“Pensées sans penseur” Mark Epstein

9 06 2009

Tous les dessins de ce site “Zem apprenti maître Zen” sont mis à disposition par leur créateur Frédéric Baylot selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. Pour toute publication sur un site ou blog Web, ou pour obtenir des autorisations au-delà du champ de cette licence merci de me contacter.

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Cartoon translate by Jean-Claude Maître

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cómic traducido por Roberto Poveda

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21 réponses

9 06 2009
ambre

il y a quelque chose d’encore plus compliqué que de penser, c’est de penser qu’on doit arrêter de penser..
je me suis aperçue par exemple que lorsque je nage, je compte. Je compte mes brasses. Quand je m’en suis aperçue, je me suis dit : il faut que je nage quand je nage.
J’ai donc essayé de ne plus compter en nageant, mais dès que je n’y pense plus, le comptage revient automatiquement.
Conclusion : il y a quelque chose qui résiste en moi, et ce quelque chose me déprime (au sens littéral : me tire vers le bas).
Peut être est ce cela, la peur ?
j’ai toujours été “tenue” ce système de comptage en est un exemple, il (me) pose des limites
d’ailleurs faire des longueurs de piscine c’est très symbolique, arrivée au “bout” je recompte à partir de 1
je ne vais pas “au delà”
C’était la grande philosophie du jour
Bonne journée à toi

10 06 2009
lungtazen

Bon en méditation on peut aussi utiliser le comptage
Ce qui est conseillé c’est d’aller jusqu’à 10 et à 10 de recommencer
mais en fait il y a une autre consigne qui va de pair : c’est que dès qu’on perd la conscience de ce comptage, on retourne à 1
j’en connais qui du coup comptent comme cela : 1 1 1 1 1 1 1 11 :lol:
en fait dans la méditation si on peut ne pas mettre de pratique, de revenir au corps qui lui nous ramène ipso facto au présent, puisqu’il ne peut être ailleurs, c’est bien
bon même la brasse coulée permet d’avancer ;)

9 06 2009
Mifa

Peut-être que tu pourrais essayer l’inverse… ne pas recommencer à 1 mais continuer… Enfin, je dis ça… c’est stratégique : ne pas attaquer l’ennemi sur son propre terrain ! ;-)

9 06 2009
Muttifree

A te lire, Ambre, j’en viens “à penser” qu’il n’est peut-être pas aussi important que ça que tu comptes, ou ne comptes pas, tes brasses. Qu’importe le processus, l’important n’est-il pas que tu nages, tout simplement, puisque tu le désires.
Laisse nager ou plonger, le comptage…
Cela dit, la réponse de Mifa m’apparaît très judicieuse…
Belle journée à tous.

9 06 2009
Arthémisia

Cela me fait penser à ce que je fais désormais pour m’endormir.
Ne riez pas: jadis je comptais banalement les moutons…Cela ne m’apportait rien, en tout cas pas le sommeil car en plus je mettais une image mentale sur chaque mouton. Imaginez le tableau! Je finissais avec un super mal de crâne.

Aujourd’hui, je m’allonge à plat dos, les paumes tournées vers le ciel, et les pieds vers l’extérieur. En fait je me fais la plus plate possible, la plus ouverte possible au sommeil (c’est ainsi que je le visualise). Toute la surface de mon corps se trouve en état de réceptivité et j’essaie que pour ce qui se passe dans ma tête, ça soit pareil : je chasse loin (là aussi c’est totalement visuel) les pensées, je les rejette le plus possible en bordure de mon crâne, même peut-être par mes oreilles, mes pores, le long de mes cheveux…. (je vous entends vous marrer!!!) et j’essaie de laisser le plus de place possible à l’intérieur pour accueillir l’endormissement, comme si je voulais libérer un grand bol de toutes les “cochonneries”, de tous les parasites qui y trainent pour pouvoir y déposer quelque chose de précieux. Je fais de moi un nid.
Et je ne m’aperçois même pas quand le sommeil y vient.

