blesser ou tuer)
          mais elle peut être aussi psychologique (on cherche à rabaisser, à nier l’autre)
          maintenant un exemple simple concernant l’usage de la force dans l’éducation, comme dernier moyen de recours
          Je prépare mon enfant à aller dans la rue, je lui explique les dangers etc…
          au dernier moment au bord du trottoir il traverse sans regarder, une voiture arrive
          il est trop tard pour reprendre l’explication des dangers, il y a eu un échec dans la préparation (mais la vie est un jeu d’échecS parait il 😉 ) mais dans l’instant je vais AVEC FORCE prendre l’enfant par le col et le ramener fissa sur le trottoir et cela pourra paraître assez violent en tout cas sans ménagement
          mais bien sûr qu’il n’y a aucune violence contre l’enfant intrinsèquement
          on peut le voir avec des exemples plus complexes comme une enfant anorexique, on peut faire tout ce qu’on veut, l’anorexie mène à la mort, il y a un moment si on ne « sait » plus on emmène de force l’enfant à l’hôpital qu’il veuille ou pas
          etc…

          bises

          frédéric

          1. En somme, tu dis que ce qui sépare l’usage de la force de l’usage de la violence, c’est l’intention : la force peut aider, protéger et sauver, la violence porte volontairement atteinte à l’autre. Alors d’accord. Je ne suis pas violente. Il m’arrive d’aider d’aider les gens de façon très énergique ! 😉

            1. Non ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, si jamais j’ai dit cela
              Dans le bouddhisme il y a la Vue, la Méthode et le Fruit
              Il faut déjà avoir l’intention de faire le bien des personnes et en cela d’être à leur écoute. Bien sûr « faire le bien » d’une personne dont on est responsable, comme un enfant, n’est pas la même chose que d’une personne adulte, pour laquelle on ne pourra JAMAIS faire le bien contre elle (seuls les systèmes totalitaires et ceux qui les mettent en place pensent cela, c’est d’ailleurs en quoi in fine le système libéral est totalitaire il me semble). Pour l’enfant nous avons à rendre réponse de nos actes (responsable) devant lui en tant qu’adulte et devant la société, nous devons donc prendre des décisions qui sont légitimes en fonction du cadre sociétal et de nos valeurs
              La Méthode est basée sur la compassion, qui est la compréhension de la souffrance des êtres vivants, et sur la sagesse, qui est au delà des ego
              Le Fruit est l’obtention de cette sérénité pour tous les êtres

              La Violence c’est nier l’autre, dans son intégrité physique ou / et morale
              on peut donc vouloir le bien de l’autre et être violent, si on nie ce qu’il dit, pense, souhaite. C’est par exemple le cas dans certaines institutions pour personnes âgées où on va faire « ce qui est bien pour eux » et dont les personnes seront considérées comme des « objets » jamais écoutées dans leurs différences

              ce qui sépare donc la Force de la Violence, c’est l’intention, l’action et le résultat.

              bises

              frédéric

  7. ce qui est complexe, c’est que tout le monde n’a pas les mêmes valeurs, et à partir de là, les mêmes jugements
    Pour rester sur ton exemple de quelqu’un qui tue un animal, il y a ceux dont c’est le métier (puisque dans notre société nous mangeons de la viande) mais dans cette même société il y a les végétariens et les végétaliens qui peuvent je suppose juger défavorablement ceux qui mangent de la viande donc le fait de tuer des animaux donc ceux qui les tuent
    Or, on sait que depuis la nuit des temps les humains tuent des animaux pour se nourrir
    Il y a encore ceux qui tuent « pour le plaisir » comme dans la chasse ou la pêche où on mange rarement tous les animaux qui ont été tués
    Alors sur ce seul petit exemple, il y a déjà plein de critères à évaluer
    qui peut se permettre d’évaluer ?
    surtout que notre sensibilité (notre façon de réagir face à un acte ou à une personne qui commet un certain acte) fluctue, elle aussi, suivant un tas de critères
    Alors je ne parle même pas d’actes plus dramatiques..

    Bises à vous deux

    1. En effet c’est complexe, et c’est pourquoi je n’ai pas de réponse « toute préparée »
      ce que je disais, c’est l’importance de l’état d’esprit pendant l’acte, cherche-t-on à violenter, rabaisser l’autre, ou au contraire à le magnifier
      Ensuite on agit en « son âme et conscience » en toute responsabilité
      bises
      frédéric

    2. « juger défavorablement ceux qui mangent de la viande donc le fait de tuer des animaux donc ceux qui les tuent »
      Cela me rappelle, Ambre, la parole du Dalaï Lama : ne pas confondre l’acte et la personne. Et en parlant d’un certain chef d’Etat, il a ajouté : je n’aime pas ce qu’il fait, mais je l’aime bien.

