(cliquer pour agrandir)
S’il est une question dont la réponse est toujours la même si on la pose à un dessinateur de B.D., c’est bien celle de « quand avez-vous commencé à dessiner ? », la réponse étant toujours « déjà tout petit dans les marges des mes cahiers d’école… »
Je ne déroge donc pas à la règle, à part que peut être je dessinais plus sur les pages des cahiers de brouillon.
Chez ma grand-mère j’avais pu découvrir les vieilles B.D. de Zig & Puce & Alfred d’Alain Saint-Ogan, qui me marquèrent.
Si la profession de dessinateur de B.D. se « dessinait » à l’horizon, la rencontre de ma compagne me fit abandonner pour quelques années ce projet pour me consacrer à la création d’une famille nombreuse qui me tenait à coeur. Cela m’a permis d’emprunter la voie de nombreux métiers (métreur, dessinateur en bâtiment, conducteur de travaux, directeur de centres de vacances, conception assistée par ordinateur, ingénierie, assistant social, thérapeute familial…).
En même temps que des dessins, dans les marges de mes cahiers, je commençais à m’interroger sur le sens de la vie (Ca j’avoue que c’est moins courant chez un dessinateur de BD encore que… ). Ce questionnement me fit passer par différentes voies spirituelles jusqu’à ce que le destin, au cours d’un voyage touristique dans l’Himalaya, m’amène dans un ermitage où un lama me demande de rester pour me transmettre des informations très personnelles.
Ce lama (Lama Thupstan Wangchuk ) lors de cette rencontre et d’autres rencontres dans l’Himalaya où chez nous, m’introduisit dans le bouddhisme tantrique et me permit de rencontrer de nombreux maîtres. Nous avons créé chez nous un groupe de méditation appelé par Lama Thupstan : Tchenrezik Center, suite à la 1ère thangka qu’il nous apporta.
De nombreuses années après, quelques problèmes de santé et handicap, dont la perte de ma voix/e, m’ont amené à recentrer ma pratique sur la méditation silencieuse, c’est ce qui me permit d’entrer en contact avec Eric Rommeluère .
Grâce à cette rencontre nous avons pu mettre en place un groupe de Zazen sur Nantes & finalement de faire cette BD de Zem, grâce entre autres aux enseignements donnés par Eric.





























je regrette que tu aies modifié la mise en page, j’aimais bien les grands dessins..
Finalement, qu’on dessine des BD ou qu’on écrive, il semblerait que la passion nous vienne toujours lorsqu’on est tout petits n’est ce pas ?
je pense à ma fille par exemple (celle qui veut être comédienne) que j’avais inscrite aux cours de théâtre à 8 ans, en pensant que l’année d’après elle me réclamerait une autre activité .. heu, ben en fait l’amour du théâtre ne l’a jamais quitté
Mais comme tu le soulignes en te racontant ici, difficile la plupart du temps de pouvoir vivre de son art et d’assurer le quotidien.. il faut faire des choix
la vie serait (peut être ?) plus confortable si nous n’avions pas de choix à faire, mais tellement plus ennuyeuse !
Je pense en disant cela aux enfants qui sont tellement pressés de grandir pour pouvoir (notamment) faire leurs choix eux mêmes et ne plus dépendre de ce que leurs parents décident pour eux .. ne ressentais tu pas cela lorsque tu étais petit ?
Quant au fait de “pouvoir ne pas faire de choix” ben je ne sais pas si on peut ou si on ne peut pas, toujours est-il que parfois, ces choix que l’on a à faire, on ne les fait pas, autrement dit on ne jouit pas de la capacité dont on dispose à choisir, on laisse cette responsabilité aux autres … mais n’y-a-t-il pas un moment où s’exprime la petite voix, en nous, “de ce qui est fort” (pour reprendre ton expression), de ce qui est vraiment “soi” ?
Tu vois, cette question que tu te poses, je me la pose aussi
Bonne journée à toi
bon ben là ce que tu dis c’est un “karma dépouillé”
C’est à dire que prétendre que lorsqu’on ne choisit pas c’est que c’est NOUS qui donnons le pouvoir à l’autre
cela me semble beaucoup trop épuré comme formule
du fait que ça ne tient pas compte de tous les paramètres
En effet à partir de quel moment peut on dire : je choisis ?
Le non choix ne pourrait il pas être le choix pas forcément conscient, certes, de par exemple respecter une croyance familiale ?
Quant au pouvoir… mon Dieu qui des deux (moi ou l’autre) l’a vraiment ?
faut il se fier aux apparences ?
Bien à toi
je recopie toute cette partie de ta réponse :
) dans la bouche avec les divers acides salivaires pour pouvoir avaler ensuite et c’est cette “nourriture” qui nous permet de bouger
“Bien sûr que dans la vie il y a des moments où l’on a plus de choix que d’autres, que ces choix peuvent être plus ou moins douloureux, les choix qu’on a en camp de concentration ne sont pas les mêmes que ceux qu’on a dans le métro un dimanche à Paris
Les choix qu’on a en tant qu’adulte ne sont pas les mêmes qu’en tant qu’enfant (c’est d’ailleurs pourquoi la loi doit protéger les enfants jusqu’à ce qu’ils deviennent des adultes responsables, c’est à dire capable d’apporter entièrement réponse de leurs choix)”
parce que c’est exactement ce que je voulais dire en posant la question “à partir de quel moment peut on dire : je choisis ? ”
Merci de cette réponse
par contre je ne saisis pas très bien le début de ton commentaire ..
L’étape “ruminage” n’est-elle pas nécessaire ou tout au moins plus ou moins suivant les personnes, avant qu’on puisse “passer à autre chose”
un peu comme on mastique longuement (ou en tout cas on devrait
Mais là non plus ce n’est pas pour tout le monde pareil sinon il n’y aurait que des Gandhi ce serait chouette
J’ai des difficultés à m’exprimer mais j’espère avoir pu faire passer l’idée générale
Je te souhaite une bonne journée
salut,
Et merci de partager, j’aime bien vous lire.
je résume:
on peut dire “je choisi” quand on a le choix et que l’on sait faire . ( wha lui !!! )
et pour mastiquer il faut des dents…
sur ce je vais dessiner.
Paix et fraternité
Laurent