10 06 2009
lungtazen

C’est en effet deux faces d’un processus :
soit d’une manière volontaire on va occuper l’esprit à qq chose de précis pour éviter qu’il ne divague et empêche de dormir, on compte les moutons, mais dans la réalité c’est différent bien souvent, comme tu le dis on met une image mentale, et encore bien souvent on part ailleurs avec cette image mentale
soit on ne fait rien et on s’ouvre
en fait c’est pareil en méditation
sans dormir :lol:

9 06 2009
Emilie

Bonjour!
Pour ma part, lorsque j’ai rencontré cette difficulté qui était de me dire incéssament, “ne pas penser, ne pas penser…” cela prenait tout le terrain de la méditation, j’ai appris un peu plus tard qu’il me fallait lacher, et observer, comme si le grand penseur regardait le petit penseur, l’esprit observe l’ego.
On ne peut s’arreter de penser il me semble, mais on peut voir ce que l’on pense et observer dans un calme et une tranquillité, observer dans l’expir. Et ressentir, ressentir le vivant en nous, dans un calme et ressentir cet amour enfin qui est en nous dans cette tranquillité.
Bonne journée à vous!
Emilie

10 06 2009
lungtazen

En effet Emilie, Zem et Tsé auront l’occasion de revenir sur le mythe de arrêter de penser

9 06 2009
shandora

mdrrr! bien vu! je viens juste de traduire une vidéo de Mooji ou il explique ça…quand on se bagarre avec les pensées…ça ne marche pas! faut juste les ignorer….(facile, non? mdrrrr!)

10 06 2009
lungtazen

très bien ce qu’il dit :)

9 06 2009
ambre

l’image mentale des moutons d’Arthémisia m’a fait exploser de rire ! comme moi j’ai le problème inverse ( je compte en nageant mais je n’ai aucune difficulté d’endormissement) à partir de maintenant je vais visionner des moutons avec chacun une image mentale pour dormir moins ;D
PS pour Mifa : ça ne marche pas de “continuer” à compter, j’ai déjà essayé ! ca m’embrouille et le temps que je réalise, je coule ! ;-)

9 06 2009
ambre

@ Mutti
si, c’est important pour moi que je ne compte plus mes brasses, puisque j’ai la sensation de ne pas profiter pleinement de la nage.. en fait c’est le reflet de tout ce que je fais dans ma vie, quasi tout : toujours contrôler :-(

10 06 2009
lungtazen

Peut être est ce cela, la peur ?
demandais tu dans un autre commentaire
la réponse est ici ;)

9 06 2009
ambre

@ Arthémisia
la position que tu décris est une posture que je faisais en yoga..

9 06 2009
Anne Marie

Se laisser ETRE…

10 06 2009
lungtazen

:)

10 06 2009
Mifa

Je me souviens de quelque chose lu dans mon enfance, à l’école. Un gamin ordonne aux nuages : allez à droite ! Les nuages, imperturbables, continuent à aller vers la gauche. Alors le gamin : Allez à gauche ! Et cette fois, les nuages obéissent…

11 06 2009
lungtazen

Changement d’adresse = changement d’images sur le blog, mais c’est encore un petit sapin rose :lol:
Merci pour ton histoire, c’est un peu les conseils du Roi du Petit Prince

11 06 2009
Mifa

“sapin rose” : Est-ce que ça veut dire que pour moi c’est toujours Noël ??? ;-D
Cette histoire me paraît surtout donner les limites du problème. On ne peut pas commander aux nuages… (mais on n’est pas obligé de les suivre)

24 06 2009
Anne Marie

Matin serein
J’installe le tapis face au soleil
Je me pose
Les pensées passent …repassent .
Puis se calment
Au loin un chien aboie
Tout près les oiseaux s’en donnent à cœur joie
Les abeilles passent près
J’inspire la vie
Le calme s’installe …

25 06 2009
lungtazen

Merci Anne-Marie pour ce beau texte vécu :)

Je fais pareil devant la table à repasser, et les pensées passent et repassent mes chemises
très pratique :lol:

je t’embrasse et te laisse au plaisir de ton petit paradis terrestre !

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