      1. Oui, mais je pense que sa façon de penser « je l’aime bien » devait être au delà du « il est sympa » mais plus proche du « je le respecte en tant qu’être vivant »
        c’est d’ailleurs qq chose de très difficile de faire cette distinction dont tu parles très justement, c’est tout ce qui est lié à la vue Juste, à la Vacuité
        merci de ce rappel
        bises
        frédéric

  8. J’ai lu tous les commentaires à la suite les uns des autres.
    Je ressens que chacun a émis une part de ce qu’il a accepté comme « vérité » mais être capable de ne pas juger est une prouesse qui est à mon avis réservée à une rare élite qui a réussi à surmonter la dualité (ou alors au tout petit enfant encore au berceau ou au sein de la mère nourricière). Il est. Il ne juge pas. Et il ne se demande même pas s’il doit juger ou non.
    En tant qu’être humain ayant été élevée dès les premiers mois de ma vie (comme tout un chacun) par des adultes qui m’ont enseigné ce qui est beau, ce qui est bon, ce qui est moche, ce qui est mal, … (avec toutes les contradications possibles selon les adultes qui me « formataient » je crois que j’ai malgré moi pris ce pli de « juger », même si j’ai fait par la suite mes propres choix, défini mes propres « goûts ». Quand j’ai mal, je n’aime pas (je juge). Quand quelque chose (ou qqn) me fait plaisir : j’aime (je juge). Quand je croise quelqu’un dans la rue (à moins que je ne marche le nez baissé vers le sol complètement perdue dans mes pensées), je le vois et dès le premier regard je le juge (sur son apparence : beau, moche, (selon ‘mes » critères),grand, petit, chic, négligé,… et pourtant j’ai pratiqué plus de dix années de zazen, lu des dizaines (centaines?) de livres sur la non-dualité, le détachement, la nécessité de ne pas juger (ni les autres,ni ce qui nous arrive (si tant est qu’on puisse utiliser cette dernière expression – un autre débat d’idées). Malgré moi, et à moins d’être plongée totalement dans une réalisation (activité physique, ou créatrice, ou ménagère, où je suis « à fond » dedans), donc plongée corps et âme dedans, je juge… même si cela ne signifie pas que je condamne (attention, ne pas confondre), mais je classe, je range dans mes petites boites du cerveau bien déterminées : la boite « j’aime », la boite ‘j’aime bien mais… ‘ la boîte « j’aime pas du tout » la boîte  » il m’est totalement indifférent’ (où est l’Amour avec un grand A dans tout cela? L’acceptation de ce qui est sans jugement, en gardant une neutralité à toute épreuve ? Je me juge moi-même aussi (pas assez créé en ce moment, pas assez jolie aujourd’hui, pas assez travaillé ce soir, trop travaillé hier.., ah, pas mal ce matin… « j’suis nulle, j’y arriverai jamais.. » « ouais, génial, j’ai réussi! » Tout le temps je juge. Difficile d’être « zen », maître !! J’y arrive pas…. sniff!

    1. Difficile et pourtant certainement si simple.

      En tout cas j’apprécie tes derniers mots, dignes d’un ZEM : (je résume et reformule) : « Ne pas juger, je n’y arriverai jamais » Très bel humour 😉

      Quand nous mettons en boite, en tiroir, nous nous interdisons d’autres possibles, mais si nous nous accusons de mettre dans des tiroirs nous restreignons encore nos choix.
      En effet ne pas juger et ne pas condamner n’est pas pareil.
      De la même manière que « ne pas juger » n’est pas non plus vivre sur un nuage coupé de la réalité. Il faut toujours faire des choix, ce qu’on mange, ce qu’on fait, ce qu’on dit.
      On peut donc déjà se consacrer à des choix et des jugements qui favorisent la vie, qui permettent aux humains et à nous même de grandir plutôt que de rabaisser. Même le fait de permettre au Juge professionnel d’agir ainsi serait positif, si les lois et leurs moyens d’application, permettaient aux Juges de prendre des décisions contre les malfaiteurs, qui les aident à grandir, alors qu’enfermer en prison on le sait est la meilleur école pour être probablement encore plus en difficulté en en sortant.

