A mes débuts dans la bande dessinée, je travaillais tout à fait classiquement, crayonnés & encrage sur papier à dessin & mise en couleur sur calques par dessus.
Puis il y a quelques années j’ai commencé à publier sur le net. Ce fut “Zafou, le pingouin zen” (aux alentours des années 2000). Je dessinais toujours sur papier mais je scannais et commençais l’apprentissage de la couleur numérique.
Puis lors de la création de mon blog Lung Ta Zen j’ai créé Zem le petit moinillon zen, toujours en dessin sur papier, scanné et mis en couleur avec le logiciel Paint Shop Pro.
J’ai en même temps commencé une BD, aventures de Chrétien de Rosacruz, de la même manière
On peut la voir ICI
La mise en couleur était plus sophistiquée, avec différentes couches suivant les ombres, les lumières
Enfin j’ai eu envie de faire toute la BD entièrement d’une manière numérique & pour cela emprunter la technique vectorielle en utilisant The Gimp (logiciel libre, car depuis je suis passé à Linux) & je suis en train d’apprendre à me servir du logiciel de vectorisation Inkscape
Les idées viennent le plus souvent des enseignements (ceux de Eric Rommeluère sont largement mis à contribution, merci Eric
) reçus ou lus ou tirés de situations de la vie quotidienne. Je note tout sous forme de croquis vite faits, sur des petits carnets en moleskine qui m’accompagnent.
Il m’arrive le plus souvent de refaire une esquisse des personnages que je scanne
et ensuite je vais recréer le personnage sous forme de vecteurs. Les vecteurs sont des droites qui sont déterminées par les tangentes de points définis sur ces courbes (extrémités et autant de points que l’on souhaite sur la ligne). On va agir avec des “poignées” pour modifier ces courbes.
Après on va pouvoir tracer les traits suivant ces lignes
et sélectionner une “zone” que l’on pourra mettre en couleur
Chaque personnage est sur un calque différent, ainsi que les les décors.
A la fin tout est “écrasé” pour faire un seul dessin.
Les copies d’écran ci-dessus sont celles du logiciel libre The Gimp que j’utilisais au début. C’est un équivalent libre du logiciel Photoshop. Mais si on peut travailler d’une manière intéressante des dessins vectoriels, il n’est pas conçu pour cela.
C’est pourquoi j’utilise maintenant le logiciel libre de dessin vectoriel : Inkscape (l’équivalent en libre d’Illustrator)
de la même manière je pars d’une première esquisse sur papier :

J’importe ensuite ce dessin dans Inkscape. Comme je travaille sur des calques qui se superposent, je vais mettre le crayonné au dessus de tous les calques et je vais en diminuer l’intensité pour voir au fur et à mesure les dessins que je vais faire dessous :

Je vais dessiner très rapidement (avec la souris) le corps de Maître TSé par exemple :

Le dessin vectoriel est fait de lignes qui sont définies par des points et des tangentes. Il suffit donc de déplacer ces points, en créer d’autres, en supprimer, et de modifier les tangentes pour trouver les bonnes courbes. Le tout se faisant en saisissant à la souris les différentes poignées à disposition :

Si on compare un dessin matriciel (comme les dessins .bmp ou .jpg) ici à gauche, avec un même dessin vectoriel (à droite) :

quand nous allons les agrandir, il sera manifeste que le dessin matriciel va perdre de plus en plus de sa netteté pour laisser apparaître de plus en plus un dessin crénelé avec les pixels apparents (à gauche) alors que le même dessin en vectoriel, dans n’importe quelle taille restera lisse, puisqu’il sera toujours défini par des points et des tangentes :

voilà ce que redonne le corps de Tsé retravaillé :

Pour la couleur intérieure, ici c’est un léger dégradé, que l’on travaille avec autant de couleurs qu’on souhaite :

toujours avec des poignées on peut déplacer et orienter ce dégradé linéaire ou circulaire, comme on veut :

Pour éviter ce côté “dessin industriel” je vais mettre des pleins et des déliers sur les traits extérieurs. Pour cela je duplique le corps et je transforme le tour qui est un trait vectoriel en trait vectoriel avec épaisseur, et je peux donc, toujours avec les poignées faire varier son épaisseur comme je le veux :

comme je conserve en mémoire sur mon ordinateur tous les dessins que je fais, je peux même éventuellement repartir d’un précédent dessin, s’il peut convenir tel quel, ou parce qu’il faut peu de choses pour l’adapter. Ainsi j’ai des bouches, des bras etc… pour chaque personnage :

par exemple, ici je vais prendre des bras que j’ai déjà créés pour un autre gag de Zem :

Je les glisse sur le calque dans Inkscape :

Je vais adapter leur taille et bien les positionner :

et je vais les passer sous le corps (car ici Maître Tsé nous tourne le dos) :

voilà ce que cela donne en rendant invisible le crayonné :













































j’ai un petit peu de mal à comprendre la procédure..
En tout cas le résultat est probant !
Je vais essayer la technique avec le logiciel que je possède CorelDRAW.
Merci !
j’adore, j’adore et j’adore!!! pour quand des petits dessins animés, sur le sujet?