      Ne mettons pas la barre trop haut, cherchons dans le quotidien à y mettre de la lumière, de l’amour, de la grandeur
      voir ici

      je t’embrasse

      frédéric

    2. Nous avons de réponses programmées, nous avons des pensées et des sensations. C’est biologique, et c’est aussi notre histoire. Parfois je me dis (non, en fait c’est tout le temps ) que je n’y arriverai pas… et je me dis alors que je fais peut-être fausse route. Laisser la biologie et l’histoire faire leur boulot, et prendre le large, car nous avons ça aussi. Regarder en face une pensée bien mauvaise, au lieu de la fuit, et voir que ce n’est qu’une pensée. C’est juste une pensée, produit de ma biologie et de mon histoire, et je suis vivante. On ne va pas en enfer pour une pensée, non ? En fait, je trouve les mauvaises pensées fascinantes. Après tout ce qu’on m’a inculqué, avec toute la culpabilité qu’on se traîne dans ce secteur du monde, avec toutes mes aspirations à être meilleure… Arf ! des fois, quand je me plante devant une mauvaise pensée comme on se plante devant un tableau au musée, j’ai envie de rire : de moi, du monde, de toute ces gesticulations qu’on fait sans raison.

      1. Je ne sais pas pourquoi on va en enfer, si ça se trouve nous y sommes déjà 😆
        ce qui est programmé ne peut il être déprogrammé ou/et reprogrammé ?
        Nous sommes en effet fait de pensées, d’émotions et d’actions, le tout est lié et nous pouvons agir sur chacun de ses points pour modifier les autres et l’ensemble
        c’est important, je crois aussi, de pouvoir regarder en face toutes nos pensées, de prendre ce recul aussi, l’humour est une aide en effet, et essayer de nuire à soi même et aux autres le moins possible
        tout un programme de vie
        un programme de l’instant 😉

        je t’embrasse

        frédéric

  9. Nous saisissons la vie d’un regard,
    Ce regard part de nous.

    Chaque fois que nous observons comment nous l’avons posé
    Nous lui donnons plus d’ampleur.

    1. Je ne sais pas si c’est de l’ampleur, ou ce que tu entends par ampleur, pour moi l’ampleur est une question d’ouverture, de largesse, de grandeur (ample) et serait donc plus motivée par notre désir, notre croyance sur le monde, la façon de le voir
      mais je suis d’accord qu’il est important d’être vigilant à ce regard, observer comment nous le posons, ce qui revient à conscientiser chaque instant
      Merci à toi

      je t’embrasse

      frédéric

      1. Je voulais exprimer ceci :
        chaque fois que nous observons comment nous avons posé notre regard
        nous modifions notre façon de voir le monde, nous conscientisons quelque chose et l’intégrons dans notre pas.

  10. « Demeure en toi-même, observe-toi avec un intérêt alerte dans ta vie quotidienne, avec l’intention de comprendre au lieu de juger, en acceptant sans réserve tout ce qui peut émerger, parce que c’est là. »
     » comprendre et accepter » : il y a la compréhension, et dans le meilleur des cas il peut y avoir l’acceptation, mais tant qu’elles ne sont qu’intellectuelles, je crois, en tout cas d’après ce que je vis, que ce n’est pas suffisant
    Comment aller au delà ? aujourd’hui je ne sais pas

    1. Tu as tout à fait raison comprendre n’est pas accepter et n’est pas suffisant.
      j’ai souvent eu l’occasion de voir dans mon travail d’accompagnement, des personnes arriver me racontant leur vie, les difficultés avec leurs parents ou autres avec toutes les réponses possibles aux pourquoi.
      Je leur demandais alors, malicieusement, ce qui faisait qu’elles venaient me voir puisqu’elles savaient pourquoi elles allaient mal. Et ensuite on pouvait laisser tomber le pourquoi et rentrer dans le à quoi ça sert et comment faire.

      Mais la citation de Nisargadatta Maharaj ne dit pas qu’il faut comprendre pour accepter, mais le contraire.

      Elle dit qu’au lieu de juger il vaut mieux avoir l’intention de comprendre. (voir ma réponse ici sur la façon dont nous inventons la réalité ou le texte de Lilou sur l’observation du regard qu’on pose)
      et comment nous pouvons arriver à cela ?
      Nisargadatta Maharaj nous dit en acceptant tout ce qui émerge, puisque c’est là (donc pas d’autres réalités possibles dans l’instant)

      Accepter, permet de comprendre, non pas obligatoirement les pourquoi mais le fait que cela ne peut être autrement puisque c’est ainsi
      Maintenant que faisons nous ?

      je t’embrasse

      frédéric

  11. Comprendre peut se voir comme  » prendre avec soi  »
    Accepter ce qui émerge va dans le même sens il me semble.

    1. Comme je le disais c’est différent si on les sépare, si prendre avec soi reste seul, cela sera centré sur une vision de soi-même
      si nous acceptons ce qui est comme cela est, nous pouvons entrer dans une compréhension élargie
      Dans le bouddhisme on dit qu’il faut deux ailes à un oiseau pour voler, la compassion et la sagesse. Je dirais de la même manière que c’est la sagesse de l’instant qui nous ouvre à une compassion vis à vis de nous même, au delà des jugements habituels que nous nous portons.

      je t’embrasse

      frédéric

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